Le parfum du bonheur est plus fort que la pluie – Virginie Grimaldi

Résumé

« Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au jour où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis. Avec une extrême sensibilité et beaucoup d’humour, Virginie Grimaldi parvient à faire revivre des instantanés de vie et d’amour et nous fait passer du rire aux larmes. Une histoire universelle.

Mon avis

Ce livre est selon moi, un roman universel dans lequel toutes les personnes qui ont vécu une séparation peuvent se reconnaitre. En voici les grandes lignes :

Pauline et Ben forment un couple très bien sous tous rapports et Jules, leur petit garçon, contribue à ce bonheur familial.

Cependant, comme dans une grande partie des couples, arrivent ces moments où l’on est un peu moins en phase, où l’on a du mal à se retrouver, à se parler, à voir l’avenir de la même façon. Alors la distance s’installe et l’écart se creuse.

Quand Ben annonce à Pauline son désir de mettre un terme à leur histoire, c’est tout son monde qui s’effondre. Elle a besoin de temps pour digérer l’information, refuse d’admettre la fin de l’histoire et décide de convaincre Ben de son erreur. Pour se faire, elle se donne comme mission de lui écrire chaque jour un épisode heureux de leur histoire commune.

Le roman oscille entre présent difficile, passé heureux et futur incertain

Afin de se donner le temps de rebondir, Pauline s’installe chez ses parents mais la cohabitation n’est pas facile. Pour échapper à son quotidien, ses parents lui proposent des vacances familiales dans la maison que sa sœur vient d’acheter en bord de plage.

C’est donc au milieu des siens que Pauline essaie de se reconstruire mais aussi de retisser des liens familiaux qui s’éffilochaient. Elle essaie de reprendre sa vie en main, de repartir à zéro, d’imaginer une vie sans Ben…

Il y a toujours deux versions de la même histoire. En apprenant la façon dont Ben a vécu les moments que Pauline a couché sur papier, on va se prendre une toute belle claque. Je ne t’en dirai pas plus.

C’est un très beau roman, c’est bien construit, les chapitres sont courts et la palette de sentiments par laquelle on passe quand la relation commence, atteint son apogée et périclite est très bien décrite.

Une jolie découverte et très belle plume.

Je te joins la présentation du livre par l’autrice qui en parle certainement mieux que moi.

Un si petit oiseau – Marie Pavlenko

Résumé

Après un accident de voiture qui l’a laissée meurtrie, Abigail rentre chez elle. Elle ne voit plus personne. Son corps mutilé bouleverse son quotidien, sa vie d’avant lui est insupportable. Comment se définir quand on a perdu ses repères, qu’on ne sait plus qui on est, que la douleur est toujours embusquée, prête à exploser ? Grâce à l’amour des siens. Grâce aux livres. Grâce à la nature, au rire, aux oiseaux. Avec beaucoup de patience, peu à peu, Abi va réapprendre à vivre.

Mon avis

Ce livre a été une jolie petite claque. J’en avais entendu parler en très bien mais j’avoue que la couverture ne m’a jamais excité et le titre pas beaucoup plus.

Eh bien, j’ai eu tort et la vie m’a une fois de plus prouvé qu’on ne juge pas un livre à sa couverture.

C’est l’histoire d’Abigail, une jeune fille tout à fait normale dont la vie va basculer à la suite d’un accident de voiture.

Elle se réveille à l’hôpital avec un membre en moins et doit apprendre à vivre avec les douleurs fantôme de son bras perdu, avec le regard des autres, avec ce reflet dans le miroir qu’elle ne reconnait plus. Et c’est certainement ça la partie la plus difficile de sa reconstruction.

Suite à son accident, Abi se renferme sur elle-même, se coupe du monde et de sa vie d’avant.

Mais un tel accident n’impacte pas que la victime, c’est toute la famille qui prend. Pour faciliter la vie d’Abi, la famille déménage. Les habitudes se modifient, fini les soirées entre amis que les parents tenaient régulièrement, fini la complicité avec la petite sœur qui se sent disparaître au profit du handicap d’Abi.

A travers ce livre, ce sont les chamboulements de tout un microcosme qui vont nous être contés. Ce sont les larmes versées en secret pour ne pas faire mal, le masque de normalité que l’on se met parce que ça fait mal. Mais ce livre c’est aussi de la résilience et de nouveaux moments de bonheurs, de nouvelles sensations, de belles découvertes.

On n’apprécie pleinement la lumière qu’en ayant connu l’obscurité. Cela peut paraître très noir mais c’est loin d’être le cas, c’est beau, plein d’espoir et de bienveillance.

Un jour, Abi reçoit un paquet anonyme et sa vie va se remettre en marche petit pas par petit pas. Elle va se remettre à sortir, affronter ses peurs, le regard des autres mais surtout le sien. Durant toutes ces étapes, elle sera aidée par sa famille proche, son ami Aurèle mais également par sa tante (ce personnage extra à qui j’aimerai tellement ressembler de temps en temps).

Je ne veux pas t’en dire plus car je ne veux pas te spoiler mais tu n’entendras plus jamais les oiseaux chanter de la même façon, tu prêteras peut-être plus d’attention aux petites choses du monde, tu te diras qu’au final il n’en faut pas beaucoup pour être heureux, qu’avoir 1000 amis c’est bien mais qu’en avoir un vrai c’est mieux, que si tu as la chance d’avoir une famille unie, tu ne seras jamais seule.

C’est toute ces petites choses qui m’ont touchée et qui m’ont fait réaliser que la vie est belle pour ce qu’elle a de plus simple et que la beauté des choses réside bien souvent dans les petits détails (…ou dans un tout petit oiseau).

L’amour en trois questions – Jennifer E. Smith

Résumé

Lorsque la petite amie d’Hugo rompt avec lui la veille des vacances, le garçon se retrouve seul avec deux billets de train et son rêve de grand voyage à travers les Etats-Unis. Il passe alors une annonce et tombe sur Mae, apprentie cinéaste en quête d’aventure. Commence alors un road-trip de New York à San Francisco en passant par Chicago et Denver. Un tête à tête où Mae filme un documentaire sur l’amour à travers les interviews des passagers du train… tandis qu’Hugo tombe sous le charme.

Mon avis

Dans sa petite ville en Angleterre, Hugo est une célébrité. En effet, ce n’est pas tous les jours que des sextuplés viennent au monde.

Juste avant sa rentrée universitaire, il avait prévu de faire un tour des USA en train avec Margareth, sa petite amie. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu. En effet, certaine que leur amour ne tiendra pas la distance Los Angeles – Angleterre, Margareth décide de rompre avant le départ. Cependant, elle trouve que cela ferait du bien à Hugo de voyager et de prendre un petit break et lui fait don des billets. Petit hic, les billets et réservations d’hôtels sont nominatifs. S’il veut voyager, il faudra qu’il le fasse avec l’homonyme de son ex-petite amie.

Hugo et ses frères et sœurs passent donc une petite annonce afin de trouver une deuxième Margareth.

A New-York, Mae vit avec ses deux pères et sa grand-mère. Cette dernière est une véritable amoureuse des trains et encourage sa petite fille à sortir un peu des sentiers battus et à prendre son indépendance. La petite annonce que déniche sa meilleure amie pourrait bien être la réponse à ses prières.

C’est ici que l’aventure commence et elle est vraiment dépaysante. Durant son voyage, Mae décide de filmer un reportage qui elle l’espère lui ouvrira les portes de son école de cinéma.

Au fil des pages et des villes, on va voir Mae se lancer à fond dans son projet et Hugo se libérer peu à peu de la pression sociale qu’il subit depuis sa tendre enfance.

Les deux personnages vont non seulement parcourir les Etats-Unis mais également faire leur chemin intérieur sur la voie de l’indépendance, de l’affirmation de soi, sur l’écoute de leurs envies, sur l’amitié, l’amour, la fratrie, la famille…

C’est très joliment écrit, ça se lit tout seul et c’est très mignon. J’ai sorti mon mouchoir sur la fin. Alors oui, ne nous mentons pas c’est de la littérature jeunesse donc certaines choses sont très prévisibles mais selon moi, cela n’enlève rien au charme du livre.

J’aurai bien voulu faire partie du voyage et finir sur le reportage de Mae. Qui sait ce que j’aurais pu répondre à ses questions !

La tête sous l’eau – Olivier Adam

Résumé

Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé.

Mon avis

Pour que tu aies une idée, j’ai lu ce livre en 4 heures. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteur qui arrive à te transporter à Saint Lunaire, au coeur de la Bretagne profonde, pas très loin de Saint-Malo.

Ce déménagement est d’ailleurs le début de l’histoire. Si les parents d’Antoine et Léa sont ravis de s’installer loin de la folie de la vie parisienne, il n’en va pas de même pour leur deux ados.

C’est donc à travers les yeux d’Antoine et Léa que l’on va découvrir cette histoire. Léa a beaucoup plus de mal à s’acclimater qu’Antoine à leur petite vie en bord de mer. On comprend vite qu’elle a laissé à Paris un amour naissant et que cela ne va pas l’aider à s’adapter. Puis un jour, Léa disparait.

Ici, Antoine prend le relai et nous raconte comment sa famille fait face à l’horreur de la disparition, aux heures, aux jours et aux mois qui s’écoulent sans nouvelles de sa soeur. On ne sait toujours pas s’il s’agit d’une fugue, d’un enlèvement ou de quelque chose de pire et l’enquête policière n’avance pas.

Il voit ses parents sombrer, se distancer. sa famille se disloquer et à l’absence de sa soeur, s’ajoute le déchirement familial. Il doit faire face à ce nouveau quotidien, aux regards de ses camarades d’école, aux chuchotements quand il passe dans les couloirs. Sa planche de salut devient sa planche de surf et la mer et ses vagues ses meilleures amies. Puis un jour tout rebascule, sa soeur a été retrouvée… Elle est vivante.

Commence ici un autre voyage. Celui où Léa va devoir faire face à ce qui lui est arrivé, mettre des mots sur l’indiscible, revenir parmis les siens et essayer d’avoir une vie normale. Mais est-ce vraiment possible?

C’est tout ce processus qui est expliqué dans ce bouquin et personnellement j’ai trouvé ça une petite réussite. Alors la toute fin est certainement un peu facile mais ça n’a rien gâché au plaisir que j’ai éprouvé en lisant ce livre.

La vie rêvée des chaussettes orphelines – Marie Vareille

Résumé

En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d’angoisse à l’idée que le drame qu’elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.

Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n’a qu’un objectif: repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasuqe dont le projet se révèle pour le moins…étonnant: il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde.

La jeune femme ne s’en doute pas encore, mais les rencontres qu’elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l’art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu’à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé?

Mon avis

Si tu aimes les romans feel good, si tu as envie de verser ta petite larme (oui, je plaide coupable), si tu veux en savoir plus sur Alice et sur son drame, vas-y fonce, tu vas te régaler.

Dans ce roman, on rencontre une Alice du passé via l’écriture de son journal et une Alice du présent. On ne sait pas ce qu’il s’est passé entre ces deux périodes mais clairement vu son état émotionnel actuel, ça n’a pas dû être terrible.

Comme elle n’est pas vraiment douée pour tenir un journal, Alice a décider de faire comme si elle parlait à Bruce Willis et qu’elle lui racontait sa vie. Perso, ça m’a fait sourire.

L’Alice du présent, fraîchement débarquée à Paris a décidé de s’offrir un nouveau départ. Elle se prend un petit appart et se met en quête d’un nouveau challenge professionnel. Elle fini par travailler pour une petite start-up au projet farfelu qui en fin de compte lui sera fort salutaire.

Elle va se créer un nouveau cercle d’amis en commençant par la cousine indienne de sa meilleue amie au USA. Et cette cousine, elle vaut son pesant d’or. C’est un ouragan de fraîcheur, de bonheur, de paroles,…bref une top chouette copine. Ensuite, ses collègues vont petit à petit réussir à faire tomber les barrières qu’elle se met elle-même et là…on entre dans le sujet du livre.

On va la voir s’ouvrir aux autres, essayer de gérer ses tocs, de diminuer ses médocs, d’avoir une mini vie sociale, d’avoir des plans pour les weekends et pourquoi pas de trouver l’amour.

On va la voir lutter avec son passé pour essayer de s’en sortir, pour essayer d’avancer mais surtout pour commencer à vivre.

Alors oui, les puristes diront que ce n’est pas un pullitzer. Oui mais est-ce que tous les films qui ont un jour gagné la Palme du Festival de Cannes sont bons…je ne crois pas.

Donc voilà, pour moi c’était une bouffée de love, d’air frais et de « la vie est belle » alors profitons-en. Si jamais tu l’as lu, n’hésites pas à partager ton avis, c’est toujours plus sympa quand on est deux à débattre.

Famille parfaite – Lisa Gardner

Résumé

Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamours: un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston…

Une vie de rêve. Jusqu’au jour où ils disparaissent tous les trois. Pas d’effraction, pas de témoin, pas de motifs, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. pour la détective privée tessa Leoni, l’enlèvement ne fait aucun doute. mais que pouvait donc bien cacher une existence en apparence aussi lisse?

Numéro un sur la liste des best-sellers du New York Times pendant plusieurs mois, ce thriller inquiétant de Lisa Gardner nous plonge dans l’intimité troublante d’une famille au-dessus de tout soupçon.

Mon avis

J’étais à fond dans ce bouquin qui selon moi est la parfaite lecture de vacances quand on veut une histoire qui nous tient en haleine et qui nous donne envie de trouver « qui a fait quoi à qui ? ».

Comme l’annonce la quatrième de couverture, une famille, a priori, sans histoire se fait enlever. Or, il n’y a pas effraction, pas de demande de rançon, rien qui laisse deviner que ces 3 personnes n’ont pas juste disparu de la surface de la planète.

L’histoire nous est racontée par Libby Denbe, la mère de famille. Libby est femme au foyer. Son mari Justin est patron d’une entreprise de construction et leur fille de 15 ans Ashlyn a une vie d’adolescente tout ce qu’il y a de normal.

Une petite famille sans histoires… du moins en apparence. Au fur et à mesure des pages, le vernis craque et la peinture s’écaille.

On va se rendre compte que Libby n’est pas la mère de famille parfaite dont le seul objectif dans la vie est de tenir sa maison et de préparer de bons petits plats.

Justin n’est pas non plus le promoteur sans histoires à qui tout réussi et ses employés ne luis sont pas aussi fidèles ou dévoués qu’il le souhaiterait.

Quant à Ashlyn, sous sa façade de jeune ado sans histoire se cachent des choses que ses parents sont loin de soupçonner.

J’ai tourné les pages, j’ai dévoré ce roman. J’ai cru savoir, je me suis trompée, puis j’ai eu mon idée sur le qui mais pas sur le pourquoi.
J’ai aimé certains des personnages, j’en ai détesté d’autres, j’en ai plains certains.
Voilà, c’était un petit kiff. Il ne gagnera certainement pas le Goncourt mais ma foi, il m’a bien plu quand même.

Mon amie Adèle – Sarah Pinborough

Résumé

Louise est une mère célibataire coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar…sans savoir qu’il est son nouveau patron.

David, psychiatre renommé, est déboué à sa femme. Il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

Adèle, l’épouse de David, semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage.

Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles. David est-il l’homme qu’il prétend être? Adèle, aussi vulnérable qu’elle y parait? et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre?

Mon avis

Avant toute chose, je tiens à préciser que je n’ai pas vu la série et ne sais donc pas si elle est fidèle au roman.

Ce que je peux te dire du livre, par contre, c’est que j’ai adoré car j’ai été tenue en haleine par ce trio peu probable.

Louise, maman solo qui jongle entre son fils, son travail et ce que son temps lui laisse de vie sociale. Jusqu’à ce fameux soir où enfin elle prend du temps pour elle, enfin elle passe une bonne soirée et enfin un homme la remarque. Cet homme c’est David, son futur patron qui est accessoirement marié. La vie est mal faite parfois !

Quand son nouveau patron se rend au bureau avec sa femme pour faire la connaissance de son équipe, Louise se rend compte de la boulette et coupe court à cette relation naissante. Elle entend bien garder avec David des relations strictement professionnelles. Louise est bien consciente que vu sa situation, elle a besoin de ce job pour vivre.

Quand après avoir déposé son fils à l’école elle entre en collision avec Adèle, elle est paniquée. Adèle est magnifique, un esprit sain dans un corps sain. Cette dernière qui ne connait personne en ville l’invite à aller prendre un café et fait de son mieux pour se faire de Louise une amie. Quant à elle, Louise ne sait pas comment réagir. En effet, d’un côté elle a eu une mini aventure avec David mais d’un autre côté Adèle a l’air vraiment sympathique (et son aventure avec David est terminée). Voici donc le début de l’intrigue qui s’installe.

Très vite, on se rend compte que les relations de ce trio ne sont pas seines (bon ok c’est rarement le cas dans un trio), qu’il y a quelque chose de sombre qui lie Adèle et David.

On ne sait pas qui croire et comme c’est un thriller on s’attend à des retournements de situations. Très vite on se rend compte qu’Adèle est malsaine, perturbée… On s’interroge sur sa relation avec Louise? Quel secret cache sa relation avec David? Et que cache David lui-même ? Est-il digne de confiance où faut-il s’en méfier?

Bref, tu te poseras certainement toutes ces questions si tu décides de te lancer dans cette lecture. Selon moi, la fin est du pur génie, je ne l’avais pas vu venir. J’avais prévu une des choses qui se passe mais pas le reste et c’est ça qui rend le livre magnifique, malin, jouissif. Bref, j’ai adoré ce page turner et maintenant que je l’ai lu, je vais peut-être me décider à regarder la série.

Et toi tu l’as lu ? Tu l’as vu ? Il t’intrigue ?

Kérozène – Adeline Dieudonné

Résumé

Une station-service le long de l’autoroute, une nuit d’été. Sous la lumière crue des néons, dans les odeurs d’essence et d’asphalte, quelques tables en plastique jaune délavé.

23h12. ils sont quinze à se croiser, si on compte le cheval et le cadavre planqué à l’arrière d’un gros Hummer noir.

Une minute encore, et tout bascule…

Adeline Dieudonné se joue des codes avec une irrésistible audace. Kérozène est drôle comme une comédie, tendu comme un thriller, mordant comme le réel.

Mon avis

Je ne sais pas qui a écrit la quatrième de couverture mais on ne va clairement pas être d’accord.

Adeline Dieudonné m’avait marqué avec son livre précédent « La vrai vie » dont je te parle ici. Alors oui, ce premier opus n’avait pas grand-chose de drôle mais la noirceur et le glauque donnait de la profondeur aux personnages et au récit.
Et la fin du bouquin laissait passer un minuscule rayon de lumière.

Ici, je ne sais pas quoi te dire, c’est glauque pour le plaisir et ça ne s’améliore pas en tournant les pages.

On va nous présenter chaque personne (cheval et mort inclus) présente dans la station-service. J’ai assez aimé le fait que l’autrice consacre un chapitre à chaque personnage même s’il faut faire attention à ne pas s’y perdre avec les noms.

Vu le cadavre annoncé, je ne m’attendais pas à du rose et des paillettes (heureusement). Cependant, je ne m’attendais pas non plus à cette dose de noirceur : le portrait qu’elle nous peint de ces 15 personnages est glauque au possible. A croire qu’il n’y a personne de normal dans cette station-service. Pourtant on croise, une coach sportive, un mannequin, une famille, une caissière, un serveur… A priori des gens dont la vie ne doit pas ressembler à quelque chose d’atroce.

J’avoue n’avoir eu aucun plaisir à cette lecture. Tout est sinistre gratuitement, sans rien apporter à l’histoire. Le final du livre est juste une déception de plus à tout ce que j’ai cité plus haut.

Alors quand je lis sur la quatrième de couverture que Kérozène est :

  • drôle comme une comédie, je me dis que définitivement on a pas le même humour ou même pas la même définition de comédie;
  • tendu comme un thriller, bah non c’est relativement très plat en fait;
  • mordant comme le réel: là je m’inquiète juste de la réalité dans laquelle évolue la personne qui a écrit cette petite phrase parce que mon réel ne ressemble en rien à ce que j’ai lu (et je ne vais pas m’en plaindre, non, non!)

Donc voilà, très peu pour moi mais comme on le dit souvent « il en faut pour tout le monde ». Donc si ça t’a plu, je veux bien que tu développes en commentaires afin que je puisse comprendre ton point de vue.

Surface – Olivier Norek

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police.
Là-bas, personne ne veut de son enquête.

Mon avis

On est d’accord que c’est la plus petite quatrième de couverture de tous les temps. Et pour une fois, je ne trouve pas ça plus mal.

On découvre ici le Capitaine Noémie Chastain lors d’une interpellation, qui ne se passe comme prévu.

Noémie voit la moitié de son visage partir en fumée. S’en suit une série d’opérations chirurgicales, une période d’acceptation de cette nouvelle personne qui la regarde dans le miroir, une adaptation au regard des gens.

Noémie ne va pas passer par la plus belle époque de sa vie et le fait que sa hiérarchie ne veuille pas la voir reprendre du service et devienne très créative quant à ses perspectives d’avenir n’arrange pas les choses.

Elle va donc se retrouver à la tête d’une équipe dans un petit village de province où tout le monde se connait et où la criminalité frôle le zéro. Mais la vie nous réserve bien des surprise et sa mise au vert n’aura, au final, pas grand-chose de reposant.

J’ai trouvé le début de l’histoire long au démarrage. En effet, entre le moment où Noémie se fait arracher le visage et celui où elle part pour Avalone, on tourne +/- 70 pages. Alors certes, je comprends qu’il faut se mettre dans l’ambiance, comprendre ses souffrances physiques et psychologiques mais selon moi, on aurait pu faire un rien plus court.

Par contre, je suis rentrée dedans dès le début de l’enquête, j’ai adoré sa nouvelle équipe, et tout ce qui se cachait sous la surface est vraiment topissime. Je ne veux ni ne peux en dire plus pour ne pas gâcher ton plaisir.

Selon moi, c’est un très bon roman. Il se lit rapidement et facilement. Les personnages sont attachants. On n’échappe pas aux clichés ville Vs campagne mais ça sert l’histoire et ça met le sourire.

Donc voilà, je laisse l’auteur vous présenter son livre car il fait ça super bien !

La trilogie du Tearling

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente. Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

Mon avis :

Il s’est passé un peu de temps depuis que j’ai posté cette photo sur mon profil Instagram.

En effet, avant de te donner mon avis, je voulais finir la trilogie. Pour ne pas te spoiler, je vais me contenter de te donner un avis global et surtout me focaliser sur l’histoire du premier tome.

Avant de commencer, il faut que tu saches que j’ai dévoré ces 3 volumes de +/- 600 pages chacun. J’ai trouvé l’histoire hyper fluide mais surtout très prenante.

Reine de Cendres

Si je devais résumer, je dirais que le premier opus parle de la vie de Kelsea, petite fille cachée et élevée par des tuteurs. C’est dans cet opus qu’elle commence son voyage vers le Tearling.

Révolte de Feu

Le deuxième opus se centre sur son arrivée dans le Tearling, son accession au trône et le fameux pacte conclut par sa mère avec la Reine Rouge.

Destin de Sang

Le troisième opus se centre lui sur le sauvetage du Tearling et nous rapproche un peu plus de cette mystérieuse Reine Rouge.

Dans le premier opus, Kelsea Raleigh vient de fêter ses 19 ans. Cet anniversaire restera tout à fait particulier car ce jour-là, les gardes de la Reine viennent la chercher pour qu’elle monte sur le trône et devienne la nouvelle Reine du Tearling.

C’est donc la première fois de sa vie qu’elle quitte sa chaumière et les deux personnes qui l’ont élevé comme si c’était leur propre fille, sans jamais lui cacher ses origines royales.

Mais voilà, pendant ces 19 ans d’absence, son oncle a pris certaines latitudes dont il ne compte pas se défaire et voir revenir sa nièce ne l’enchante guerre.

Durant le trajet vers le Tearling, Kelsea et ses gardes sont poursuivi par des Cadens, des mercenaires qui ne souhaitent pas que Kelsea accède au trône.

Durant son périple, elle fera la connaissance de sa garde mais également du Fetch, ce hors-la-loi qui a pourtant tout pour lui plaire et avec qui elle passe un pacte.

Dans ce premier tome, Kelsea va se rendre compte de la puissance du médaillon qui pends à son coup depuis toujours et qui est le sujet de bien des convoitises.

Ces romans sont de véritables page turner: l’intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants. On a envie que Kelsea réussisse dans son rôle de Reine, on a envie de découvrir qui sont les traitres qui l’entourent, qui sont ces réels alliés. On a envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse reine rouge.

On va voir se développer sa personnalité mais aussi sa connaissance des intrigues de la cours, on partira avec elle dans ses visions du passé. On va la voir s’épanouir physiquement, grandir. On la verra prendre des décisions qui nous réjouiront et nous rendront fiers malgré leurs conséquences et d’autres que nous ne validerons pas.

Bref, je te conseille fortement cette trilogie. Tout y est: intrigue, amour, magie, pouvoir, traitrise, fidélité. Et la fin va être tout sauf ce à quoi tu t’attends.