Ciné: Regression

Regression

Minnesota, 1990. L’inspecteur Bruce Kenner enquête sur un crime révoltant dont la jeune Angela accuse son père, John Gray.  Lorsque John avoue sa culpabilité de façon tout à fait inattendue et sans garder le moindre souvenir des faits, le docteur Raines, un célèbre psychologue, est appelé à la rescousse.  Il va devoir aider John à retrouver la mémoire, mais ce qu’ils vont découvrir cache un terrifiant mystère qui concerne le pays tout entier…

Voici un film dont j’attendais énormément mais qui s’est avéré tout à fait différent de ce que je pensais (oui, pour le moment c’est souvent le cas).  Avant de te donner mon avis, je te laisse la bande annonce ici.

Tout commence quand Angela (Emma Watson) accuse son père John d’avoir abusé d’elle.  Le père ne se souvient de rien mais avoue volontiers le crime sous prétexte qu’il croit en l’honnêteté de sa fille.  Devant cette situation que nous qualifierons de « spéciale », Bruce Kenner (Ethan Hawke) fait intervenir le Docteur Raines.  Celui-ci met John sous hypnose afin de lui permettre de faire une régression et de faire remonter ses souvenirs à la surface.  Lors de cette séance, John se souvient d’avoir abusé de sa fille mais il se souvient également ne pas avoir été le seul.  A la fin de sa régression, il donne à Bruce l’identité de la personne ayant également abusé d’Angela.  Il s’agit d’un flic, collègue de Bruce, et ami de la famille de John.  Le suspect clame son innocence mais est immédiatement placé en garde à vue pour viol sur mineure.

Angela, dont la vie n’a pas toujours été facile, se réfugie au sein de son Eglise.  C’est entre ces murs sacrés qu’elle accepte de raconter toute son histoire à Bruce.  Les faits sont encore plus atroces que ce à quoi Bruce s’attendait.  On a clairement affaire à une secte satanique, qui viole, tue et mange des enfants.  Une secte dont on ne s’échappe pas, dont seule la mort vous libère et qui trouve des ramifications jusque dans votre propre maison.  Bien vite, Bruce se rend compte que cette histoire est bien plus vaste que ce qu’il imaginait.  Des tensions se créent au sein de la police, tout le monde ne voit pas d’un bon œil la garde à vue du collègue, tout le monde ne veut pas croire en la théorie de Bruce.

J’ai trouvé le film pas mal même si certaines ficelles étaient assez grosses pour être décelées.  Les acteurs sont extraordinaires, Ethan Hawke est convaincant, Emma Watson est poignante.  L’ambiance du film est oppressante et sordide.  Les scènes concernant les activités de la secte satanique peuvent être dures.  On sent que Bruce veut résoudre cette affaire et on le voit s’enfoncer dans la noirceur et la paranoïa.  Angela a pourtant bien essayé de le mettre en garde concernant cette secte.  L’ambiance vous fera tourner la tête même si je ne suis pas complètement rentrée dans ce film.  Une fois que l’on a compris ce qui se passe, on attends juste de connaitre la raison.  Cependant, le sujet est bien traité même si je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire de la part d’Amenabar.

Un bon moment de cinéma mais pas aussi surprenant que je l’aurais souhaité.

 

Ciné: Crimson Peak

Crimson

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York.  La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère.  Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ».  Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance le docteur Alan McMichael et Sir Thomas Sharpe.

Au vu de la bande-annonce que je te laisse ici, je ne m’attendais pas du tout au film que j’ai visionné.  Déçue?  Non, que du contraire.  Je pense même que ce film fera partie de mes chouchous de l’année.  Je m’attendais à un film à propos d’une jeune fille et d’une maison hantée, une histoire sordide, gore, avec des cris, de la terreur et beaucoup de sang mais, au final, rien de tout cela.

Le film commence par installer l’époque, le cadre et les personnages.  Nous sommes en pleine époque Victorienne avec tout ce que cela implique comme costumes, ambiance et décors.

Très jeune, Edith Cushing, perd sa maman.  Elle restera fort marquée par cet événement tragique.  Et comment ne pas l’être quand le soir même du décès, le fantôme de sa mère vient lui délivrer un bien curieux message « Prends garde à Crimson Peak ».  Edith est bien trop jeune pour comprendre mais garde en tête cet avertissement.

En grandissant, Edith se tourne vers la littérature et envisage de devenir écrivain.  De nature enjouée, elle décide d’écrire sur un sujet qui lui tient à cœur, les fantômes.  Bien que cette activité la marginalise, elle peut compter sur le soutien indéfectible d’Alan, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle.

Jim Cushing, le père d’Edith, est un industriel qui a réussi à force de travail et de courage.  C’est d’ailleurs pour rencontrer cet éminent industriel que Sir Thomas Sharpe fait le voyage depuis l’Europe.  Thomas a mis au point une machine qu’il souhaiterait développer avec l’aide financière de Jim.  Lors de sa visite à Jim, Thomas fait la connaissance d’Edith avec qui il sympathise et discute de son manuscrit.  On sent naître entre eux une attirance qui n’est pas du goût de tous.  Cependant, Edith s’épanoui auprès d’un Thomas s’investissant réellement dans son projet littéraire.  Après le décès tragique de son père, orpheline, Edith épouse Thomas et le suit sur ses terres en Europe.

Le jeune couple partage son toit avec Lucille Sharpe, la sœur de Thomas.  La maison, bien que d’un passé certainement somptueux s’apparente plus à une ruine qu’à un palais de contes de fées.  D’ailleurs, ce ne sont pas vraiment des fées qui peuplent cette bâtisse mais bien des fantômes qui commencent à se manifester auprès d’Edith.  Une ambiance malsaine et étouffante s’installe insidieusement à Hallerdale Hall.

J’ai vraiment adoré ce film, les décors et les costumes sont somptueux, les couleurs magnifiques.  Guillermo del Toro a réussi son pari de me transporter dans cette époque Victorienne où le froid de Crimson Peak transperce les murs.  Les acteurs sont excellents, Jessica Chastain et Tom Hiddleston campent parfaitement les frères Sharpe et Mia Wasikowska prête à Edith toute la douceur et le charme nécessaire à son personnage.

Même si je ne m’attendais pas du tout à ça, ce film est pour moi un coup de coeur.  Cependant, si tu souhaites réellement voir un film gore avec profusion de sang, chair et boyaux, tu risques d’être déçu.

Ciné: Solace

Solace

Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John Clancy (Anthony Hopkins), un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé.  En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable.

Euh!!! Comment te dire?  Je pourrais rebaptiser ce film « ça lasse ».

Le film avait pourtant tout pour lui: un pitch sympa, une méga star à l’affiche, Anthony Hopkins n’est pas un acteur inconnu qu’on a pioché dans une série B.  Bref, cela aurait pu/dû être bien, mais non.

Je m’explique: le FBI est confronté à un tueur en série et décide de faire appel à John Clancy, un médium à la retraire, qui les a aidé par le passé.  John a une histoire douloureuse: il est séparé de sa femme, sa fille est morte des suites d’une douloureuse maladie et son don de medium ne lui a épargné aucune des visions concernant le sort de sa fille.  Depuis la mort de cette dernière, il se terre dans sa maison de campagne où le FBI vient faire appel à ses services après la première vague de meutres non élucidés.

On comprend vite que John et l’enquêteur, Joe (Jeffrey Dean Morgan), se connaissent au-delà du cadre de l’enquête.  Joe est d’ailleurs toujours en contact avec l’ex-femme de John.  On sent également que malgré ce lien, rien ne fera bouger John de chez lui.  Rien, jusqu’à ce qu’il ait une vision en touchant le bras de la coéquipière de Joe, Katherine (Abbie Cornish).

Que l’on sache que John ait des visions ne me dérange pas, ce qui me chiffonne c’est la raison pour laquelle le pitch dévoile que le tueur en a également.  Dans le film ce « petit détail » n’est annoncé que passé la trentième minute.  On assiste donc à des visites de scènes de crimes en sachant que le tueur est medium alors que les enquêteurs eux-mêmes l’ignorent.  Par conséquent, certains détails du film tombent complètement à plat.  Et CQFD le film est plombé!

Une fois que tout le monde est mis au courant de la capacité du tueur (par tout le monde je veux dire John, toi mais surtout les enquêteurs) on tourne en rond.  Après quelques facilités scénaristiques, on débouche maladroitement sur la question « il y a-t’il des raisons qui peuvent faire passer un meurtre pour un acte de bonté? ».

Bref, ça m’a saoulé.  La fin du film n’a ni queue, ni tête par contre, elle est magnifiquement bâclée.  Je ris encore de la remarque d’un gars assis plus haut « Quoi, c’est ça la fin? ».  Et oui, Hopkins a définitivement touché le fond!!!

Un flop, un bide, passe ton chemin sans le regretter!!!

Ciné: Seul sur Mars

 SSM

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Ce n’est clairement pas le style de film qui m’attire à la base mais j’ai passé un super moment cinéma.  Je peux d’ores et déjà te dire que si on m’avait oublié sur Mars j’aurais survécu 4 heures (et encore, je suis optimiste).  Mark Watney, le biologiste de l’équipe d’astronautes qui étaient en expédition sur Mars va devoir faire bien mieux que ça!  Après, lui et moi n’avons pas avec la même formation.  L’avantage quand tu es biologiste, c’est que tu t’y connais un minimum en sciences.  Oui, ça a l’air bête mais pour ta survie sur la planète rouge c’est « relativement » très important.

Mark est organisé et méthodique, il commence donc à faire l’inventaires des vivres qui lui restent et à estimer son temps de survie.  Il se rend vite compte qu’il ne tiendra pas jusqu’à la prochaine mission sur Mars avec les réserves de nourriture en sa possession et décide de prendre les choses en mains.  Et mon Dieu qu’il est doué, doté d’un sens de l’humour que je ne suis pas certaine d’avoir si je me retrouvais coincée à des années de chez moi, sur une planète dont le seul fait de respirer l’air pourrait me tuer.  Mais Mark est cool, tranquille et détendu, il se filme quotidiennement pour nous expliquer ses progrès, fait des blagues…En gros, c’est le pote que tu n’aurais pas voulu laisser seul sur une planète abandonnée.

J’ai halluciné avec tout ce qu’il a mis en œuvre pour assurer sa survie, sa façon d’entrer en contact avec la terre, de transmettre des infos primordiales à son sauvetage…  Mark est véritablement un HERO.  Mais un héro, coincé tout seul sur Mars, c’est quand même pas terrible.  Du coup, la NASA élabore différents scénarios de sauvetage, fait des maquettes, des tests mais le temps ne joue pas vraiment en la faveur de notre héro solitaire.  C’est à ce moment-là que ses anciens coéquipiers s’en mêlent.

Conclusion: C’était bon, très bon et ça fait réfléchir.

Dès lors, si tu veux faire la connaissance d’un martien par intérim, je t’invite vivement à te rendre dans une salle de cinéma, t’acheter un ticket et t’asseoir bien au fond de ton fauteuil.  Le décollage vers Mars commencera dans 3, 2, 1….

Ciné: Le nouveau stagiaire

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Le_Nouveau_StagiaireLe week-end dernier, je me suis offert une petite séance de ciné en famille.  Pour mettre tout le monde d’accord (mon oncle, ma tante et ma cousine), nous sommes allés voir Le nouveau stagiaire.

Le synopsis est le suivant: Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin. 

La bande annonce du film en VF est ici

Jules (Anne Hathaway) se retrouve à la tête d’une start-up en plein boom qui compte actuellement plus de 200 employés.  Elle travaille sans relâche, à tous les postes, ne rechigne pas devant l’effort…Bref, elle est la boss de rêve, la self-made woman, la nana qui sait tout faire.  Seulement voilà, elle commence à avoir du mal à gérer de main de maître sa société qui cartonne et sa vie de famille qui périclite.

Pour que la société continue à garder une image innovante et dynamique, on engage des stagiaires de tout âges et de tous bords, en cela compris des seniors.  Après un entretien d’embauche en règle, Ben (Robert De Niro), veuf à la retraite que l’envie de travailler titille, devient le stagiaire personnel de Jules.  Malgré des début difficiles, l’expérience s’avoue finalement profitable à tous: les jeunes stagiaires, les employés, Jules et Ben.

Oui je t’entends déjà dire « encore la typique comédie américaine complètement gnan gnan qui se terminera sur un parfait Happy End ».  Euh oui aussi!!! Mais est-ce que c’est mal?  J’ai passé un bon moment dans une salle de ciné ou je n’étais pas la seule à rire (donc pas la seule à apprécier).  Je me suis dit que ce stagiaire avait quand même bien du courage de se remettre dans le bain, de poster un CV sous forme de vidéo, de se mettre à l’informatique et de découvrir les réseaux sociaux.  Bref grand respect pour cet homme qui m’a donné le sourire et la pêche.  Chapeau bas à De Niro qui est juste parfait dans le rôle!

Jules n’est pas en reste.  Elle a su donner vie à son rêve, le mener à bien, trouver des solutions aux problèmes quotidiens d’une dirigeante de société.  Elle n’hésite pas à relever les manches tout en gardant une attitude joviale vis-à-vis de son personnel.  Alors certes, elle n’est pas parfaite mais que celui qui l’est lui jette la première pierre.   Bien que son planning ne compte pas assez d’heures pour caser sa vie professionnelle et sa vie privée, elle donne sa chance à ce nouveau stagiaire et reste très ouverte sur les opinions/conseils de ce dernier.  D’un point de vue perso, la vie de Jules n’est pas toute rose et la petite bulle qu’elle s’était créée est sur le point d’exploser.

Je ne t’en dit pas plus si ce n’est qu’il y a une floppée d’autres personnages à découvrir: la masseuse, l’assistante de Jules, son bras droit, le petit stagiare…

Enfin bref, si tu veux passer un bon moment, ne pas te prendre le chou, te détendre et rire un bon coup, je te conseille fortement cette typique comédie américaine complètement gnan gnan qui se terminera sur un parfait Happy End!!!

La bise,

Isa