La trilogie du Tearling

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente. Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

Mon avis :

Il s’est passé un peu de temps depuis que j’ai posté cette photo sur mon profil Instagram.

En effet, avant de te donner mon avis, je voulais finir la trilogie. Pour ne pas te spoiler, je vais me contenter de te donner un avis global et surtout me focaliser sur l’histoire du premier tome.

Avant de commencer, il faut que tu saches que j’ai dévoré ces 3 volumes de +/- 600 pages chacun. J’ai trouvé l’histoire hyper fluide mais surtout très prenante.

Reine de Cendres

Si je devais résumer, je dirais que le premier opus parle de la vie de Kelsea, petite fille cachée et élevée par des tuteurs. C’est dans cet opus qu’elle commence son voyage vers le Tearling.

Révolte de Feu

Le deuxième opus se centre sur son arrivée dans le Tearling, son accession au trône et le fameux pacte conclut par sa mère avec la Reine Rouge.

Destin de Sang

Le troisième opus se centre lui sur le sauvetage du Tearling et nous rapproche un peu plus de cette mystérieuse Reine Rouge.

Dans le premier opus, Kelsea Raleigh vient de fêter ses 19 ans. Cet anniversaire restera tout à fait particulier car ce jour-là, les gardes de la Reine viennent la chercher pour qu’elle monte sur le trône et devienne la nouvelle Reine du Tearling.

C’est donc la première fois de sa vie qu’elle quitte sa chaumière et les deux personnes qui l’ont élevé comme si c’était leur propre fille, sans jamais lui cacher ses origines royales.

Mais voilà, pendant ces 19 ans d’absence, son oncle a pris certaines latitudes dont il ne compte pas se défaire et voir revenir sa nièce ne l’enchante guerre.

Durant le trajet vers le Tearling, Kelsea et ses gardes sont poursuivi par des Cadens, des mercenaires qui ne souhaitent pas que Kelsea accède au trône.

Durant son périple, elle fera la connaissance de sa garde mais également du Fetch, ce hors-la-loi qui a pourtant tout pour lui plaire et avec qui elle passe un pacte.

Dans ce premier tome, Kelsea va se rendre compte de la puissance du médaillon qui pends à son coup depuis toujours et qui est le sujet de bien des convoitises.

Ces romans sont de véritables page turner: l’intrigue est bien ficelée, les personnages sont attachants. On a envie que Kelsea réussisse dans son rôle de Reine, on a envie de découvrir qui sont les traitres qui l’entourent, qui sont ces réels alliés. On a envie d’en savoir plus sur cette mystérieuse reine rouge.

On va voir se développer sa personnalité mais aussi sa connaissance des intrigues de la cours, on partira avec elle dans ses visions du passé. On va la voir s’épanouir physiquement, grandir. On la verra prendre des décisions qui nous réjouiront et nous rendront fiers malgré leurs conséquences et d’autres que nous ne validerons pas.

Bref, je te conseille fortement cette trilogie. Tout y est: intrigue, amour, magie, pouvoir, traitrise, fidélité. Et la fin va être tout sauf ce à quoi tu t’attends.

Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur.

Mon avis:

Il est clairement impossible d’émettre un avis sur un tel livre.

En effet, ce roman a été écrit par Mathias Malzieu quand il a appris qu’il avait un problème de moelle osseuse, de globules blancs, de vie.

C’est un roman/journal qu’il a écrit pour exorciser ce qui lui arrivait, pour mettre des mots sur une situation difficile tant pour lui que pour ses proches.

Ce journal est une façon de se rattacher à la vie en passant plus d’une fois tout prêt de la mort.

Ce que je peux t’en dire, c’est que l’écriture est somptueuse, que la plume de Malzieu n’a pas perdu de sa superbe et qu’il arrive à me transporter avec une simple phrase.  Dans ce roman, même le moche est beau, même le drame a son charme.

J’avais déjà eu l’occasion de me délecter de sa plume à travers ses divers romans dont La mécanique du cœur, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi

Sa façon d’écrire a toujours fonctionné avec moi, ses tournures de phrases, ses jeux de mots.  Pour cette raison, je te conseille ce livre.

Voici quelques extraits :

« – Je ne vous imaginais pas si petit …
Sa voix ressemble à celle qui annonce les horaires des trains sur les quais de gare.
– Il va falloir que je vise bien pour vous couper la tête !
Elle fait glisser le plat de son épée contre ma joue.
– Mais qui êtes-vous et …
– Je suis Dame Oclès, me coupe-t-elle.
– Dame qui ?
– Oclès ! Dame Oclès enfin ! Mon épée est assez réputée, déclare-t-elle en tapotant fièrement le métal de sa lame.
– Dame Oclès … Connais pas.
– Comment ça « connais pas  » ?
– Ah non, non, connais pas !
– Et bien vous allez apprendre à me connaître, car désormais j’irai partout où vous irez, dit-elle en levant son épée au-dessus de ma tête »

« Ma seule possibilité de résister, c’est d’écrire. L’urgence fait pousser des graines de livres en moi. Je les arrose toutes et m’applique à penser que je vais trouver mon haricot magique pour crever le plafond de l’hôpital. »

« Apprendre à faire le con poétiquement dans le cadre austère du couvre-feu que je dois respecter. Doser l’espoir au jour le jour. Transformer l’obscurité en ciel étoilé. Décrocher la lune tous les matins et aller la remettre en place avant la tombée de la nuit. Un vrai boulot de néo-vampire. »

Je te le conseille également si tu veux en savoir plus sur l’homme et sur son combat.  Sur sa renaissance et sur ce qu’il y a moyen de faire pour aider des personnes dans sa situation.

Pour moi ce roman est d’autant plus particulier, qu’une personne chère à mon cœur est passée par une partie des étapes décrites dans ce journal.  Si ce n’est que dans mon cas Dame Oclès a fini par gagner la partie.

Si jamais tu décides de te lancer dans cette lecture, n’hésites pas à me faire part de tes commentaires.

Des bisous,

Isa

Les Sept Soeurs: Tome 2 (Ally) – Lucinda Riley

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Ally d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.
Ally, la deuxième sœur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu’une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d’héritage vont la mener au cœur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l’histoire intense d’une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent un siècle plus tôt. Une famille aux lourds secrets…

La Sœur de la tempête est le deuxième tome de la série événement Les Sept Sœurs, qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde entier. À travers ces romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un nouveau genre littéraire à part entière.

Mon avis:

Je suis mitigée sur ce deuxième opus.  Autant j’avais adoré le premier avec Maia, le Brésil, la France, La suisse…autant ici bof bof.

Je ne te refais pas le résumé de ce qui arrive pour que cette deuxième aventure arrive puisque je t’en ai déjà parlé ici, donc je me lance directement dans l’histoire d’Ally.

Alors j’ai beaucoup aimé Ally et toute la partie « présent » du roman.  J’ai aimé la voir prendre la mer pour faire des courses autour du globe, ressentir ce que cela fait d’être une femme parmi un équipage parfaitement masculin.

Je l’ai vu tomber amoureuse, lâcher prise, se construire…

Donc toute cette partie du roman, j’ai adoré (et pleurer aussi) mais je ne veux pas trop te spoiler donc je te laisse découvrir pourquoi.

Ses origines la conduisent à découvrir la Norvège et ses ancêtres musiciens.  Là, perso, je n’ai pas accroché.

On suit Anna, jeune paysanne qui déménage à Christiania (l’ancien nom d’Oslo) dans le but de devenir chanteuse professionnelle.  Ses parents, d’abord réticent à ce voyage, finissent par accepter elle sera sous la tutelle du professeur Bayer, dont la réputation n’est plus à faire.

De cours de chants en cours de chant, elle finit par décrocher le rôle de « doublure musicale » du personnage principal féminin dans la pièce Peer Gynt mise en musique par Edvard Grieg (tirée du drame poétique écrit par Henrik Ibsen).

En lisant le roman, il peut être intéressant d’écouter la musique en parallèle.  Allez, c’est cadeau 🙂

A partir de là, sa vie va complètement basculer.  Cette nouvelle vie, pourtant prometteuse, ne sera pas toujours faite de strass et de paillettes.

Je ne suis pas complètement rentrée dans cette partie car Anna m’a souvent tapé sur les nerfs.  Alors oui, elle vit paisiblement dans le fin fond d’une montagne et est amenée à la ville avec toute la naïveté dont elle peut faire preuve.  Oui, tout n’a pas été simple pour elle mais je ne sais pas quelque chose en elle fait que je n’ai pas eu d’empathie.

Par contre, le contexte d’Anna est intéressant, une guerre mondiale se prépare, la peur s’installe, les mouvements anti-juifs se mettent en place, les gens se cachent, sont traqués et fusillés.

Donc ça, c’est intéressant, mais voilà, ça ne l’a pas fait pour moi.  Après, deux de mes très proches copines l’ont lu et l’ont préféré au premier tome.

C’est donc mon avis que je te donne et cela ne veut pas dire que ce soit la sacro-sainte vérité.  Si tu hésites, fais-toi ta propre opinion et qui sait, cela pourrait bien devenir un de tes livres préférés.

Bonne journée à toi.

Des bisous,

Isa

 

En voiture, Simone! – Aurélie Valognes

Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Mon Avis:

Avec ce roman, Aurélie Valognes a réussi le pari de me mettre la banane tout au long de ma lecture.

Alors, non, ce n’est pas le prochain Pulitzer et il ne te faudra pas un dictionnaire pour en arriver à bout mais il fait du bien ce bouquin.  Un vrai petit moment feel good.

je ne vais pas t’apprendre ce que sont les fêtes de famille et les petits efforts que l’on fait tous pour que tout se passe bien malgré les personnalités parfois très hétéroclites présentes.

Et bien ce roman c’est ça, c’est l’histoire d’une famille.

Tu vas faire la connaissance de Jacques qui n’ aucun filtre.  Tour ce qui passe par sa tête, sort par sa bouche et ce n’est pas toujours facile à encaisser pour celui qui est la cible de son « commentaire ».

Martine, qui essaie de filtrer ce qui sort de la bouche de Jacques et de faire en sorte que chacun passe un bon moment et voit ses exigences culinaires ou autres satisfaites.

De leur trois garçons et de leur 3 belles-filles.  Et là, c’est festival!!!

On a Stéphanie,  la mère de famille un peu control freak qui peut quand même très vite mettre ton système nerveux à l’épreuve.

Laura, la végétarienne un peu culpabilisante, prête à manger des craquottes sur un coin du canapé avec un air de Jésus sacrifié (mais pas silencieux le Jésus, non, non…).

Et Jeanne, la dernière à rejoindre la famille avec des relents d’indépendance, de féminisme et un petit soupçon de manque de confiance en soi.

Bref, ce noël-ci tout va déraper et il faudra que Martine elle-même se rebelle pour que toute cette petite famille se remette en question.

Vas-y, fais-toi plaisir et ouvre ce petit bol d’air frais de 241 pages.  Alors, ça ne mettra peut-être pas des paillettes dans ta vie mais au moins tu auras le sourire aux lèvres.

Bisous,

Isa

 

Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne.  les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge.  Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée.  mais quels événements ont menés Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent?

Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

Mon avis

C’est beau, c’est triste, c’est plein d’espoir, c’est compliqué, c’est Violette quoi!

La vie n’a pas toujours été tendre avec Violette: née sous X, elle passe de foyers en foyers jusqu’à ses presque 18 ans.  Depuis, elle se débrouille et se jette dans la vie.

Serveuse presque majeure dans un bar de discothèque, elle rencontre Philippe Toussaint.

Philippe, le tombeur de ces dames qui a l’air de la trouver à son goût et avec qui un jour sans l’avoir vu venir, elle emménage.

Philippe c’est le personnage que tu vas aimer détester pour au final te demander s’il méritait toute ta haine.

Philippe, c’est le glandeur par excellence, le playboy sans aucune chance de guérison, le motard beau comme un Dieu qui sait que les femmes se pâment devant lui.

Mais Philippe c’est aussi et surtout le centre de la vie de Violette et le mari que je n’aurais jamais voulu avoir.

Violette, elle, est complexe et tellement simple à la fois.

Elle porte ses habits de nuit avec en dessous ses habits de jour.

Elle paraît sombre mais tout en elle est lumière.

Elle est abimée par la vie, par le manque d’amour, par ses horaires insupportables mais surtout par le drame… par son drame.

Violette, c’est le genre de femme qui gagne à être connue.

C’est une maman dévouée qui fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord (et le moyens sont très très faibles).

C’est la femme au bord de l’épuisement qui ne dort que quelques heures car son mari n’en touche pas une et qu’il faut lever la barrière.

C’est la femme qui fait des miracles avec le peu qu’elle a et surtout le rien qu’on lui donne.

C’est l’amie fidèle et toujours prête à aider dont le seul bonheur sont ces vacances dans le Sud de la France.

C’est aussi et surtout celle qui deviendra la gardienne de cimetière pour revivre entourée de tombes.

Elle connait par cœur le nom de chaque « résident » de son cimetière ainsi que son histoire.

Elle consigne soigneusement dans un petit journal ce qu’il se passe le jour des funérailles, juste au cas où, pour garder une trace.

Ce cimetière c’est ce qui va redonner à Violette son envie de vivre, d’aimer et d’être aimée.

C’est là qu’elle va se créer sa famille, celle qu’elle a choisi pas celle que la vie lui impose.

Je ne sais pas comment te parler de ce livre parce qu’il est beau, il m’a prise aux tripes, il m’a donné envie de pleurer, de vomir, de frapper, de rire, d’y croire encore et toujours.

Ce livre, c’est surtout une belle leçon de vie couchée sur 664 pages avec cette petite phrase qui commence chaque chapitre.

« Chapitre 13.  Il y a plus fort que la mort, c’est le souvenirs des absents dans la mémoire des vivants« 
« Chapitre 88.  là d’où je suis, je souris car ma vie fut belle et surtout, j’ai aimé »

Alors, si tu hésites à le lire, je te dis fonce. 

Si es occupé(e) à le lire, je te dis profites de chaque page. 

Si tu ne veux pas le lire, je te dis dommage car tu passes à côté d’une belle plume, d’un beau récit et d’un personnage extraordinaire.

A toi de voir….

Bisous,

Isa