Les Septs Soeurs – Tome 1 (Maia) – Lucinda RILEY

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a adoptées aux quatre coins du monde lorsqu’elles étaient bébés, Maia d’Aplièse et ses soeurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève. Pour héritage, elles reçoivent chacune un mystérieux indice qui leur permettra peut-être de percer le secret de leur origine.

Mon avis:

Olala que je suis excitée de pouvoir te parler de ce livre.  Avant toute chose, je tenais à remercier mes copines Lara et Véro de m’en avoir parlé 1.000 fois en disant à quel point cette saga était top.  Du coup, à force de les entendre se dire « Et toi, t’en est où? », j’ai craqué.  Elles m’avaient averti que ça allait être trop mignon pour moi mais j’ai adoré ce premier tome.

En même temps, il avait tout pour me plaire: une traductrice de romans, des voyages (la Suisse, le Brésil, la France), de l’art, de l’histoire.  Enfin bref, tout était là.

Alors plus concrètement, les sept sœurs est l’histoire de 6 sœurs (je suppose qu’on apprendra ce qu’il est advenu de la dernière en cours de route) qui se retrouvent dans leur maison d’enfance à la mort de leur père.  Chaque sœur a été adoptée dans un pays différent mais aucune ne connait ses véritables origines.  Dans son testament, leur père va leur donner la possibilité de découvrir d’où elles viennent en leur laissant un indice concernant leur adoption et leur histoire personnelle.  Libre à elles de faire ce qu’elles veulent de ces informations.

Dans ce premier tome, on suit Maia, la première des sœurs à avoir été adoptée et la seule à ne jamais avoir quitté Atlantis, la maison familiale de Genève.  Grâce à elle, on va voyager du Brésil à la France et en connaitre un peu plus sur l’histoire de ces ancêtres.  Et là, c’est juste magique.

Je ne veux pas trop t’en dévoiler mais saches que tu vas pouvoir lire une très belle histoire d’amour qui aura comme fond historique la construction du Christo au Brésil (tu sais le Christ avec les bras ouverts.  Bah voilà, tu vas le voir sortir de terre).

Au fur et à mesure des pages, on va suivre Maia dans sa quête d’elle-même.  Elle va se découvrir, s’émanciper, s’ouvrir et grandir pour être finalement en paix.  La découverte de son histoire va impacter son présent et certainement changer son futur.  En s’ouvrant aux autres, elle se donne de nouvelles perspectives personnelles lui permettant de donner un nouveau tournant à sa vie.  Bref, elle va éclore comme une rose au printemps et ça, c’est vraiment très très beau.

Je ne peux malheureusement pas t’en dire beaucoup plus pour ne pas te spoiler mais fonces, vas-y les yeux fermés.  Si tu aimes l’art, l’histoire et la romance, tu ne peux qu’aimer ce premier tome.

Des bisous,

Isa

L’homme craie – C.J. Tudor

« Nous n’étions pas d’accord sur la manière dont ça avait commencé.  Était-ce lorsqu’on s’était mis à dessiner les bonshommes à la craie, ou lorsqu’ils sont apparus tout seul? »

1986.  le jeune Eddie et ses amis élaborent un langage secret pour communiquer: de petits bonshommes tracés à la craie.  Ce qui n’était qu’un jeu va prendre une tournure tragique lorsque l’un de ces dessins les conduit jusqu’au cadavre d’une jeune fille.

Trente ans après le drame, alors qu’Eddie le pense derrière lui, le passé refait surface…Le jeu n’est pas terminé.

Mon avis:

J’ai découvert C.J. Tudor via son second livre « La disparition d’Annie Thorne » et j’avais tellement aimé que j’ai décidé de lire son premier roman.  Pour ton info, pour le moment, C. J. n’a que deux romans à son actif mais j’espère sincèrement qu’elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

Pour que tu puisses commencer dans le bon sens, je te parle donc de L’homme craie son premier roman.

L’homme craie est l’histoire d’une bande de 5 copains: Ed, Gros Gav, Hoppo, Mickey Métal et Nicky (la fille de la bande).  Ensemble, ils ont décidé de mettre au point un système de communication qui leur est propre: via des dessins à la craie.  Chacun d’eux se voit attribuer une couleur de craie afin de pouvoir identifier l’auteur des messages codés.

Comme dans tout système codé, il y a toujours un moment où un petit génie craque le code.  C’est comme ça qu’un jour de 1986,  des messages d’une couleur qui n’est attribuée à aucun des membres du groupe font leur apparition.  Ces dessins les mèneront tout droit vers une macabre découverte.

Le roman est construit sur des allers-retours entre 1986 et 2016.  Chaque chapitre représente une année (soit 1986, soit 2016).  La structure du roman est claire et permet de bien se repérer dans la chronologie des événements.  Je ne t’apprends rien en t’annonçant qu’en 2016, les dessins à la craie réapparaissent et que cette fois, nos amis sont bien décidés à savoir qui se joue d’eux et de leur code.

J’ai beaucoup aimé ce roman car tout est très fluide, les personnages secondaires (les parents, professeurs, …) sont vraiment bien utilisés et apportent un plus à l’histoire, ils aident à poser le cadre de l’intrigue et permettent de faire le lien entre le monde des enfants et le monde des adultes.  Le puzzle se met en place au fil des pages, il y a des choses que tu vas peut-être deviner et d’autres qui vont te tomber dessus sans prévenir.

On va parler d’avortement, de religion, d’Alzheimer, de pauvreté, de pédophilie tout ça sans lourdeur, sans cliché et sans être trop crus.  Vraiment, je te conseille ce livre et, si par hasard tu l’as déjà lu, n’hésites pas à me faire part de ton ressenti mais surtout fonce acheter son deuxième opus « La disparition d’Annie Thorne » que j’ai beaucoup aimé aussi.

Ce livre avait un petit goût années 80, avec un fond de goonies pour l’amitié des 5 enfants, un peu de noirceur mais pas trop.  Le tout avec comme décor des aires de jeux, des ballades en vélo, des rumeurs, un petit village…

Et pour conclure, en dehors de l’histoire, ce qui m’a également beaucoup plu ce sont les remerciements de C. J. qui commencent par « Tout d’abord, merci à toi lecteur.  d’avoir acheté ce livre avec ton argent durement gagné, de l’avoir emprunté à la bibliothèque ou à un ami.  Quelle que soit la façon dont il a atterri entre tes mains, je t’en suis éternellement reconnaissante. […] »

C’est certainement neuneu, mais moi j’ai trouvé ça super!

Voilà, à mon tour de te remercier de m’avoir lue jusqu’au bout.

Des bisous,

Isa

Le secret du mari – Liane Moriarty

Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier.  Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari  : «  À n’ouvrir qu’après ma mort.  » Quelle décision prendre  ? Respecter le vœu de John-Paul, qui est bien vivant  ? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie  ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs.
Best-seller aux États-Unis, ce roman, intense, pétillant et plein d’humanité, allie habilement suspense et émotion pour marquer son lecteur d’une empreinte durable.

Mon avis

C’est le deuxième livre que je lis de cette autrice, le premier étant Big Little Lies (Petits secrets, grands mensonges) dont je te parlerai peut-être quand j’aurai fini de visionner la série qui en a découlé.

Ce que j’aime chez Liane Moriarty c’est qu’elle arrive à écrire des romans à partir de personnages tout à fait normaux.  Cecilia pourrait bien être ta voisine: elle est mariée, a trois filles, en plus d’être mère au foyer, elle travaille comme représentante Tupperware et est active dans la vie scolaire de ses filles.  Son mari est souvent en voyages d’affaires et quand il est à la maison, c’est un mari dévoué et un papa aimant.  Comme je te l’ai dit, rien que ta voisine ne pourrait vivre.

Jusque-là, rien de très très croustillant.  Sauf que lors d’un des voyages d’affaires de John-Paul (oui il y a peu de chance que ton voisin porte ce prénom), Cecilia va faire une drôle de découverte.  Comme toute représentante Tupperware qui se respecte, Cecilia est maniaque du rangement.  Un soir, pour passer le temps, elle décide de mettre de l’ordre dans le grenier et tombe sur une lettre de son mari qui stipule « A n’ouvrir qu’après ma mort ».

Alors, je ne sais pas toi, mais moi, je me voyais déjà avec l’enveloppe au-dessus d’une casserole d’eau bouillante en mode je la lis vite fait et je la remets où elle était en mode ni vu, ni connu.  Oui, je suis faible (et un peu, beaucoup curieuse).  Tu verras, Cecilia est un peu plus forte que moi. Mais le restera-t-elle longtemps ?

En soi, tu n’as pas de quoi tenir 498 pages et l’intrigue ne se résume heureusement pas à un simple « ouvrira ? », « n’ouvrira pas ? ».  Pour développer son intrigue, Liane nous présente une série d’autres personnages.  Je ne dirais pas que ce sont des personnages secondaires car ils sont aussi importants au développement de l’intrigue que Cecilia, mais ce n’est pas leur mari qui a écrit une lettre à ouvrir après sa mort alors qu’il est bien en vie.  Tu me suis?

Parlons un peu de Rachel.  Rachel est secrétaire dans l’école où étudient les enfants de Cecilia.  Elle est plus âgée, mère de deux enfants de l’âge de Cecilia (Rob et Janie) et grand-mère d’un petit garçon.  Tu apprendras également que tout le monde connait Rachel mais je te laisse le soin de découvrir pourquoi.  On fait sa connaissance quand sa vie bascule.  En effet, son fils lui fait part de son projet de s’installer à NY avec sa petite famille.  Pour te situer, l’intrigue se déroule en Australie, NY est donc à l’autre bout de la planète.  Pour une grand-mère qui aspire à voir son petit-fils grandir, cette annonce a un petit goût de fin du monde.

Ensuite, nous avons Tess qui conjugue parfaitement sa vie privée et sa vie professionnelle.  En effet, elle a créé sa propre société de publicité avec son mari et sa cousine / meilleure amie / presque sœur.  Cela lui permet de gérer son temps et de s’occuper de son fils Liam.  Elle a une petite phobie sociale bien qu’elle soit commerciale à succès.  Et au moment où nous la rencontrons, sa vie est sur le point de changer.

Tu l’auras compris, les destins de tous ces personnages, à priori tout à fait normaux et sans histoire, vont s’entremêler.  C’est ce qui te fera tourner les pages, c’est ce qui te donnera envie de connaitre le fin mot de l’histoire et de découvrir quel était le secret du mari.

Avis à ceux qui aiment que les choses sérieuses commencent rapidement, Liane Moriarty prend tout son temps pour installer son intrigue et ses personnages.  Tout ce qui va t’être présenté aura son importance mais du coup, ça peut te sembler un peu longuet au début.  Mon conseil serait « ne lâche rien, ça va être bien ».

Voilà, je pense que tu sais tout ce que tu dois savoir, sans pour autant connaître ce fameux secret.

Des bisous,

Isa

 

 

La vraie vie – Adeline Dieudonné

C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier.

La mère est transparente, amibe craintive, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.

Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait tout annuler, revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors elle se retrousse les manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence.

La Vraie Vie est un roman initiatique, rédigé d’une plume sans concession.

Mon avis:

Je ne vais pas y aller par 4 chemins, ce livre m’a travaillé.  En fait, il n’était pas du tout là où je l’attendais et ce pour plusieurs raisons.

Pour commencer, l’auteur ne révèle pas le prénom de l’héroïne.  Et je t’avoue que ce petit détail m’a perturbé.  J’ai trouvé hyper bizarre de connaitre tous les détails de la vie de quelqu’un à l’exception de son prénom car dans la vraie vie (sans mauvais jeux de mots), quand on fait connaissance, c’est la première chose que l’on échange.

Ensuite, bien qu’on parle de fratrie, de famille, d’amour, de sciences et d’évolution personnelle tout se passe dans un environnement social hyper sombre.  On a l’impression que malgré tous les efforts de cette fille, la lumière ne va jamais percer.  Pour moi, c’est ça le plus dur.

Malgré tout, j’ai suivi la vie de cette jeune fille avec grand intérêt.  J’ai eu envie de l’aider à entendre à nouveau le rire de son frère.  Je l’ai vu se lancer dans les sciences avec passion et génie pour trouver un moyen de remonter le temps, de changer cet instant où tout à basculer.

J’ai eu envie de l’aider dans son développement, de l’engager pour baby-sitter mon fils afin de pouvoir l’aider financièrement dans ses études.  J’aurais voulu discuter avec elle de l’amour, du vrai, de celui qui fait qu’on a l’impression que notre cœur va exploser et qu’on espère que la vie ne nous retirera jamais.  J’aurais aimé lui parler de ce que ça fait de vivre dans une famille normale, de la prendre dans mes bras, de la consoler mais je ne suis qu’une lectrice et le seul droit qui m’est donné est d’être le témoin silencieux de ce qu’il se passe.

Alors on ne va pas se mentir, je ne me suis pas privée de haïr ce père complètement mauvais, cet homme qui regarde sa petite fille avec mépris et ne voit en elle qu’un sexe faible.  J’ai vomi son sexisme, j’ai voulu cent fois lui retourner toute la violence physique et psychologique dont il fait preuve.

J’ai eu du mal avec l’apathie de la mère, sa façon de laisser les choses aller, de ne pas se révolter, de ne pas fuir ce foyer qui n’en est pas un.  J’ai été soulagée de constater qu’au fur et à mesure de l’histoire elle prend du corps, elle se rempli d’âme, elle s’autorise un début de vie et essaie de faire de son mieux.

Et pour conclure sur la famille, j’ai maudit ce frère pour qui elle se bat mais qui s’éloigne d’elle au fil des pages.

Ce roman n’était pas là où je l’attendais et il me hante encore de par sa fin à la fois logique mais tellement cruelle, tellement contre nature où les rôles sont inversés, où l’obscur atteint son apogée pour finalement laisser place à un mini rayon de lumière, que l’on sent ténu, mais qui je l’espère grandira.

Voilà ce que j’ai pensé de ce petit livre de 213 pages.

Des bisous,

Isa

Cité 19 – Stéphane Michaka

Paris, 2013 ; Faustine, la fille du gardien-chef du musée d’Orsay, vit son adolescence entre ses amis de lycée et le musée où elle flâne le soir après la fermeture. Quand des policiers frappent à sa porte pour lui annoncer la mort de son père, son univers s’écroule. Après avoir dû l’identifier à la morgue, Faustine, assaillie de doutes et de questions décide de mener l’enquête. Inconsciente du danger qui la guette, elle va mettre le pied dans une redoutable machination : un groupe de savants capture en effet des cobayes et les envoie dans le passé pour s’en approprier les richesses !
Faustine se laisse kidnapper volontairement car elle est sûre que son père est prisonnier de cette expérience terrifiante. La voilà en route pour le Paris du 19ème siècle et une aventure palpitante où elle devra traquer un assassin sanguinaire. Aidée par ses amis, elle tentera de déjouer la machination aux confins de la science-fiction, qui la changera à jamais.

Mon avis:

Avant toute chose, je te rappelle que j’ai lu ce livre en lecture commune avec Stéphanie du blog Ma passion des livres.  Je la remercie une fois de plus pour sa collaboration et Steph, si tu passes par là, c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi.  Ici, le lien vers sa chronique à elle.

Steph et moi avons des avis un peu pareils mais quand même différents sur Cité 19.  En fait, je suis un peu plus dure qu’elle avec ce roman.  Pour la petite histoire, cela faisait des mois que je regardais les youtubeuses et  lisais les commentaires positifs des blogueuses sur ce livre, c’est donc tout naturellement qu’il a atterri dans ma PAL.  Alors, oui, j’en attendais beaucoup (peut-être trop) et du coup, bof bof quoi.

Je m’explique: la première chose qui me chiffonne c’est le style de l’auteur.  Alors, certes c’est du jeunesse pas du Dumas mais je trouve qu’il lance beaucoup de pistes dont il ne fait rien, il s’éparpille, il ne creuse pas, il passe du coq à l’âne et ça…je n’aime pas beaucoup.  Comme c’est du jeunesse, je ne fais pas trop ma difficile mais quand même, à la longue, ça m’a un peu saoulé.

Le portrait de Faustine est vite dressé en début de livre mais là encore, quelque chose coince.  On essaie de me faire croire qu’une nana de 17 ans vit seule dans un appartement à Paris (ville où réside son père avec qui elle entretien de bonnes relations) parce que sa mère a disparu et qu’elle a besoin de son indépendance.  T’en connais beaucoup toi des pères qui disent à leur fille de 16 ans « Oui, chérie, prends toi un appart et fais ta vie, je sponsorise.  Oui, je comprends bien que tu sois triste parce que ta mère nous a abandonné il y a plus de 10 ans!!! ».  Moi perso, j’en connais pas beaucoup.  Mais Faustine, elle a un père vachement cool dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il travaille comme gardien au Musée d’Orsay.

Au début du roman, Faustine a un comportement, comment dire…bizarre.  Elle fait partie d’une bande et « pense » avoir tué quelqu’un par inadvertance, sans vraiment le vouloir.  Si, si j’te jure parfois tu sais pas si t’as vraiment tué quelqu’un et puis au fond, on s’en fout un peu non?  Non?!  Suis-je donc la seule sur cette planète à trouver ça bizarre?!

Mais Faustine a des amis: deux en fait.  En même temps, avec des amis pareils, je ne suis pas certaine qu’elle ait besoin de beaucoup d’ennemis.  Mais là encore, c’est mon avis et je te laisse découvrir le pourquoi de cette petite phrase.  Je suis certaine que ça va te plaire!

Puis un jour, comme par magie ou presque (oui c’est un des passages que je trouve bâclé) Faustine se retrouve dans le Paris du 19ème.  Ahh, là c’est bonheur.  Elle tombe sur un tueur en série quand le concept de tueur en série n’existe pas encore.  Et elle décide de le trouver et mettre un terme à ces crimes atroces.  Pour ce faire, elle met toute les chances de son côté et se fait engager comme journaliste sous le nom de Faustin (oui, elle est aussi un peu garçon, ne cherche pas à comprendre, tu vas avoir mal au crâne).  Du coup, je frétille un peu du slip, je passe à travers les incohérences et je me dis que tout compte fait, ça risque d’être pas mal.  Et au final, ça le fait.  L’enquête avance, on suit Faustine dans ses recherches.  On découvre le Paris Haussmannien en construction.  On assiste à l’émergence d’une ville où le beau côtoie le laid.  Et quand on est bien dans l’histoire, BAM…un retournement de situation pourri.  Un truc qui m’a cassé.  Il m’a fallu quelques pages pour m’en remettre, pour me faire à l’idée de cette Cité 19.  Mais là encore, plusieurs détails (sur lesquels je ne m’étendrais pas pour ne pas te gâcher la surprise) ne s’emboitent pas comme je le voudraient, l’auteur lance des infos dont on ne fait rien.

La fin est à la hauteur du reste puisque le livre est coupé à un endroit peu probable de l’histoire.  Alors oui, je lirai le suivant parce que j’ai envie de savoir comment l’histoire va évoluer mais clairement la suite n’est pas tout en haut de ma Wish List.

Si je devais résumer ce livre en une phrase, je dirai « Beaucoup de bruit pour rien ».  Après, ce n’est pas désagréable, c’est pas tout mauvais non plus mais on peut clairement mieux faire.

 

Love Letters to the Dead – Ava Dellaira

 

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

L’histoire:

Suite au décès de sa soeur May, Laurel décide de changer d’école pour ne pas avoir à subir les regards plein de pitié des élèves et des profs.  Une nouvelle école représente pour elle un nouveau départ.  Lors du cours d’anglais, la prof leur donne un devoir particulier: ils doivent écrire une lettre à une personne décédée.  Contre tout attente, Laurel décide d’écrire à Kurt Cobain dont sa soeur May était folle.  Elle écrira ensuite de nombreuses lettres à des personnes décédées telles que River Phoenix, Judy Garland, Amy Winehouse…

Mon avis:

J’ai surkiffé, j’ai adoré, j’ai aimé ce livre au-delà de mes attentes et j’étais vraiment émue en le refermant.  Pour tout te dire, j’ai même versé ma petite larme, la buée plein les lunettes dans mon lit à 1.30 du matin.  Autant t’avouer que ma tête du lendemain n’était pas des plus flatteuse.

J’ai adoré Laurel dans sa quête d’elle-même.  Au début du roman, on sent qu’elle se culpabilise de la mort de sa soeur, que sa situation familiale lui pèse, que quelque chose ne va pas mais qu’elle tente malgré tout de s’en sortir et de vivre une vie normale.  On sent qu’elle prend beaucoup sur elle, qu’elle ne veut pas rajouter à la douleur des personnes qui l’entourent et qui ont également subi une perte.  Elle couve son père, fait tout pour contenter sa tante, essaie un maximum d’être agréable avec sa mère.  Elle fait de son mieux.

Dans son nouveau lycée, elle se fait vite de nouveaux amis: Nathalie et Hannah l’adoptent rapidement tout comme Kristen et son amoureux.  Sans compter, qu’elle attire les regards de la gent masculine.  Mais le jour où elle croise son ancienne meilleure amie, on sent qu’elle perd un peu pied, qu’elle essaie un maximum de contrôler son nouvel univers: un univers qui ne connaît pas May, qui ne sait rien d’elle et surtout pas qu’elle est morte.

Outre le fait que j’ai adoré Laurel, les autres personnages de ce livre sont hyper attachants.  Nathalie, l’artiste, est la fille que tu veux avoir dans ta vie: elle a l’oeil pour le détail, essaie sans cesse de faire plaisir, il y a comme un trop plein d’amour en elle.  Elle a vraiment été un de mes personnages chouchou.  Hannah est une tornade, elle a une voix de malade, elle est jolie, branchée et un peu délurée.  On sent qu’elle se noie dans les fêtes pour oublier sa vie.  Et Sky est le prototype du gentil « Bad Boy » et je ne vais pas te mentir, j’ai un faible pour ce genre de personnage.

Grâce à ses amis, Laurel va peu à peu se reconstruire et gérer la mort de sa soeur, elle va apprendre à canaliser, à faire le tri de ses émotions, à pardonner et à vivre pour elle et non pas pour une autre.  Elle va se révéler au fur et à mesure des pages.  On va apprendre à la connaître via les personnes à qui elle écrit.  Ses destinataires ne sont pas choisi au hasard, ils ont tous un passif assez lourd, un part de lumière mais également une grosse part d’ombre.  Leur fin a bien souvent été à la hauteur de leur succès, fulgurante et tragique.  Au final, il n’est resté d’eux que leur talent.  Laurel va se construire à travers eux, se révéler au monde, affronter ses démons, faire face à ses traumas.

La fin est magnifique, certes certains passages sont durs, on aimerait l’aider, la protéger, intervenir mais on est juste là pour la regarder grandir et renaître de ses cendres.

Je suppose que tu as compris que ce livre est un immense coup de coeur pour moi.  Je ne m’y attendais pas du tout mais finalement le bonheur est très souvent là où l’on ne l’attend pas.

Des bizoss,

Isa

18 Lunes – Kami Garcia & Margaret Stohl

Ethan Wate pensait qu’il s’habituait aux étranges et invraisemblables événements qui se déroulaient à Gatlin, sa petite ville du Sud des Etats-Unis. Mais maintenant que lui et Lena sont rentrés, les mots « étrange » et « invraisemblable » ont pris un sens nouveau. Des essaims de sauterelles, une chaleur record et des tempêtes dévastatrices ravagent Gatlin comme Ethan et Lena lutte pour comprendre les conséquences de son choix. Même la famille de puissants Enchanteurs de Lena en est affectée – et leurs pouvoirs commencent à s’en ressentir. Plus le temps passe, plus une question se pose : Qu’est-ce – ou qui – devra être sacrifié pour sauver Gatlin ?
Pour Ethan, le chaos est une distraction effrayante mais bienvenue. Il est de nouveau hanté par ses rêves, mais cette fois il n’y a plus Lena – et tout ce qui l’obsède le suit hors de ses songes dans la réalité. Pire que ça, Ethan perd progressivement des parts de lui – oubli de noms, de numéros de téléphones, même de souvenirs. Il ne comprend pas ce qui se passe, et la plupart du temps il est trop apeuré pour demander.

Parfois il n’y a pas qu’une réponse ou qu’un seul choix. Parfois on ne peut retourner en arrière. Et cette fois, il n’y aura pas de fin heureuse.

L’histoire:

Suite à la 17ème lune, l’ordre des choses à été perturbé.  La petite ville de Gatlin connaît une sécheresse comme jamais elle n’en a vu auparavant.  Les habitants commencent à parler d’apocalypse et de fin du monde et les enchanteurs voient leurs pouvoirs perturbés.

Ethan et son entourage ne sont pas épargnés par ces changements.  Que se passera-t’il à la 18ème lune?  Comment faire pour rétablir l’ordre des choses?

Mon avis:

Si tu n’as pas lu les tomes précédents et que tu ne veux pas trop en savoir sur l’histoire, je te conseille de passer ton chemin.

Je suis mitigée.  J’avais trouvé le tome 2 bien meilleur que le tome 1 mais je trouve à ce troisième opus certaines longueurs.  L’histoire ne finit pas de se mettre en place, une fois qu’on voit vers où l’on va, on traîne à y aller, on tergiverse, on tourne en rond.  Certes, certains passages sont intéressants: on en apprend plus sur Sarafine (la mère de Lena), sur la façon dont elle est devenue ténèbres.

On voit apparaître de nouveaux personnages, on en approfondi d’autres (je pense à Liv et à John).  Link se développe dans son nouveau rôle tout comme Macon et Lena s’acclimatent à leurs nouveaux pouvoirs mais mis à part ça…Bof Bof Bof.

Vu la fin en cliffhanger, je lirai 19 Lunes mais sans plus d’enthousiasme que cela.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.  Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ?  Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?  Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

L’histoire

Tout commence avec la panne d’écriture de Marcus Goldman.  Marcus est un jeune auteur talentueux comptant un best-seller à son actif.  Pas mal quand on a écrit un seul livre!  Seulement voilà, le contrat qui le lie à son éditeur stipule que Marcus doit lui fournir 5 romans et vu la panne d’écriture dont il souffre, ce n’est pas du tout cuit.  Pour pallier à ce petit problème de manque d’inspiration, Marcus décide de se rendre chez son ami et ancien professeur, Harry Quebert, lui-même auteur d’un des plus gros succès littéraire américain: Les origines du mal.

Sa petite retraite du monde public va en effet le remettre sur le chemin de l’écriture mais pas du tout comme il se l’imaginait.  En effet, une fois à Aurora, Harry est accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune adolescente de 15 ans qui a disparu 33 années plus tôt.  Marcus sent qu’Harry n’est pas coupable et prétend bien découvrir le fin mot de l’histoire.  Il se met donc à enquêter sur la disparition de Nola.  Ce que Marcus n’avait pas tout à fait prévu, est qu’Harry ait eu une relation avec une fillette de 15 ans alors que lui en avait passé 30.

Depuis sa prison, Harry jure ne pas être coupable et décide d’aider Marcus dans son enquête.  Très vite, Marcus sent qu’il dérange, que ses questions importunent, que les gens n’ont pas envie d’aider un homme ayant eu une relation avec une fille de 15 ans.  Puis les lettres de menaces arrivent, suivie de l’incendie de la maison de Harry.  Mais, cela n’effraie pas Marcus qui entend bien découvrir ce qui est arrivé à la petite Nola.

Ses recherches le mènent sur plusieurs pistes pour enfin découvrir ce qu’il s’est réellement passé ce 31 août 1975.

Mon avis

C’est mon premier Dicker et il y a fort à parier que ce ne sera pas le dernier.  J’ai trouvé que l’auteur sait jouer avec le temps, avec nos nerfs et avec les personnages.  Son style est fluide et le monde qu’il a créé m’a beaucoup plus.  On met les pieds dans la petite ville d’Aurora où tout le monde à son avis sur son voisin.  On découvre une flopée de personnages allant de la serveuse au richissime héritier d’une entreprise qui fonctionne.  Les personnages ont tous une histoire personnelle qui d’une façon ou d’une autre va influencer ce qui s’est passé le 31 août 1975.

La construction du livre m’a également plu.  Par exemple, j’ai aimé que chaque chapitre commence par un conseil sur l’écriture d’un bon livre.  Le roman fonctionne sur un système de flash-back nous permettant de connaître et de développer la relation d’amitié Marcus/Harry mais aussi les relations que Nola et Harry entretenaient avec leur entourage en 1975.  Cependant, je te rassure, les flash-back sont utilisés à bon escient, le récit est clair et on arrive parfaitement à se situer dans le temps.

Du point de vue de l’intrigue, je n’ai qu’un mot à dire: BRAVO.  L’auteur sait nous faire tourner les pages.  On a envie de savoir ce qui est arrivé à Nola et aux personnes qui gravitent autour d’elle.  On va de surprise en surprise et de suspect en suspect jusqu’au dénouement final.

Gros coup de Coeur pour ce roman à l’intrigue captivante que je te recommande fortement.

Des bizoos,

Isa

Tranche de vie: Leo sur son petit pot

Mon petit biscuit commence l’école au mois d’avril.  Et qui dit école, dit propreté.  Je suis dans la phase où j’essaie de le faire aller sur son petit pot (et d’éviter d’avoir 63 pantalons de training à lessiver par jour).

Tout le monde te le dira, l’important c’est de ne pas le stresser et de le laisser aller à son rythme.  Je dois dire que c’est un bien joli conseil mais quand il ne te reste plus que 2 mois pour rendre ton enfant « anti-fuites », la pression monte.

Du coup, j’ai décidé de l’intéresser au sujet via les héros de ses livres préférés.  Voici ma sélection:

Pot - P'tit loup

P’tit Loup apprend des choses tous les jours, en même temps que ses copains et copines entre 2 et 4 ans !

Cette fois-ci, il découvre le pot.  Qu’est-ce que c’est que cet objet bizarre ? Heureusement son papa et sa maman sont là pour l’aider à comprendre !

– Sous la plume d’Orianne Lallemand et les illustrations craquantes d’Eléonore Thuillier, P’tit Loup prend vie pour aider les tout-petits à découvrir l’apprentissage du quotidien !

POT - animé

Aller sur le pot n’est pas toujours une mince affaire.  Ce livre animé, unique, permet à l’enfant d’aborder par le jeu cet objet qu’il a du mal à adopter.  C’est un outil important dans l’apprentissage de la propreté de votre enfant.

Pot - Trotro

Il est grand temps que Zaza, la petite soeur de Trotro, apprenne à ne plus faire dans ses couches. Pour lui apprendre à se mettre sur le pot, elle a un professeur plutôt rigolo, c’est Trotro !

Pot - p'tit lapin

Pendant que Simon, alias Superlapin, jouait aux billes avec son petit frère Gaspard, une odeur bizarre est montée dans la pièce.  Très, très mauvaise, cette odeur.  Elle venait de la couche de Gaspard.  « Il faut aller sur ton pot ! » a dit Maman.  « C’est pas moi, c’est Simon ! » a pleurniché et menti Gaspard.

Simon est parti jouer chez son ami Ferdinand.  Le soir au dîner, quand Simon raconte sa journée à la piscine, un endroit pour grands où les couches sont interdites, Gaspard est intéressé, et il a une bonne idée…

Pot - T'choupi

Papa a installé un pot pour T’choupi, mais ce que T’choupi préfère, c’est aller sur les toilettes des grands… et tirer la chasse d’eau !

Je te rassure, je ne suis pas folle (si, si, j’te jure, je suis saine d’esprit), je ne lui ai pas acheté 5 livres sur le sujet…  J’ai bien compris que je ne devais pas le stresser.

J’ai opté pour P’tit loup va sur son pot qui se centre plus sur l’objet pot en lui-même que sur ce qu’on y fait vraiment.  De plus, comme il collectionne les livres sur P’tit loup, ça tombait bien.

J’ai également acheté Sur le pot qui est un livre animé où il peut faire en sorte que le personnage s’asseye sur son petit pot, qu’il prenne du papier toilette…Il est plus éducatif.

Les autres livres sont très bien aussi, c’est pour cela que je t’en parle.  Il y a bien entendu une tonne d’autres livres sur le sujet mais ceux-ci sont nos préférés.  Leo voue un amour infini à L’âne Trotro et à Simon le petit lapin, et comme sa Tata Maude collectionne les T’choupi

Voilà j’ai fini de te parler pipi caca et te laisse maintenant retourner à une activité normale 🙂

Des bisous,

Isa

 

L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

 

1945.  Barcelone se réveille après neuf années de guerre.  Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent du petit jour.  Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire.  Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes.  Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul.  Ce sera L’Ombre du vent.  Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence…

L’histoire

La vie de Daniel Sempere va changer le jour où son père l’emmène au Cimetière des livres oubliés.  Son père lui explique qu’une fois sur place, il aura le droit de choisir un livre, un seul parmi tous ceux présents dans ce local.  Le choix de Daniel se porte sur L’ombre du vent de Julian Carax.  Ce choix anodin va marquer le reste de son existence.

Ce changement commence lorsqu’un richissime libraire de Barcelone entend parler du livre.  Il propose à Julian de le lui racheter à prix d’or mais celui-ci refuse.  Daniel s’est attaché à ce livre et à son histoire.   Il l’a tellement aimé qu’il entame des recherches sur son auteur.  Ces recherches vont durer des années pendant lesquelles Daniel va grandir, vivre ses premiers émois amoureux, prendre conscience des atrocités de la guerre, de la valeur d’une véritable amitié,…

Daniel va se passionner pour la vie de Julian et remuera ciel et terre pour connaître son histoire.  Mais l’histoire de Julian n’est pas de celle que l’on trouve dans les contes de fées.  Daniel apprendra malgré lui qu’il n’est pas toujours bon de vouloir trouver celui qui ne veut pas l’être.

Mon avis

J’ai adoré ce livre.  Si je suis 100% honnête, je l’ai « lu » en audiolivre.  Une amie m’a conseillé un site qui propose des audiolivres en espagnol et j’ai foncé.  Ce n’est pas la première oeuvre que je lis de cet auteur et je suis toujours aussi séduite par sa plume.  Son écriture est fluide et Carlos Ruiz Zafon sait rythmer son roman.  Il n’y a pas de temps mort, pas de fioritures.  Il sait garder son lecteur en haleine et lui donner envie d’aller plus loin.  Malgré le nombre sans cesse croissant de personnages (puisque l’histoire s’étale sur +/- 10 ans), on ne s’y perd jamais.  Ses descriptions de personnages sont très précises tant dans le physique que dans la situation sociale, le caractère où la personalité.  Grâce à cela, on s’attache à ses personnages, on a peur de ce qui pourrait leur arriver, on aimerait les protéger pour que rien ne leur arrive.  De la même façon, il arrive à rendre certains de ces personnages tout à fait détestables et c’est aussi ça être un bon écrivain.

Carlos Ruiz Zafon arrive a créer une ambiance et une atmosphère.  On sent bien le climat de guerre civile, de tension, de suspicion.  Tout ce contexte est très bien exploité à travers les personnages de Fermin Fernando de Torres, ancien détenu torturé par la milice et l’inspecteur Fumero, ordure de son état.  On ressent la part sombre du roman mais également les sentiments, l’amour parent/enfant est exploité de façons différentes avec plusieurs personnages: Nuria, Penelope, Beatriz, Daniel, Julian…

J’ai vraiment adoré ce livre.  La voix du lecteur était parfaite, posée, claire.  On sentait qu’il appréciait sa lecture autant que nous.  Il a su donner vie à l’ambiance imaginée par Carlos Ruiz Zafon.  J’ai déjà lu plusieurs oeuvres de cet auteur et à chaque fois c’est une bonne découverte.  Je pensais qu’après Marina cela allait se tarir mais non, L’ombre du vent est vraiment un roman excellent.