Cité 19 – Stéphane Michaka

Paris

Paris, 2013 ; Faustine, la fille du gardien-chef du musée d’Orsay, vit son adolescence entre ses amis de lycée et le musée où elle flâne le soir après la fermeture. Quand des policiers frappent à sa porte pour lui annoncer la mort de son père, son univers s’écroule. Après avoir dû l’identifier à la morgue, Faustine, assaillie de doutes et de questions décide de mener l’enquête. Inconsciente du danger qui la guette, elle va mettre le pied dans une redoutable machination : un groupe de savants capture en effet des cobayes et les envoie dans le passé pour s’en approprier les richesses !
Faustine se laisse kidnapper volontairement car elle est sûre que son père est prisonnier de cette expérience terrifiante. La voilà en route pour le Paris du 19ème siècle et une aventure palpitante où elle devra traquer un assassin sanguinaire. Aidée par ses amis, elle tentera de déjouer la machination aux confins de la science-fiction, qui la changera à jamais.

Mon avis:

Avant toute chose, je te rappelle que j’ai lu ce livre en lecture commune avec Stéphanie du blog Ma passion des livres.  Je la remercie une fois de plus pour sa collaboration et Steph, si tu passes par là, c’est toujours un plaisir d’échanger avec toi.  Ici, le lien vers sa chronique à elle.

Steph et moi avons des avis un peu pareils mais quand même différents sur Cité 19.  En fait, je suis un peu plus dure qu’elle avec ce roman.  Pour la petite histoire, cela faisait des mois que je regardais les youtubeuses et  lisais les commentaires positifs des blogueuses sur ce livre, c’est donc tout naturellement qu’il a atterri dans ma PAL.  Alors, oui, j’en attendais beaucoup (peut-être trop) et du coup, bof bof quoi.

Je m’explique: la première chose qui me chiffonne c’est le style de l’auteur.  Alors, certes c’est du jeunesse pas du Dumas mais je trouve qu’il lance beaucoup de pistes dont il ne fait rien, il s’éparpille, il ne creuse pas, il passe du coq à l’âne et ça…je n’aime pas beaucoup.  Comme c’est du jeunesse, je ne fais pas trop ma difficile mais quand même, à la longue, ça m’a un peu saoulé.

Le portrait de Faustine est vite dressé en début de livre mais là encore, quelque chose coince.  On essaie de me faire croire qu’une nana de 17 ans vit seule dans un appartement à Paris (ville où réside son père avec qui elle entretien de bonnes relations) parce que sa mère a disparu et qu’elle a besoin de son indépendance.  T’en connais beaucoup toi des pères qui disent à leur fille de 16 ans « Oui, chérie, prends toi un appart et fais ta vie, je sponsorise.  Oui, je comprends bien que tu sois triste parce que ta mère nous a abandonné il y a plus de 10 ans!!! ».  Moi perso, j’en connais pas beaucoup.  Mais Faustine, elle a un père vachement cool dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il travaille comme gardien au Musée d’Orsay.

Au début du roman, Faustine a un comportement, comment dire…bizarre.  Elle fait partie d’une bande et « pense » avoir tué quelqu’un par inadvertance, sans vraiment le vouloir.  Si, si j’te jure parfois tu sais pas si t’as vraiment tué quelqu’un et puis au fond, on s’en fout un peu non?  Non?!  Suis-je donc la seule sur cette planète à trouver ça bizarre?!

Mais Faustine a des amis: deux en fait.  En même temps, avec des amis pareils, je ne suis pas certaine qu’elle ait besoin de beaucoup d’ennemis.  Mais là encore, c’est mon avis et je te laisse découvrir le pourquoi de cette petite phrase.  Je suis certaine que ça va te plaire!

Puis un jour, comme par magie ou presque (oui c’est un des passages que je trouve bâclé) Faustine se retrouve dans le Paris du 19ème.  Ahh, là c’est bonheur.  Elle tombe sur un tueur en série quand le concept de tueur en série n’existe pas encore.  Et elle décide de le trouver et mettre un terme à ces crimes atroces.  Pour ce faire, elle met toute les chances de son côté et se fait engager comme journaliste sous le nom de Faustin (oui, elle est aussi un peu garçon, ne cherche pas à comprendre, tu vas avoir mal au crâne).  Du coup, je frétille un peu du slip, je passe à travers les incohérences et je me dis que tout compte fait, ça risque d’être pas mal.  Et au final, ça le fait.  L’enquête avance, on suit Faustine dans ses recherches.  On découvre le Paris Haussmannien en construction.  On assiste à l’émergence d’une ville où le beau côtoie le laid.  Et quand on est bien dans l’histoire, BAM…un retournement de situation pourri.  Un truc qui m’a cassé.  Il m’a fallu quelques pages pour m’en remettre, pour me faire à l’idée de cette Cité 19.  Mais là encore, plusieurs détails (sur lesquels je ne m’étendrais pas pour ne pas te gâcher la surprise) ne s’emboitent pas comme je le voudraient, l’auteur lance des infos dont on ne fait rien.

La fin est à la hauteur du reste puisque le livre est coupé à un endroit peu probable de l’histoire.  Alors oui, je lirai le suivant parce que j’ai envie de savoir comment l’histoire va évoluer mais clairement la suite n’est pas tout en haut de ma Wish List.

Si je devais résumer ce livre en une phrase, je dirai « Beaucoup de bruit pour rien ».  Après, ce n’est pas désagréable, c’est pas tout mauvais non plus mais on peut clairement mieux faire.

 

Love Letters to the Dead – Ava Dellaira

Love letters to the dead

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

L’histoire:

Suite au décès de sa soeur May, Laurel décide de changer d’école pour ne pas avoir à subir les regards plein de pitié des élèves et des profs.  Une nouvelle école représente pour elle un nouveau départ.  Lors du cours d’anglais, la prof leur donne un devoir particulier: ils doivent écrire une lettre à une personne décédée.  Contre tout attente, Laurel décide d’écrire à Kurt Cobain dont sa soeur May était folle.  Elle écrira ensuite de nombreuses lettres à des personnes décédées telles que River Phoenix, Judy Garland, Amy Winehouse…

Mon avis:

J’ai surkiffé, j’ai adoré, j’ai aimé ce livre au-delà de mes attentes et j’étais vraiment émue en le refermant.  Pour tout te dire, j’ai même versé ma petite larme, la buée plein les lunettes dans mon lit à 1.30 du matin.  Autant t’avouer que ma tête du lendemain n’était pas des plus flatteuse.

J’ai adoré Laurel dans sa quête d’elle-même.  Au début du roman, on sent qu’elle se culpabilise de la mort de sa soeur, que sa situation familiale lui pèse, que quelque chose ne va pas mais qu’elle tente malgré tout de s’en sortir et de vivre une vie normale.  On sent qu’elle prend beaucoup sur elle, qu’elle ne veut pas rajouter à la douleur des personnes qui l’entourent et qui ont également subi une perte.  Elle couve son père, fait tout pour contenter sa tante, essaie un maximum d’être agréable avec sa mère.  Elle fait de son mieux.

Dans son nouveau lycée, elle se fait vite de nouveaux amis: Nathalie et Hannah l’adoptent rapidement tout comme Kristen et son amoureux.  Sans compter, qu’elle attire les regards de la gent masculine.  Mais le jour où elle croise son ancienne meilleure amie, on sent qu’elle perd un peu pied, qu’elle essaie un maximum de contrôler son nouvel univers: un univers qui ne connaît pas May, qui ne sait rien d’elle et surtout pas qu’elle est morte.

Outre le fait que j’ai adoré Laurel, les autres personnages de ce livre sont hyper attachants.  Nathalie, l’artiste, est la fille que tu veux avoir dans ta vie: elle a l’oeil pour le détail, essaie sans cesse de faire plaisir, il y a comme un trop plein d’amour en elle.  Elle a vraiment été un de mes personnages chouchou.  Hannah est une tornade, elle a une voix de malade, elle est jolie, branchée et un peu délurée.  On sent qu’elle se noie dans les fêtes pour oublier sa vie.  Et Sky est le prototype du gentil « Bad Boy » et je ne vais pas te mentir, j’ai un faible pour ce genre de personnage.

Grâce à ses amis, Laurel va peu à peu se reconstruire et gérer la mort de sa soeur, elle va apprendre à canaliser, à faire le tri de ses émotions, à pardonner et à vivre pour elle et non pas pour une autre.  Elle va se révéler au fur et à mesure des pages.  On va apprendre à la connaître via les personnes à qui elle écrit.  Ses destinataires ne sont pas choisi au hasard, ils ont tous un passif assez lourd, un part de lumière mais également une grosse part d’ombre.  Leur fin a bien souvent été à la hauteur de leur succès, fulgurante et tragique.  Au final, il n’est resté d’eux que leur talent.  Laurel va se construire à travers eux, se révéler au monde, affronter ses démons, faire face à ses traumas.

La fin est magnifique, certes certains passages sont durs, on aimerait l’aider, la protéger, intervenir mais on est juste là pour la regarder grandir et renaître de ses cendres.

Je suppose que tu as compris que ce livre est un immense coup de coeur pour moi.  Je ne m’y attendais pas du tout mais finalement le bonheur est très souvent là où l’on ne l’attend pas.

Des bizoss,

Isa

18 Lunes – Kami Garcia & Margaret Stohl

18 lunes

Ethan Wate pensait qu’il s’habituait aux étranges et invraisemblables événements qui se déroulaient à Gatlin, sa petite ville du Sud des Etats-Unis. Mais maintenant que lui et Lena sont rentrés, les mots « étrange » et « invraisemblable » ont pris un sens nouveau. Des essaims de sauterelles, une chaleur record et des tempêtes dévastatrices ravagent Gatlin comme Ethan et Lena lutte pour comprendre les conséquences de son choix. Même la famille de puissants Enchanteurs de Lena en est affectée – et leurs pouvoirs commencent à s’en ressentir. Plus le temps passe, plus une question se pose : Qu’est-ce – ou qui – devra être sacrifié pour sauver Gatlin ?
Pour Ethan, le chaos est une distraction effrayante mais bienvenue. Il est de nouveau hanté par ses rêves, mais cette fois il n’y a plus Lena – et tout ce qui l’obsède le suit hors de ses songes dans la réalité. Pire que ça, Ethan perd progressivement des parts de lui – oubli de noms, de numéros de téléphones, même de souvenirs. Il ne comprend pas ce qui se passe, et la plupart du temps il est trop apeuré pour demander.

Parfois il n’y a pas qu’une réponse ou qu’un seul choix. Parfois on ne peut retourner en arrière. Et cette fois, il n’y aura pas de fin heureuse.

L’histoire:

Suite à la 17ème lune, l’ordre des choses à été perturbé.  La petite ville de Gatlin connaît une sécheresse comme jamais elle n’en a vu auparavant.  Les habitants commencent à parler d’apocalypse et de fin du monde et les enchanteurs voient leurs pouvoirs perturbés.

Ethan et son entourage ne sont pas épargnés par ces changements.  Que se passera-t’il à la 18ème lune?  Comment faire pour rétablir l’ordre des choses?

Mon avis:

Si tu n’as pas lu les tomes précédents et que tu ne veux pas trop en savoir sur l’histoire, je te conseille de passer ton chemin.

Je suis mitigée.  J’avais trouvé le tome 2 bien meilleur que le tome 1 mais je trouve à ce troisième opus certaines longueurs.  L’histoire ne finit pas de se mettre en place, une fois qu’on voit vers où l’on va, on traîne à y aller, on tergiverse, on tourne en rond.  Certes, certains passages sont intéressants: on en apprend plus sur Sarafine (la mère de Lena), sur la façon dont elle est devenue ténèbres.

On voit apparaître de nouveaux personnages, on en approfondi d’autres (je pense à Liv et à John).  Link se développe dans son nouveau rôle tout comme Macon et Lena s’acclimatent à leurs nouveaux pouvoirs mais mis à part ça…Bof Bof Bof.

Vu la fin en cliffhanger, je lirai 19 Lunes mais sans plus d’enthousiasme que cela.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

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À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois.  Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.

Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements: l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ?  Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?  Et comment écrit-on un roman à succès ?

Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias.

L’histoire

Tout commence avec la panne d’écriture de Marcus Goldman.  Marcus est un jeune auteur talentueux comptant un best-seller à son actif.  Pas mal quand on a écrit un seul livre!  Seulement voilà, le contrat qui le lie à son éditeur stipule que Marcus doit lui fournir 5 romans et vu la panne d’écriture dont il souffre, ce n’est pas du tout cuit.  Pour pallier à ce petit problème de manque d’inspiration, Marcus décide de se rendre chez son ami et ancien professeur, Harry Quebert, lui-même auteur d’un des plus gros succès littéraire américain: Les origines du mal.

Sa petite retraite du monde public va en effet le remettre sur le chemin de l’écriture mais pas du tout comme il se l’imaginait.  En effet, une fois à Aurora, Harry est accusé du meurtre de Nola Kellergan, une jeune adolescente de 15 ans qui a disparu 33 années plus tôt.  Marcus sent qu’Harry n’est pas coupable et prétend bien découvrir le fin mot de l’histoire.  Il se met donc à enquêter sur la disparition de Nola.  Ce que Marcus n’avait pas tout à fait prévu, est qu’Harry ait eu une relation avec une fillette de 15 ans alors que lui en avait passé 30.

Depuis sa prison, Harry jure ne pas être coupable et décide d’aider Marcus dans son enquête.  Très vite, Marcus sent qu’il dérange, que ses questions importunent, que les gens n’ont pas envie d’aider un homme ayant eu une relation avec une fille de 15 ans.  Puis les lettres de menaces arrivent, suivie de l’incendie de la maison de Harry.  Mais, cela n’effraie pas Marcus qui entend bien découvrir ce qui est arrivé à la petite Nola.

Ses recherches le mènent sur plusieurs pistes pour enfin découvrir ce qu’il s’est réellement passé ce 31 août 1975.

Mon avis

C’est mon premier Dicker et il y a fort à parier que ce ne sera pas le dernier.  J’ai trouvé que l’auteur sait jouer avec le temps, avec nos nerfs et avec les personnages.  Son style est fluide et le monde qu’il a créé m’a beaucoup plus.  On met les pieds dans la petite ville d’Aurora où tout le monde à son avis sur son voisin.  On découvre une flopée de personnages allant de la serveuse au richissime héritier d’une entreprise qui fonctionne.  Les personnages ont tous une histoire personnelle qui d’une façon ou d’une autre va influencer ce qui s’est passé le 31 août 1975.

La construction du livre m’a également plu.  Par exemple, j’ai aimé que chaque chapitre commence par un conseil sur l’écriture d’un bon livre.  Le roman fonctionne sur un système de flash-back nous permettant de connaître et de développer la relation d’amitié Marcus/Harry mais aussi les relations que Nola et Harry entretenaient avec leur entourage en 1975.  Cependant, je te rassure, les flash-back sont utilisés à bon escient, le récit est clair et on arrive parfaitement à se situer dans le temps.

Du point de vue de l’intrigue, je n’ai qu’un mot à dire: BRAVO.  L’auteur sait nous faire tourner les pages.  On a envie de savoir ce qui est arrivé à Nola et aux personnes qui gravitent autour d’elle.  On va de surprise en surprise et de suspect en suspect jusqu’au dénouement final.

Gros coup de Coeur pour ce roman à l’intrigue captivante que je te recommande fortement.

Des bizoos,

Isa

Tranche de vie: Leo sur son petit pot

Mon petit biscuit commence l’école au mois d’avril.  Et qui dit école, dit propreté.  Je suis dans la phase où j’essaie de le faire aller sur son petit pot (et d’éviter d’avoir 63 pantalons de training à lessiver par jour).

Tout le monde te le dira, l’important c’est de ne pas le stresser et de le laisser aller à son rythme.  Je dois dire que c’est un bien joli conseil mais quand il ne te reste plus que 2 mois pour rendre ton enfant « anti-fuites », la pression monte.

Du coup, j’ai décidé de l’intéresser au sujet via les héros de ses livres préférés.  Voici ma sélection:

Pot - P'tit loup

P’tit Loup apprend des choses tous les jours, en même temps que ses copains et copines entre 2 et 4 ans !

Cette fois-ci, il découvre le pot.  Qu’est-ce que c’est que cet objet bizarre ? Heureusement son papa et sa maman sont là pour l’aider à comprendre !

– Sous la plume d’Orianne Lallemand et les illustrations craquantes d’Eléonore Thuillier, P’tit Loup prend vie pour aider les tout-petits à découvrir l’apprentissage du quotidien !

POT - animé

Aller sur le pot n’est pas toujours une mince affaire.  Ce livre animé, unique, permet à l’enfant d’aborder par le jeu cet objet qu’il a du mal à adopter.  C’est un outil important dans l’apprentissage de la propreté de votre enfant.

Pot - Trotro

Il est grand temps que Zaza, la petite soeur de Trotro, apprenne à ne plus faire dans ses couches. Pour lui apprendre à se mettre sur le pot, elle a un professeur plutôt rigolo, c’est Trotro !

Pot - p'tit lapin

Pendant que Simon, alias Superlapin, jouait aux billes avec son petit frère Gaspard, une odeur bizarre est montée dans la pièce.  Très, très mauvaise, cette odeur.  Elle venait de la couche de Gaspard.  « Il faut aller sur ton pot ! » a dit Maman.  « C’est pas moi, c’est Simon ! » a pleurniché et menti Gaspard.

Simon est parti jouer chez son ami Ferdinand.  Le soir au dîner, quand Simon raconte sa journée à la piscine, un endroit pour grands où les couches sont interdites, Gaspard est intéressé, et il a une bonne idée…

Pot - T'choupi

Papa a installé un pot pour T’choupi, mais ce que T’choupi préfère, c’est aller sur les toilettes des grands… et tirer la chasse d’eau !

Je te rassure, je ne suis pas folle (si, si, j’te jure, je suis saine d’esprit), je ne lui ai pas acheté 5 livres sur le sujet…  J’ai bien compris que je ne devais pas le stresser.

J’ai opté pour P’tit loup va sur son pot qui se centre plus sur l’objet pot en lui-même que sur ce qu’on y fait vraiment.  De plus, comme il collectionne les livres sur P’tit loup, ça tombait bien.

J’ai également acheté Sur le pot qui est un livre animé où il peut faire en sorte que le personnage s’asseye sur son petit pot, qu’il prenne du papier toilette…Il est plus éducatif.

Les autres livres sont très bien aussi, c’est pour cela que je t’en parle.  Il y a bien entendu une tonne d’autres livres sur le sujet mais ceux-ci sont nos préférés.  Leo voue un amour infini à L’âne Trotro et à Simon le petit lapin, et comme sa Tata Maude collectionne les T’choupi

Voilà j’ai fini de te parler pipi caca et te laisse maintenant retourner à une activité normale 🙂

Des bisous,

Isa

 

L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

Ombre du vent

1945.  Barcelone se réveille après neuf années de guerre.  Dans une ruelle étroite, deux silhouettes émergent du petit jour.  Un père, libraire, et son fils de 10 ans s’en vont sacrifier à un rituel centenaire.  Bientôt, le Cimetière des livres oubliés leur ouvrira ses portes.  Parmi les fantômes et les rayonnages, le jeune Daniel choisira un volume, un seul.  Ce sera L’Ombre du vent.  Dès lors, la recherche de son auteur, Julián Carax, obsédera Daniel jusqu’à façonner le cours de son existence…

L’histoire

La vie de Daniel Sempere va changer le jour où son père l’emmène au Cimetière des livres oubliés.  Son père lui explique qu’une fois sur place, il aura le droit de choisir un livre, un seul parmi tous ceux présents dans ce local.  Le choix de Daniel se porte sur L’ombre du vent de Julian Carax.  Ce choix anodin va marquer le reste de son existence.

Ce changement commence lorsqu’un richissime libraire de Barcelone entend parler du livre.  Il propose à Julian de le lui racheter à prix d’or mais celui-ci refuse.  Daniel s’est attaché à ce livre et à son histoire.   Il l’a tellement aimé qu’il entame des recherches sur son auteur.  Ces recherches vont durer des années pendant lesquelles Daniel va grandir, vivre ses premiers émois amoureux, prendre conscience des atrocités de la guerre, de la valeur d’une véritable amitié,…

Daniel va se passionner pour la vie de Julian et remuera ciel et terre pour connaître son histoire.  Mais l’histoire de Julian n’est pas de celle que l’on trouve dans les contes de fées.  Daniel apprendra malgré lui qu’il n’est pas toujours bon de vouloir trouver celui qui ne veut pas l’être.

Mon avis

J’ai adoré ce livre.  Si je suis 100% honnête, je l’ai « lu » en audiolivre.  Une amie m’a conseillé un site qui propose des audiolivres en espagnol et j’ai foncé.  Ce n’est pas la première oeuvre que je lis de cet auteur et je suis toujours aussi séduite par sa plume.  Son écriture est fluide et Carlos Ruiz Zafon sait rythmer son roman.  Il n’y a pas de temps mort, pas de fioritures.  Il sait garder son lecteur en haleine et lui donner envie d’aller plus loin.  Malgré le nombre sans cesse croissant de personnages (puisque l’histoire s’étale sur +/- 10 ans), on ne s’y perd jamais.  Ses descriptions de personnages sont très précises tant dans le physique que dans la situation sociale, le caractère où la personalité.  Grâce à cela, on s’attache à ses personnages, on a peur de ce qui pourrait leur arriver, on aimerait les protéger pour que rien ne leur arrive.  De la même façon, il arrive à rendre certains de ces personnages tout à fait détestables et c’est aussi ça être un bon écrivain.

Carlos Ruiz Zafon arrive a créer une ambiance et une atmosphère.  On sent bien le climat de guerre civile, de tension, de suspicion.  Tout ce contexte est très bien exploité à travers les personnages de Fermin Fernando de Torres, ancien détenu torturé par la milice et l’inspecteur Fumero, ordure de son état.  On ressent la part sombre du roman mais également les sentiments, l’amour parent/enfant est exploité de façons différentes avec plusieurs personnages: Nuria, Penelope, Beatriz, Daniel, Julian…

J’ai vraiment adoré ce livre.  La voix du lecteur était parfaite, posée, claire.  On sentait qu’il appréciait sa lecture autant que nous.  Il a su donner vie à l’ambiance imaginée par Carlos Ruiz Zafon.  J’ai déjà lu plusieurs oeuvres de cet auteur et à chaque fois c’est une bonne découverte.  Je pensais qu’après Marina cela allait se tarir mais non, L’ombre du vent est vraiment un roman excellent.

Promenons-nous dans les bois…

Aujourd’hui, pour changer un peu, je vais te parler de la nouvelle passion de mon petit biscuit.  Il a un peu plus de deux ans et une fascination sans borne pour le loup.

Pour lui faire plaisir, le Père noël lui a apporté quelques livres sur son thème préféré.  Voici sa sélection:

Au secours

Au secours voilà le loup!

Attention, le loup arrive!  Il fait peur.  Il a l’air très décidé: il veut nous manger.  Mais soudain, une idée: si on penche le livre, peut-être que le loup va glisser et tomber?  Et s’il s’accroche, on peut aussi secouer le livre pour qu’il chute?  Ou bien alors, suffit-il de tourner la page pour qu’il disparaisse?  Adieu le loup!

 

et pourquoi

Et pourquoi?

Ce matin, le petit chaperon rouge se rend chez sa mère-grand, quand tout à coup, un grand méchant loup lui tombe dessus.
“Rhâââââ ! Je vais te manger !” dit-il.
“Et pourquoi ?” demande le petit chaperon rouge.

 

pas de cadeaux à noel

Pas de cadeaux pour Noêl?

Père Noël?  Que viens-tu faire maintenant, ce n’est même pas Noël? Ah, tu es venu en avance?  Tu as bien changé, Père Noël, avec tes grosses pattes et ton nez pointu!  Tu es bizarre, Père Noël…

 

pas sage

Pas sage?

Ce vilain loup nous explique qu’il aime croquer tous les enfants.  Ceux qui font des bêtises, ceux qui ne se lavent pas, ceux qui font du bruit, avec du beurre, à la poêle, à toutes les sauces.  On se demande si on sera encore entier quand on aura fini le livre !

 

p'tit loup

P’tit loup est le roi de la galette

Aujourd’hui, c’est le jour de la galette des rois.  P’tit Loup est chargé de la cuisiner.  Hop, aux fourneaux! Mais qui aura la fêve?

Mon petit biscuit les aime tous à sa façon.  Pour le moment, son préféré est Au secours voilà le loup.  Il adore pencher et secouer le livre pour voir le loup tomber au fur et à mesure des pages.

Pour ceux qui aiment la galette des rois (je suis une grande fan), à la fin du P’tit Loup est le roi de la galette, une recette à réaliser est proposée.  Personnellement, je suis une fan des histoires de P’tit Loup qui aide mon petit biscuit à appréhender son quotidien depuis un petit temps maintenant.  Pour le moment, P’tit Loup a peur du noir résume bien ma vie de maman 🙂

Et vous, quels sont les livres qu’aiment les p’tits biscuits qui vous entourent?

zoos,

Isa

Arsène Lupin: Le diadème de la princesse de Lamballe – Takashi Morita

Arsène Lupin

Le célèbre personnage inventé par Maurice Leblanc reprend vie sous la plume du mangaka Takashi Morita, dans cette série comptant actuellement 4 volumes au Japon.

Cette adaptation, qui se veut très fidèle au récit original, vous plongera au cœur de la « Belle Epoque » du début 20ème, en plein Paris.  Le premier volume est d’ailleurs l’adaptation directe d’une des aventures du gentleman cambrioleur créée par Leblanc : Le diadème de la princesse de Lamballe.

Mon avis:

C’est mon tout premier manga donc je suppose que mon opinion n’est ni tout à fait objective, ni tout à fait mûrie.  Cependant, j’ai bien aimé ce manga.  Les dessins sont magnifiques, l’histoire est sympa même si dans ce cas bien précis tout le mérite en revient à Maurice Leblanc.  La transposition en dessin est bien réalisée, j’ai ris des facéties de ce cher Lupin qui très courtoisement averti ces victimes de ces futurs vols.  La fiancée du duc est tout à fait détestable, à l’image de son père notable parvenu, c’est donc avec délectation que je me suis réjouie de leur malheurs (oui, je sais c’est mal!!!).
Pour une première fois, il m’a fallu un peu de temps pour la prise en main et la lecture à l’envers mais une fois dans l’histoire, tout se fait très naturellement.  Je suis ravie de savoir qu’il y a déjà 4 volumes de parus au Japon car cela me permettra de lire la suite de cette saga.
Pour ceux qui n’ont jamais lu de manga, je trouve que c’est une bonne entrée en matière mais comme je l’ai dit, je ne suis pas du tout experte en la matière.
Je lirai la suite avec grand plaisir.
Je remercie une fois de plus ma copinaute Stéphanie du blog Ma passion des livres pour ce super cadeau d’anniversaire.

Aux délices des anges – Cathy Cassidy

Aux délices des anges

Anya quitte son pays natal, la Pologne, avec sa petite soeur et sa mère.  Elle va rejoindre son père en Angleterre.  Mais à l’arrivée, le choc est grand.  Loin des rêves qu’elle s’était fait, son quotidien s’avère des plus rudes : son appartement est un taudis, son collège lui fait l’effet d’un zoo plein d’animaux hostiles et survoltés, sa famille manque d’argent…   Il y a bien Dan, ce garçon dont la mère tient le salon de thé « Bienvenue au Paradis » qui s’intéresse à elle.  Mais il a tout du bad boy.  Alors que le monde s’écroule autour d’elle, Anya va découvrir que la douceur se cache parjois là où on ne l’attend pas.

L’histoire

Pour rejoindre son père en Angleterre, Anya et sa famille laissent tout ce qu’ils possèdent: maison, amis mais aussi une partie de leur rêves.  En arrivant à Liverpool, Anya s’imaginait se faire des amis tout de suite, vivre dans un petit cottage anglais avec un jardinet, aller au lycée en uniforme.  Force lui est de constater que la vie qu’elle s’était imaginée n’est pas vraiment celle de son quotidien.

Son père essaie de maintenir une entreprise à flot mais ses économies y passent presque entièrement.  Sa mère fait des ménages pour pouvoir mettre du pain sur la table.  Ils vivent dans un appartement modeste, sans jardin, sans luxe et sans artifices.  L’école n’est pas du tout conforme à ce qu’elle espérait.  La première barrière à laquelle elle s’oppose est celle de la langue.  Certes, elle se débrouille en anglais mais elle n’ose pas parler de peur que l’on se moque d’elle.  De plus, l’accent de Liverpool est une nouvelle chose à laquelle elle doit se faire.  Les gens l’observent, la mettent à part et ne s’intéressent pas à elle.

Sa vie va changer lorsqu’elle se lie d’amitié avec Frankie et Kurt.  Eux aussi sont des outsiders au lycée mais leur amitié est juste magnifique.  Un soir, en rentrant du lycée, ils croisent Dan, ce métis aux ailes d’ange qui les invite à découvrir les délices que sa mère prépare dans son salon de thé.  Anya va très vite se lier d’amitié avec Dan qui n’est autre que la terreur du collège.  Le bad boy qui fait rêver ses demoiselles.  Seulement voilà, cette idyle naissante pourrait bien être tuée dans l’œuf si Anya se voyait contrainte de retourner vivre à Cracovie.

Mon avis

Comme tous les romans de Cathy Cassidy, celui-ci goûte le sucre et le bon sentiment.  C’est un joli conte de Noël où l’on sait d’avance que tout se terminera bien mais où l’on souhaite tout de même savoir comment va évoluer la situation de départ.

L’écriture de Cathy Cassidy est fluide, agréable, les pages se tournent toute seules et bien vite on arrive à la fin du livre.

Ses personnages ont quelque chose d’attachant et de propre à eux:

  • Anya est douce, sincère et donne sa chance aux autres.  Elle essaie de trouver sa place au lycée et sait se faire apprécier de ses amis.
  • Frankie est la meilleure amie parfaite, celle qui s’inquiète de ce qui vous arrive, une pointe rebelle et qui croque le vie et les sucreries à pleine dents.
  • Kurt est parfait dans le rôle de l’amoureux transi.  Il est entre autre intéressé par l’environnement et met un point d’honneur à manger bio.
  • Dan, quand à lui, est le rebelle au grand cœur, le bad boy aux ailes d’ange.  Ses bêtises ont souvent un fond altruiste et il essaie vraiment d’aider sa maman à garder son salon de thé.

J’ai apprécie l’ambiance cosy de ce livre.  J’ai aimé le lire bien installée dans mon fauteuil, avec un plaid et une tasse de thé bien chaud.  Aux délices des anges est comme un bon moelleux, un véritable plaisir.

Desolation Road – Jérôme Noirez

Desolation road

CALIFORNIE, 1930.
Dans le quartier des femmes de la prison de San Quentin, une jeune fille de dix-sept ans attend le jour de son exécution. Elle s’appelle June, a une bouille d’ange, parle avec maladresse et timidité.  Elle raconte ce qui l’a menée là, sur la Desolation road, la route de la désolation qu’on emprunte un jour et qu’on ne peut plus jamais quitter : une passion absolue, déchirante pour un garçon nommé David, une histoire d’amour ponctuée par le vol, le kidnapping et le meurtre à travers la Californie de la Grande Dépression, en compagnie des parias, des criminels et des fantômes.   Quand le journaliste venu l’interviewer demande à June ce qu’est l’amour à ses yeux,  elle répond : « De la poussière et des étoiles, monsieur. » Le long de la Desolation road, il n’y a rien d’autre à contempler.

L’histoire:

La vie de June est faite de rires et de joies jusqu’au décès de son père.  Suite à cela, elle et sa mère emménagent dans la ferme de son oncle et sa tante.  Pour June, qui a toujours vécu en bord de mer, se retrouver entourée de montagnes et de champs n’est pas du tout ce dont elle rêvait.  Elle a du mal à se faire des amis à l’école et ses relations avec son entourage se déteriorent petit à petit.  C’est dans ce contexte que David entre dans sa vie.  David, dont l’existence ne fait pas partie de la catégorie conte de fée.  Il vit dans la ferme d’à côté, ils se comprennent et s’apprécient jusqu’à ce que leur « carence affective » les rapproche l’un de l’autre.  Un jour, ils décident de tout quitter et partent à l’aventure.

Ce roman est un road trip qui tourne mal.  David et June s’enfoncent dans la criminalité, vont de mauvaises rencontres en mauvaises rencontres et de mauvais choix en mauvais choix.

Peu avant l’excécution de June, un journaliste la rencontre en prison et lui propose de raconter son histoire.  Le livre et le récit de June commencent là.

Mon avis:

Ce livre est un véritable coup de coeur.  J’ai adoré la façon dont le roman est écrit, le fait que June elle-même nous raconte son histoire nous permet de découvrir les deux facettes de sa personnalité.  En effet, c’est une adolescente complètement amoureuse et prête à tout pour rester auprès de l’homme de sa vie.  Elle s’abandonne tout entière à cette relation passionelle et brûle la chandelle par les deux bouts.  On la sent vulnérable, amoureuse, on a envie de la protéger et de lui dire que tout se passera bien jusqu’à ce que l’autre June fasse son apparition, celle qui est capable de tuer de sang froid ceux qui se mettent en travers de sa quête du bonheur.

Tout du long du livre, j’envisageais June et David comme Bonnie & Clyde.  Deux ados à qui la vie n’a pas fait de cadeaux, qui essaient de s’en sortir mais qui font une succession de mauvais choix qui les mèneront directement à leur perte.  L’histoire se déroule aux USA dans les années 30, au temps de la prohibition et de la crise financière.  On ressent ici les effets du fameux Jeudi noir de 39, la crise, le manque de travail, les gens qui se retrouvent dans les rues et qui font de leur mieux pour survivre.  C’est dans ce contexte historique que June et David prennent la route.  Ils sont jeunes, June est trop blanche pour trouver un travail de femme de ménage dans une maison, David est trop chétif pour travailler sur un chantier.  Rien ne leur est favorable et malgré tout l’amour qu’ils se portent l’un à l’autre, il vont rentrer dans une spirale infernale qui n’aura d’issue que leur condamnation.

J’ai adoré le style d’écriture de l’auteur que je ne connaissais pas.  Ce livre a été plusieurs fois primé et c’est tout à fait mérité, il n’y a pas de temps morts, on est happé par l’histoire, on roule sur en leur compagnie sur cette route qui mène à Desolation.  Pour faire court, je résumerais ce livre avec une phrase des Rita Mitsouko « Les histoires d’amour finissent mal, en général ».