2016 arrive alors…

L’année 2016 arrive à grands pas et  j’ai décidé de me lancer dans mon premier swap ainsi que dans quelques petits challenges.

Le swap:

1.  Le swap des passion

Pour mon premier swap littéraire, je suis en binôme avec Stephanie du blog Ma passion des Livres.  N’hésite pas à aller faire un tour sur son blog, il est très bien fait et propose des articles de façon très régulière.

MPDL

Le swap que nous allons commencer en 2016 se composera de 4 petits colis et de 2 grands.  Nous nous sommes mises d’accord sur un thème pour chacun de ces swaps avec comme date de départ le mois de février.  Je vous en dirai un peu plus à l’approche du premier envoi.

Stéphanie et moi avons également prévu une lecture commune mais là aussi, on en reparle en janvier 🙂

Les challenges:

1.  Torture Reader Challenge:

Ce challenge organisé par lemillefeuilles sur Livraddict.  Il consiste à ne pas acheter de livres pendant 1 an pour pouvoir faire baisser ta PAL.  Tu as droit (heureusement) à quelques exceptions que tu dois lister quand tu t’inscris.  Perso, dans mes exceptions j’ai mis les suites de séries, les cadeaux et les swaps.

2.  Le challenge des Sagas:

Ce challenge est organisé par Tagadatagdatsoin sur Livraddict.  Il consiste à accumuler des points en lisant des sagas.  Il y a quelques bonus si on rempli certaines conditions à des moments bien précis de l’année.  En gros, ça aide à faire descendre ta PAL de séries en cours 🙂

3.  En 2016, je compte mes pages:

Ce challenge est organisé par Kyradieuse sur Livraddict.  Le but est de choisir une fourchette de pages que l’on compte lire en 2016 et de s’y tenir.  Pour le moment, je participe comme lectrice émérite et dois lire de 10 001 pages à 20 000 pages en 2016.  Pour être claire, si j’en lis moins, c’est foutu et si j’en lis plus, c’est foutu aussi.

Voici les liens vers les différents Challenges auxquels je participe:

Torture Reader Challenge

Le challenge des Sagas

En 2016, je compte mes pages

Si tu te sens l’âme de relever des défis, n’hésites pas à t’inscrire et à me rejoindre sur Livraddict.

LA

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

 

Une nuit de juin 1941, Lina, quinze ans, sa mère, Elena et son petit frère, Jonas, dix ans sont brutalement arrêtés par la police secrète soviétique.
Au bout d’un voyage épouvantable de six semaines, presque sans eau et sans nourriture, entassés dans des wagons à bestiaux, ils débarquent au fin fond de la Sibérie, dans un camp de travail soviétique. Logés dans des huttes, sous alimentés, brutalisés, les déportés tentent de survivre et de garder espoir. Dans le kolkhoze, le travail de la terre est éreintant. Mais malgré la mort, la maladie, le froid, la faim et la terreur, Lina tient bon, soutenue par une mère exemplaire, son amour pour un jeune déporté de dix-sept ans, Andrius, et portée par sa volonté de témoigner au nom de tous et de transmettre un signe de vie à son père (condamné à mort dans un autre camp) grâce à son art du dessin et à l’écriture.

L’histoire:

Nous sommes en 1941, Lina fait partie d’une bonne famille: son père est professeur à l’université, sa mère est femme au foyer.  Lina mène un train de vie aisé, elle va à l’école et porte un grand intérêt à l’art.  Elle est tellement douée en dessin qu’elle reçoit même une bourse pour pouvoir développer son talent.  Elle adore sa cousine Joanna avec qui elle passe de délicieux moments d’insouciance jusqu’à ce jour de juin 1941 où le NKVD frappe à sa porte.

Quand le NKVD fait irruption dans l’appartement, Elena, la mère de Lina et Jonas, leur dit de faire leur valise et d’y mettre un maximum de choses utiles.  Les voilà en route pour les camps de travail.  Grâce au russe impeccable d’Elena, ils arrivent tant bien que mal à rester ensemble tout au long du roman.  Dans le train qui les déporte vers la Sibérie, ils connaîtront des personnes exceptionnelles mais aussi la faim, le froid, la maladie et la mort.

Leur vie d’enfants s’est terminée, ils ne sont plus que des Lithuaniens déportés, des esclaves,…  Lina essaie tant bien que mal de retrouver son père, déporté dans un autre camps.

Ce livre raconte le combat de Lina, Jonas et Elena pour rester en vie, leur espoir de reformer une famille après la déportation et les camps de travail.  Ce livre parle d’amitiés qui se nouent et d’amours qui naissent même dans ces lieux dénués d’espoir.

Mon avis:

J’ai adoré ce roman pour plusieurs raisons.  Premièrement, l’histoire nous parle d’une autre facette de la deuxième guerre: celle du régime stalinien.

Ensuite, les personnages du roman sont tous attachants.  On a envie de les protéger, de les voir s’en sortir.  Lina m’a vraiment plu, on sent qu’elle a besoin de s’exprimer que cet enfermement n’est pas juste physique mais également psychologique.  Comment faire pour rester en contact via le dessin?  Comment faire pour dessiner et s’exprimer quand on n’a juste plus de crayon?  Comment s’évader de l’horreur de ces camps de travail quand on n’a plus rien?  J’ai aimé Andrius depuis le début du livre.  Il est téméraire, il sait partager, il n’y a que du bon en lui.  Jonas va pas mal grandir à ses côtés et son aide va permettre à toute la famille et à une partie du camp à survivre.

L’écriture de l’auteur est fluide, on sent qu’elle a bien étudié son sujet.  La carte en début de roman, nous permet de suivre le chemin que vont emprunter ces déportés.  Le chemin est long, les conditions atmosphériques catastrophiques, sans parler de l’hygiène et des conditions de survie.

Je conseille ce livre à ceux qui veulent découvrir une autre facette de l’histoire, qui veulent rêver avec Lina, cette jeune fille dont la vie bascule dans l’horreur à tout juste 15 ans.

Les petits nouveaux de ma PAL

Un joyeux non-anniversaire à moi!!!

Ce mois-ci, j’ai reçu d’Irina, mon avocate préférée (oui, je bosse dans un cabinet d’avocats), un splendide chèque cadeau de chez Filigranes.

Comme la librairie se trouve à 2 minutes à pied de mon lieu de travail, j’ai décidé de me faire plaisir sur l’heure du midi.  Quel plaisir de se sentir comme une gamine de deux ans devant son gâteau d’anniversaire.  Mais quelle pression de n’avoir qu’une heure pour choisir parmi tous les livres de ma whish list.

Du coup, je te présente les derniers arrivants dans ma PAL:

Refuges

Refuges

Mila, une jeune Italienne, revient sur l’île paradisiaque de son enfance, espérant y dissiper le mal-être qui l’assaille depuis un drame familial. Très vite, d’autres voix se mêlent à la sienne. Huit voix venues de l’autre côté de la Méditerranée qui crient leur détresse, leur rage et la force de leurs espérances. Un roman envoûtant qui, depuis la lointaine Erythrée jusqu’à Lampedusa, invite à comprendre et à garder les yeux grands ouverts.

Max

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

 

 

Max

Love letters to the dead

Love letters to the dead

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée. Love letters to the dead est une lettre d’amour à la vie

Cité 19

Paris, 2013 ; Faustine, la fille du gardien-chef du musée d’Orsay, vit son adolescence entre ses amis de lycée et le musée où elle flâne le soir après la fermeture. Quand des policiers frappent à sa porte pour lui annoncer la mort de son père, son univers s’écroule. Après avoir dû l’identifier à la morgue, Faustine, assaillie de doutes et de questions décide de mener l’enquête. Inconsciente du danger qui la guette, elle va mettre le pied dans une redoutable machination : un groupe de savants capture en effet des cobayes et les envoie dans le passé pour s’en approprier les richesses !
Faustine se laisse kidnapper volontairement car elle est sûre que son père est prisonnier de cette expérience terrifiante. La voilà en route pour le Paris du 19ème siècle et une aventure palpitante où elle devra traquer un assassin sanguinaire. Aidée par ses amis, elle tentera de déjouer la machination aux confins de la science-fiction, qui la changera à jamais.

 

 

 

Paris

 

 

 

Desolation road

Desolation Road

CALIFORNIE, 1930.
Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, une jeune fille de dix-sept ans attend le jour de son exécution. Elle s’appelle June, a une bouille d’ange, parle avec maladresse et timidité.
Elle raconte ce qui l’a menée là, sur la Desolation road, la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus jamais quitter : une passion absolue, déchirante pour un garçon nommé David, une histoire d’amour ponctuée par le vol, le kidnapping et le meurtre à travers la Californie de la Grande Dépression, en compagnie des parias, des criminels et des fantômes.
Quand le journaliste venu l’interviewer demande à June ce qu’est l’amour à ses yeux,
elle répond : « De la poussière et des étoiles, monsieur. » Le long de la Desolation road, il n’y a rien d’autre à contempler

Coeur Cerise

Cherry, 13 ans, et son père Paddy s’installent en Angleterre chez Charlotte, sa nouvelle compagne qui a quatre filles : Coco, 11 ans ; les jumelles Summer et Skye, 12 ans, et Honey, 14 ans. Cherry est ravie de faire partie d’une famille nombreuse. Mais, à peine arrivée, elle craque bien malgré elle pour Shay, le petit copain de Honey. Voilà qui ne va pas arranger la cohabitation déjà difficile avec Honey, la seule à ne pas accepter l’arrivée de son nouveau beau-père ! Alors que tous participent à la création d’une fabrique artisanale de chocolats, Cherry se retrouve partagée entre l’affection pour ses nouvelles soeurs et le charme irrésistible de Shay…

 

 

Coeur cerise

Alasak

Qui es-tu Alaska?

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Animale

Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au coeur de son histoire un terrible secret.

 

 

Animale

Si tu en as lu, si tu comptes en lire, si certains te font de l’œil, n’hésites pas à m’en faire part en commentaire.

Des Bizoos,

Isa

 

Temps de chien pour les requins – Morris Gleitzman

L’histoire semble-t-il banale d’Oliver, dix ans, dont le rêve est d’avoir un chien. Mais voilà, la vie d’Oliver est loin d’être banale: ses parents, propriétaires d’une grande banque, sont immensément riches, et ne veulent pas d’un cabot sur leurs tapis d’orient. Alors lorsque son ancienne gouvernante kidnappe et menace d’excécuter le chien de ses rêves s’il ne récupère pas 11 000 dollars dans la semaine – la somme qu’elle aurait perdue sur les mauvais conseils de ses parents -, Oliver décide de relever le défi et de mettre en pratique ses modestes connaissances financières pour réparer cette injustice. Malheureusement, les choses deviennent bientôt incontrôlables… S’ensuit une aventure loufoque et tendre où se croiseront seize dromadaires, un trader de cour de récréation très mauvais en mathématiques, et des requins…de la finance. Un roman à la hauteur d’enfant traitant avec humour et pédagogie des dérives du système bancaire!

L’histoire

Oliver est le fils de deux banquiers à qui tout réussit.  Son rêve est d’avoir un chien, il en visite d’ailleurs un régulièrement dans une animalerie jusqu’au jour où une de ces ancienne gouvernante décide de prendre ce chien en otage pour récupérer de l’argent que les parents d’Oliver ont placé et perdu.  Oliver va faire tout ce qui est en possession pour sauver ce chien et aider son ancienne gouvernante à récupérer son investissement.

Mon avis

Je n’ai malheureusement pas du tout adhéré à ce livre qui a pourtant gagné un prix.  Je m’attendais à quelque chose de plus fini, de plus clair, de plus intéressant parce que je trouvais que voir le monde de la finance à travers les yeux d’un enfant avait quelque chose de très intéressant.

La présence de dromadaires dans le roman n’est pas hyper bizarre car l’histoire se passe en Australie.  Oliver, le personnage principal, n’est pas particulièrement attachant.  Certes, il fait de son mieux pour aider son ancienne nounou mais malgré tous ces efforts, je n’ai pas accroché à son personnage.  Ses parents sont pour moi, insipides, incolores et inodores.

Bref, un gros flop pour ma part.  Heureusement que le livre ne fait que 222 pages et que ça se lit relativement vite.

Voilà, ça ne l’a pas fait pour moi mais ce n’est pas pour autant que ça ne peut pas le faire pour toi.

Les éveilleurs: Salicande de Pauline Alphen

 

Dans une vallée isolée, grandissent Claris et Jad. Ils sont jumeaux, se comprennent sans rien dire et vivent dans un univers où évoquer le passé est interdit. À Salicande en effet, personne ne parle des Temps d’Avant, pas plus que de leur mère, disparue mystérieusement. Que s’est-il produit ? Y a-t-il un lien avec ces dons étranges dont les enfants semblent avoir hérité ? avec la Grande Catastrophe et l’effondrement de la civilisation des Temps d’Avant ?

L’histoire

Bien que cela ne soit pas du tout clair au départ, l’intrigue se passe dans le futur.  Un futur dont la technologie a été effacée après la grande catastrophe.

Claris et Jad vivent à Salicande, une vallée difficile d’accès.  Leur situation familiale est particulière car leur maman a disparu sans laisser de traces lors de leur troisième anniversaire.  Depuis lors, leur père, le Duc, est inconsolable et n’est plus que le pâle reflet du papa attentif et aimant qu’ils ont connu.  Suite à cette tragédie, la vie des jumeaux a été bouleversée à plus d’un égard.

Claris est vive, elle rêve de combat et d’action tandis que Jad est plus sage et réfléchi.  Si auparavant ils étaient fusionnels, depuis la mort de leur maman, ils sont complémentaires et communiquent par télépathie.

Dans leur quotidien, ils sont entourés de Blaise, le vieux sage qui s’occupe de leur éducation ainsi que de celle de tous les enfants du village.  Parmi leur amis, Claris et Jad comptent Hugh, le fils de Chandra leur nourrice.

Un jour, les enfants suivent Chandra sur un marché et découvrent un monde dont ils ignorent l’existence.  Blaise leur présentera Bahir Borges, ami du Duc et libraire de la vallée.  Un réel lien se tisse entre Bahir et les enfants à qui il présente sa famille.  Bahir a écrit des chroniques sur les temps d’avant et répond tant bien que mal aux questions que se posent les jumeaux.  Très vite, tout comme Blaise, Bahir découvre que les jumeaux ont un pouvoir, un potentiel qu’ils semblent ignorer.  Si ces pouvoirs ouvraient une porte que l’on pensait refermée à jamais, si le passé refaisait surface, serait-on en mesure de mieux le comprendre et de ne pas tomber dans les pièges d’antan?

Mon avis

J’ai vraiment bien aimé ce livre.  Pauline Alphen prend bien le temps de mettre en place les lieux de l’intrigue, de nous expliquer le caractère de chaque personnage, de nous faire entrevoir les points faibles et les points fort de chacun.  Tout est finement installé.

J’ai adoré Salicande et son peuple, j’ai apprécié le fait que l’auteure mentionne des livres contemporains dans son récit.  J’ai autant aimé Claris que Jad bien que tout les oppose.  J’ai aimé leur évolution, la façon dont petit à petit on voit grandir leurs dons, la façon dont ils se complètent et dont ils s’ouvrent à la magie qui les entourent de façon diamétralement opposée.

J’ai apprécié l’évolution du Duc, assez froid et distant au départ pour devenir un papa aimant et inquiet pour l’avenir de ses enfants.

J’aurais aimé pouvoir rencontrer la famille Borges: ces filles pleines de caractère, cette mère indépendante et ce père « historien ».

C’est un très beau livre dont les pages se tournent pour mettre en place une atmosphère et nous mener vers un final que l’on sent s’installer petit à petit.  J’ai l’impression de connaître Salicande, de m’y être promenée, de voir sa tour, sa bibliothèque, ses gens.  Certes, l’action vient surtout à la fin du livre mais tout ce qui se passe avant nous permet d’appréhender et de comprendre ce qui se passe de la meilleure façon qui soit.

C’est une lecture chaleureuse dont je lirai volontiers les trois volumes restants.

Ciné: Regression

 

Minnesota, 1990. L’inspecteur Bruce Kenner enquête sur un crime révoltant dont la jeune Angela accuse son père, John Gray.  Lorsque John avoue sa culpabilité de façon tout à fait inattendue et sans garder le moindre souvenir des faits, le docteur Raines, un célèbre psychologue, est appelé à la rescousse.  Il va devoir aider John à retrouver la mémoire, mais ce qu’ils vont découvrir cache un terrifiant mystère qui concerne le pays tout entier…

Voici un film dont j’attendais énormément mais qui s’est avéré tout à fait différent de ce que je pensais (oui, pour le moment c’est souvent le cas).  Avant de te donner mon avis, je te laisse la bande annonce ici.

Tout commence quand Angela (Emma Watson) accuse son père John d’avoir abusé d’elle.  Le père ne se souvient de rien mais avoue volontiers le crime sous prétexte qu’il croit en l’honnêteté de sa fille.  Devant cette situation que nous qualifierons de « spéciale », Bruce Kenner (Ethan Hawke) fait intervenir le Docteur Raines.  Celui-ci met John sous hypnose afin de lui permettre de faire une régression et de faire remonter ses souvenirs à la surface.  Lors de cette séance, John se souvient d’avoir abusé de sa fille mais il se souvient également ne pas avoir été le seul.  A la fin de sa régression, il donne à Bruce l’identité de la personne ayant également abusé d’Angela.  Il s’agit d’un flic, collègue de Bruce, et ami de la famille de John.  Le suspect clame son innocence mais est immédiatement placé en garde à vue pour viol sur mineure.

Angela, dont la vie n’a pas toujours été facile, se réfugie au sein de son Eglise.  C’est entre ces murs sacrés qu’elle accepte de raconter toute son histoire à Bruce.  Les faits sont encore plus atroces que ce à quoi Bruce s’attendait.  On a clairement affaire à une secte satanique, qui viole, tue et mange des enfants.  Une secte dont on ne s’échappe pas, dont seule la mort vous libère et qui trouve des ramifications jusque dans votre propre maison.  Bien vite, Bruce se rend compte que cette histoire est bien plus vaste que ce qu’il imaginait.  Des tensions se créent au sein de la police, tout le monde ne voit pas d’un bon œil la garde à vue du collègue, tout le monde ne veut pas croire en la théorie de Bruce.

J’ai trouvé le film pas mal même si certaines ficelles étaient assez grosses pour être décelées.  Les acteurs sont extraordinaires, Ethan Hawke est convaincant, Emma Watson est poignante.  L’ambiance du film est oppressante et sordide.  Les scènes concernant les activités de la secte satanique peuvent être dures.  On sent que Bruce veut résoudre cette affaire et on le voit s’enfoncer dans la noirceur et la paranoïa.  Angela a pourtant bien essayé de le mettre en garde concernant cette secte.  L’ambiance vous fera tourner la tête même si je ne suis pas complètement rentrée dans ce film.  Une fois que l’on a compris ce qui se passe, on attends juste de connaitre la raison.  Cependant, le sujet est bien traité même si je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire de la part d’Amenabar.

Un bon moment de cinéma mais pas aussi surprenant que je l’aurais souhaité.

 

Il faut sauver Zoé de Alyson Noël

Ma soeur était le genre de personne pour qui les nuages s’écartent et sur qui le soleil brille en permanence. Alors forcément, vivre à ses côtés, c’était risque de rester dans l’ombre.

Echo a connu des jours meilleurs, et son entrée au lycée n’annonce aucune embellie… Car comment s’épanouir alors que le souvenir de sa soeur, Zoé, disparue un an plus tôt, continue de la hanter ? 
Quant on lui le journal intime de Zoé, Echo découvre, au fil des pages, les secrets que cette dernière a toujours voulu cacher. Et, entre les lignes, le seul moyen pour Echo de se révéler…

L’histoire:

Il y a maintenant un an, Echo a perdu sa sœur Zoé dans des conditions tragiques.

Zoé n’était pas du tout comme Echo, elle était extravertie, populaire, impulsive, entourée de prétendants et rêvait de devenir mannequin.  Echo, quant à elle, a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur.  Elle est studieuse, n’a jamais eu de petit copain, ne s’intéresse pas fort à la mode et a les mêmes copines depuis la nuit des temps.

Depuis la disparition de Zoé, la situation familiale n’est plus ce qu’elle était : son père se réfugie dans le travail, sa mère dans les médicaments et Echo essaie de gérer la situation du mieux qu’elle peut.

A 15 ans, elle entre dans l’âge difficile de l’adolescence: un nouveau lycée, un premier petit copain, beaucoup de questionnements sur la vie…  Au lycée, elle reste la sœur de Zoé: les élèves la dévisagent, la montrent du doigt et chuchotent sur son passage, elle se sent observée et mal à l’aise.  Cependant, ses deux fidèles amies, Janey et Abby, l’aident à s’intégrer dans ce nouvel environnement, à affronter son quotidien.  Elles découvrent ensembles les premiers émois de l’adolescence, se créent un nouveau cercle d’amis et s’ouvrent à de nouvelles expériences.

Certaines rencontres vont plonger Echo dans le passé de sa sœur, au plus noir de son histoire, d’autres au contraire l’aideront à accepter l’absence, à faire son deuil et à vivre pour elle-même.  Echo va se rapprocher de Marc, le petit amis de Zoé avant le drame.  Cette rencontre va changer sa vie.  Marc lui remettra le journal intime de Zoé afin qu’elle puisse le lire et comprendre certaines choses.  Grâce à cela, elle va se rendre compte de ce qu’était vraiment la vie de sa sœur avec sa part de lumière mais également sa part d’ombre.  Cette lecture va l’aider à faire la paix avec elle-même, à trouver son chemin, à exister pour elle.  Elle va se découvrir, grandir, faire son deuil et rétablir la vérité.

Mon avis:

Ce livre est un mini coup de cœur et une belle découverte.

Echo est une ado attachante que l’on a envie de protéger et de voir grandir.  Depuis le décès de Zoé, elle essaie de garder la tête hors de l’eau.  Elle voit ses parents s’enfoncer chacun d’une façon différente.  Son père se laisse submerger par son travail et est, du coup, aux abonnés absents.  Sa mère est accablée par la douleur et décide de s’en remettre aux antidépresseurs, ces pilules qui la maintiennent dans un état comateux.  Au milieu de tout ça, Echo essaie d’avancer du mieux qu’elle peut, elle se veut bonne amie, studieuse.  Elle refuse de se laisser happer par la vague de douleur qui frappe à sa porte.  J’ai adoré suivre son évolution à travers les pages.  Je ne l’ai pas toujours comprise mais je l’ai toujours soutenue.

A travers son journal intime, on fait également la connaissance de Zoé, on voit la tragédie qui se dessine et on aimerait luit dire de se méfier, d’être prudente, parfois moins naïve…Sur la fin j’avais envie de lui crier de se rebeller, de ne pas se laisser faire, de montrer les dents. En vain, on savait depuis le départ que l’issue serait tragique.

J’ai vraiment eu du mal à refermer ce livre.  Plein de thèmes importants dans la vie d’un ado sont abordés: la scolarité, la popularité, les relations, le sexe, les réseaux sociaux.  J’ai aimé la plume de l’auteur, j’ai surtout apprécié que ce livre ne soit pas du tout moralisateur.  Si j’étais maman d’un ado, je le lui ferai lire pour qu’il/elle comprenne qu’il faut vivre sa jeunesse mais que certains choix peuvent avoir des conséquences dramatiques.

Si je devais lui donner des points, je lui mettrais un 9/10.

Si tu l’as lu, n’hésites pas à me faire part de tes commentaires.

Ciné: Crimson Peak

 

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York.  La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère.  Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ».  Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance le docteur Alan McMichael et Sir Thomas Sharpe.

Au vu de la bande-annonce que je te laisse ici, je ne m’attendais pas du tout au film que j’ai visionné.  Déçue?  Non, que du contraire.  Je pense même que ce film fera partie de mes chouchous de l’année.  Je m’attendais à un film à propos d’une jeune fille et d’une maison hantée, une histoire sordide, gore, avec des cris, de la terreur et beaucoup de sang mais, au final, rien de tout cela.

Le film commence par installer l’époque, le cadre et les personnages.  Nous sommes en pleine époque Victorienne avec tout ce que cela implique comme costumes, ambiance et décors.

Très jeune, Edith Cushing, perd sa maman.  Elle restera fort marquée par cet événement tragique.  Et comment ne pas l’être quand le soir même du décès, le fantôme de sa mère vient lui délivrer un bien curieux message « Prends garde à Crimson Peak ».  Edith est bien trop jeune pour comprendre mais garde en tête cet avertissement.

En grandissant, Edith se tourne vers la littérature et envisage de devenir écrivain.  De nature enjouée, elle décide d’écrire sur un sujet qui lui tient à cœur, les fantômes.  Bien que cette activité la marginalise, elle peut compter sur le soutien indéfectible d’Alan, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle.

Jim Cushing, le père d’Edith, est un industriel qui a réussi à force de travail et de courage.  C’est d’ailleurs pour rencontrer cet éminent industriel que Sir Thomas Sharpe fait le voyage depuis l’Europe.  Thomas a mis au point une machine qu’il souhaiterait développer avec l’aide financière de Jim.  Lors de sa visite à Jim, Thomas fait la connaissance d’Edith avec qui il sympathise et discute de son manuscrit.  On sent naître entre eux une attirance qui n’est pas du goût de tous.  Cependant, Edith s’épanoui auprès d’un Thomas s’investissant réellement dans son projet littéraire.  Après le décès tragique de son père, orpheline, Edith épouse Thomas et le suit sur ses terres en Europe.

Le jeune couple partage son toit avec Lucille Sharpe, la sœur de Thomas.  La maison, bien que d’un passé certainement somptueux s’apparente plus à une ruine qu’à un palais de contes de fées.  D’ailleurs, ce ne sont pas vraiment des fées qui peuplent cette bâtisse mais bien des fantômes qui commencent à se manifester auprès d’Edith.  Une ambiance malsaine et étouffante s’installe insidieusement à Hallerdale Hall.

J’ai vraiment adoré ce film, les décors et les costumes sont somptueux, les couleurs magnifiques.  Guillermo del Toro a réussi son pari de me transporter dans cette époque Victorienne où le froid de Crimson Peak transperce les murs.  Les acteurs sont excellents, Jessica Chastain et Tom Hiddleston campent parfaitement les frères Sharpe et Mia Wasikowska prête à Edith toute la douceur et le charme nécessaire à son personnage.

Même si je ne m’attendais pas du tout à ça, ce film est pour moi un coup de coeur.  Cependant, si tu souhaites réellement voir un film gore avec profusion de sang, chair et boyaux, tu risques d’être déçu.

Coeur Cookie de Cathy Cassidy

 

Jake vient juste de découvrir que son père a longtemps mené une double vie et qu’il a quatre demi-sœurs cachées : Honey, Summer, Skye et Coco.  Déjà bouleversé par cette nouvelle, il voit en plus son quotidien à Londres avec sa mère tourner au cauchemar.  Et il n’a nulle part où se réfugier.  À part peut-être chez ses demi-sœurs dans le Somerset ?  Mais il ne connaît rien de cette nouvelle famille…  Est-ce qu’il y sera le bienvenu ?  D’autant qu’il arrive en plein milieu du tournage d’une émission de télé-réalité…

J’avais vu passer ce livre chez pas mal de booktubeurs, du coup, quand je l’ai vu qui me tendait les pages sur l’étagère de la bibliothèque, ma pupille a irradié.  Il a suffi d’un petit coup d’œil à la quatrième de couverture pour me convaincre que nous repartirions ensemble.

Une fois terminé, je me suis rendue compte que ce livre fait partie de la série Les filles au chocolat, c’en est même le 6ème tome.  Heureusement, cela n’a pas du tout gâché ma lecture mais il semblerait que si je veux commencer la série depuis le début, je me suis spoilé quelques infos.

Cœur Cookie raconte l’histoire de Jake qui vit seul avec sa mère et ses deux demi-sœurs.  Son quotidien n’est pas fait d’or et de paillettes: la maman de Jake travaille sans relâche pour élever ses enfants, Jake donne un petit coup de main au restaurant de Mr. Zhao quelques heures par semaines, il s’occupe de ses sœurs quand sa maman travaille, monte les meubles de leur appartement, fait la lessive…  Bref, c’est un petit garçon qui grandi trop vite.

Jake n’a jamais connu son père, d’ailleurs sa maman n’en parle pas souvent et c’est très bien comme ça.  Puis un jour, il reçoit une lettre d’Honey qui prétend être une de ses demi-sœurs.  Au départ, il n’y porte pas grand intérêt mais quand la catastrophe arrive et qu’il pense se retrouver à la rue, il décide de partir à leur rencontre.  Il voit en elles une possibilité de lien vers son père absent qui, il l’espère, pourra l’aider à se sortir des ennuis dans lesquels il vient de plonger toute la famille.

Et là, commence une histoire magnifique.

J’ai adoré les personnages.  Jake est un ado touchant en quête d’une figure paternelle qu’il n’a jamais connue.  Il prend les choses très à cœur (trop peut-être), a des idées parfois bien arrêtées mais est prêt à tout pour sa famille.  Ses demi-sœurs sont charmantes, elles ont toutes des qualités et des caractères différents.  Elles ont traversé des périodes +/- difficiles et souhaitent l’aider à trouver ses marques au milieu de cette « nouvelle famille ».

J’ai aimé la façon dont les parents des 5 filles ont accueilli Jake ainsi que ce sentiment familial assez fort.  C’est plus qu’une famille, c’est un clan: ils sont unis, aimants et sont prêts à aider Jake dans ses démarches.

C’est un petit coup de cœur pour moi.  Si tu cherches un livre à l’ambiance cosy et chaleureuse, un livre doux et réconfortant, celui-ci se savoure comme un  bon Cookie.

Ciné: Solace

 

Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John Clancy (Anthony Hopkins), un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé.  En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable.

Euh!!! Comment te dire?  Je pourrais rebaptiser ce film « ça lasse ».

Le film avait pourtant tout pour lui: un pitch sympa, une méga star à l’affiche, Anthony Hopkins n’est pas un acteur inconnu qu’on a pioché dans une série B.  Bref, cela aurait pu/dû être bien, mais non.

Je m’explique: le FBI est confronté à un tueur en série et décide de faire appel à John Clancy, un médium à la retraire, qui les a aidé par le passé.  John a une histoire douloureuse: il est séparé de sa femme, sa fille est morte des suites d’une douloureuse maladie et son don de medium ne lui a épargné aucune des visions concernant le sort de sa fille.  Depuis la mort de cette dernière, il se terre dans sa maison de campagne où le FBI vient faire appel à ses services après la première vague de meutres non élucidés.

On comprend vite que John et l’enquêteur, Joe (Jeffrey Dean Morgan), se connaissent au-delà du cadre de l’enquête.  Joe est d’ailleurs toujours en contact avec l’ex-femme de John.  On sent également que malgré ce lien, rien ne fera bouger John de chez lui.  Rien, jusqu’à ce qu’il ait une vision en touchant le bras de la coéquipière de Joe, Katherine (Abbie Cornish).

Que l’on sache que John ait des visions ne me dérange pas, ce qui me chiffonne c’est la raison pour laquelle le pitch dévoile que le tueur en a également.  Dans le film ce « petit détail » n’est annoncé que passé la trentième minute.  On assiste donc à des visites de scènes de crimes en sachant que le tueur est medium alors que les enquêteurs eux-mêmes l’ignorent.  Par conséquent, certains détails du film tombent complètement à plat.  Et CQFD le film est plombé!

Une fois que tout le monde est mis au courant de la capacité du tueur (par tout le monde je veux dire John, toi mais surtout les enquêteurs) on tourne en rond.  Après quelques facilités scénaristiques, on débouche maladroitement sur la question « il y a-t’il des raisons qui peuvent faire passer un meurtre pour un acte de bonté? ».

Bref, ça m’a saoulé.  La fin du film n’a ni queue, ni tête par contre, elle est magnifiquement bâclée.  Je ris encore de la remarque d’un gars assis plus haut « Quoi, c’est ça la fin? ».  Et oui, Hopkins a définitivement touché le fond!!!

Un flop, un bide, passe ton chemin sans le regretter!!!