L’aliéniste – Caleb Carr

New York, 1896…Un meurtrier sème les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs poublics…Révolté par tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Lazlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, pour élucider ces crimes atroces.  En les étudiant, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin et l’identifier.

 

Mon avis:

Alors, je suis arrivée au livre après avoir vu la série sur Netflix.  Généralement, les gens lisent le livre d’abord et regardent l’adaptation ensuite mais j’ai été heureuse de le faire dans cet ordre-là.

C’est toujours difficile de parler d’une enquête sans révéler des infos qui viendraient te ruiner ta lecture (ou ton visionnage) je vais donc essayer d’être concise.

J’ai adoré me promener dans les rues de New York, de passer des beaux quartiers à ceux beaucoup moins bien fréquentés.  Cela faisait un peu « Gangs of New York », à l’époque où certains quartiers de la ville étaient aux mains de malfrats qui y faisaient la pluie et le beau temps.

Ici, grâce aux personnages qui vont mener l’enquête, on a une vue d’ensemble sur ces deux mondes.

John Moore est journaliste et un proche ami du Docteur Kreisler et du dirigeant des forces de l’ordre Théodore Roosevelt himself (enfin à ce moment-là, il ne connait pas encore son glorieux futur).

John Moore revient de Washington après une peine de cœur.  Compte tenu de la position sociale de sa famille, il connait tout le gratin de la ville tant à Washington qu’à New York.

Théodore Rooselvelt essaie de réformer la police qui est plus souvent à la solde des malfrats qu’au service du peuple.

Lazlo Kreisler, l’aliéniste, travaille sur les maladies mentales et sur l’influence de l’enfance sur le développement des individus.  Selon lui, pour entrer dans la tête d’un criminel, il faut connaitre son histoire et analyser les faits qui l’ont amené à être la personne qu’il est.  Selon ses recherches, personne ne naît mauvais, on le devient au contact de la société (oui, ça a un petit côté cours de philo et retour sur les bancs de l’école).

Donc, Roosevelt se voyant confronté à un tueur en série décide de faire appel à ses deux amis d’enfance.  Il finit par leur avouer que pour résoudre ces crimes, il a plus confiance en eux qu’en ses hommes.

Pour que l’enquête puisse avancer en toute discrétion, il faut quelqu’un qui fasse transiter  les informations entre les deux équipes.  C’est ici que Sarah entre en scène.  Elle est la première femme à travailler pour la police de New York.  Pour l’aspect scientifique de l’affaire, Théodore met à leur service les frères Isaacsons.

Du coup, pendant tout le livre, on analyse les crimes du tueur, on s’interroge sur ses motifs, sa raison d’agir de telle ou telle manière et on crée un profil de la personne à rechercher en se basant sur des éléments scientifiques.  Et bam, on assiste à la naissance du profilage.

Je ne rentre volontairement pas dans plus de détails pour ne pas te ruiner le suspens.

L’intrigue est rondement menée, les personnages sont attachants chacun à leur manière.  On a vraiment l’impression de se promener dans New York en calèche, de sentir les odeurs du purin, de devoir courir en traversant pour éviter de se faire écraser par un cheval.

On « sent » les rues, on voit le mode de vie des immigrés de l’époque, on sent l’opulence des nantis, des « Rois de New York ».  On comprend que tout est politique, que tout est borderline et surtout on assiste au progrès de la science psychologique, à la naissance du profilage et à l’émergence de nouvelles techniques d’investigation.

Tu l’auras compris j’ai été conquise.

Mon seul bémol, si il en faut un, n’a rien à voir avec l’histoire mais avec l’objet livre lui-même.  Le texte est hyper serré, ce n’est pas du tout aérien et j’avoue avoir regretté de ne pas l’avoir acheté en format Kindle pour palier à cette impression de condensé.

Si tu veux mon avis, fonce faire la connaissance de ces personnages et profites en pour découvrir New York autrement.

Bisous,

Isa

Mes achats du mois de février

Pour changer un peu, je me suis dit que j’allais partager avec toi ce qui a rejoins ma ludothèque et/ou ma bibliothèque durant le mois écoulé.

Si jamais tu cherches de l’inspiration voici mes dernières acquisitions.

Les petits nouveaux de la Biblio

 

Les outrepasseurs – Volume 1

-Jure-moi fidélité et je te protégerai. Nous le ferons tous.
-Nous?
-Les Outrepasseurs. Tous ceux qui portent la marque. Regarde ces jeunes gens. Voilà ta seule famille à présent. Vous combattrez ensemble. (Il baissa le son de sa voix.) Nos adversaires ne s’arrêteront jamais. Les fés nous pourchassent depuis huit siècles. Une éternité pour nous. Un instant pour eux.

Londres, 2013. Peter, un adolescent sans histoire, échappe de justesse à un attentat. Il découvre que l’attaque le visait personnellement et qu’elle a été préméditée par de redoutables ennemis : les fés. Emmené à Lion House, la résidence d’un dénommé Noble, il fait connaissance avec les membres d’une société secrète qui lutte depuis huit siècles contre les fés : les Outrepasseurs. Ces derniers lui révèlent un héritage dont il ignore tout…

Surface

Noémie Chastain, capitaine en PJ parisienne, blessée en service d’un coup de feu en pleine tête, se voit parachutée dans le commissariat d’un village perdu, Avalone, afin d’en envisager l’éventuelle fermeture.
Noémie n’est pas dupe : sa hiérarchie l’éloigne, son visage meurtri dérange, il rappelle trop les risques du métier… Comment se reconstruire dans de telles conditions ?
Mais voilà que soudain, le squelette d’un enfant disparu vingt-cinq ans plus tôt, enfermé dans un fût, remonte à la surface du lac d’Avalone, au fond duquel dort une ville engloutie que tout le monde semble avoir voulu oublier…

L’aliéniste

New York, 1896…Un meurtrier sème les cadavres d’adolescents atrocement mutilés sans provoquer la moindre réaction des pouvoirs poublics…Révolté par tant d’indifférence, Theodore Roosevelt, alors préfet, fait appel à John Schuyler Moore, chroniqueur criminel, et Lazlo Kreizler, spécialiste des maladies mentales, pour élucider ces crimes atroces.  En les étudiant, ils pensent pouvoir brosser le portrait psychologique de l’assassin et l’identifier.

L’ange des ténèbres 

New York, juin 1897. L’épouse éplorée d’un diplomate espagnol engage la détective Miss Sara Howard pour lui venir en aide : sa petite fille a disparu…

Immédiatement, l’équipe de Lazio Kreizler se reconstitue autour de Sara, et de déductions en analyses, le profil psychologique du kidnappeur apparaît peu à peu sur leur grand tableau noir.

Se dresse progressivement le portrait d’un être dont les mobiles ne sont pas politiques, d’une personnalité en proie à une étrange perversion, d’un tueur d’enfants ayant toutes les apparences de la normalité.

Virgin River

Que diriez-vous d’un changement d’horizon, d’un dépaysement total ? Destination : une petite ville du nord de la Californie, un endroit pittoresque, avec des habitants chaleureux et attachants.

Vous croiserez Melinda, qui vient justement de s’y installer comme infirmière, avec quelques projets. Si vous prolongez votre séjour, allez déjeuner dans le restaurant où Vic, un ancien marine, travaille. Il vous racontera pourquoi il a décidé de poser ses valises au pied de ces montagnes.

Et bien d’autres personnages hauts en couleur… Bienvenue à Virgin River!

Anne D’Avonlea

Avec Anne d’Avonlea, Lucy Maud Montgomery continue de déployer sous nos yeux ébahis l’univers enchanteur qu’elle a créé autour d’Anne Shirley, l’orpheline aux cheveux de feu adoptée par erreur. Entre les amis de toujours et les nouveaux venus, les idées saugrenues et le bon sens qui pointe son nez, Anne nous entraîne dans les aléas de la vie douce et enchanteresse d’un village hors du temps.

Avec ses yeux gris qui brillent comme les étoiles du soir et ses cheveux roux toujours aussi mordants que son tempérament, Anne, désormais âgée de seize ans, a su gagner l’affection des habitants d’Avonlea. Alors qu’elle prend ses fonctions d’institutrice, son caractère se dévoile tout en nuances et envolées idéalistes. Elle fera de nouvelles rencontres, comme Monsieur Harrison, leur voisin à Green Gables, ou Mademoiselle Lewis, qui vit dans le Pavillon aux échos. Il y a également Paul, un élève fascinant et, à n’en pas douter, une future âme sœur, ou les jumeaux Dora et Davy qui débarquent à Green Gables histoire d’épicer le quotidien enfin paisible de Marilla. Alors qu’Anne devient une jeune femme, les péripéties de son existence nous enchantent toujours autant qu’elles nous touchent.

À travers les joies et les peines qui font la trame du quotidien, le style si frais et poétique de Lucy Maud Montgomery porte la voix d’Anne dans les aventures, les rêveries et les moments de tendresse. Après Green Gables, quel plaisir de retrouver Avonlea !

 

POUR MINIMOI

Justice Academy – Volume 1

Moi, c’est Bruce Wayne et je suis nouveau au collège Ducard. Une bande de clowns à moitié cinglés erre dans les couloirs, un type nommé Bane veut ma peau et Hugo Strange, le conseiller pédagogique, est, disons, plutôt étrange. Avec mes deux amis, Clark et Diana, on a décidé de mener l’enquête pour découvrir qui se cache derrière tout ça !

Et le petit dernier de la Ludo

Similo – Contes 

Votre but est de faire deviner aux autres joueurs un personnage secret (parmi les 12 au centre de la table). Pour cela d’autres cartes de votre main vous serviront d’indices.
L’idée étant de pointer sans un mot des similitudes ou des différences entre le personnage indice et le personnage secret (détails physiques, émotion, métier, idées, caractère…).
Par exemple pour faire deviner le petit Chaperon Rouge on pourrait utiliser Alice comme carte indice de similitude (petite fille, yeux bleus etc.).
Après chaque tour, les autres joueurs doivent retirer un ou plusieurs personnages de la table jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un, en espérant que ça soit le bon.
Si les joueurs éliminent par erreur le personnage secret, ils perdent immédiatement la partie.

 

Ce mois-ci, j’ai été raisonnable.  Bon OK, je me suis un peu lâchée chez le libraire, mais c’est pour toi public (ahahah).

Bisous,

Isa

Sacrées Sorcières – Roald Dahl & Pénélope Bagieu

Les enfants sont répugnants!  Ils puent!  ils empestent!

Ils sentent le caca de chien!  Rien que d’y penser, j’ai envie de vomir!

Il faut les écrabouiller!  Les pulvériser!

Écoutez le plan que j’ai élaboré pour nettoyer l’Angleterre de toute cette vermine…

Pénélope Bagieu, l’autrice de Culottées, adapte en bande dessinée le conte merveilleusement noir de Roald Dahl.

Mon avis

Une pépite!!!.  On passe par toute une palette d’émotions.  Ce petit garçon qui vit avec sa grand-mère  et quelle grand-mère!!!  J’aurai adoré en avoir une comme ça: si peu conventionnelle et pourtant pleine d’amour.

Elle raconte des histoires qui n’aident pas à dormir mais elle fait ça tellement  bien.  Un soir, elle explique à son petit-fils qu’elle a rencontré une sorcière quand elle était plus jeune

Et oui, les sorcières existent et elle compte bien lui apprendre à les repérer.  Du coup, non seulement le petit boit ses paroles mais il reste vigilant.

Et enfin, arrive le moment où l’on fait la connaissance de ces horribles sorcières qui n’ont l’air de rien mais qui veulent se débarrasser de tous les enfants d’Angleterre.

C’est sans compter sur les efforts déployer par notre duo pas banal pour en venir à bout.

Une pépite, qui se lit (malheureusement) beaucoup trop vite.  Mention spéciale pour le dessin de la « cheffe » des sorcières!!!

Allez, pour te donner une idée, voici une vidéo de Pénélope Bagieu herself qui te lit un extrait du livre:

Journal d’un vampire en pyjama – Mathias Malzieu

Ce livre est le vaisseau spécial que j’ai dû me confectionner pour survivre à ma propre guerre des étoiles. Panne sèche de moelle osseuse. Bug biologique, risque de crash imminent. Quand la réalité dépasse la (science-) fiction, cela donne des rencontres fantastiques, des déceptions intersidérales et des révélations éblouissantes. Une histoire d’amour aussi. Ce journal est un duel de western avec moi-même où je n’ai rien eu à inventer. Si ce n’est le moyen de plonger en apnée dans les profondeurs de mon cœur.

Mon avis:

Il est clairement impossible d’émettre un avis sur un tel livre.

En effet, ce roman a été écrit par Mathias Malzieu quand il a appris qu’il avait un problème de moelle osseuse, de globules blancs, de vie.

C’est un roman/journal qu’il a écrit pour exorciser ce qui lui arrivait, pour mettre des mots sur une situation difficile tant pour lui que pour ses proches.

Ce journal est une façon de se rattacher à la vie en passant plus d’une fois tout prêt de la mort.

Ce que je peux t’en dire, c’est que l’écriture est somptueuse, que la plume de Malzieu n’a pas perdu de sa superbe et qu’il arrive à me transporter avec une simple phrase.  Dans ce roman, même le moche est beau, même le drame a son charme.

J’avais déjà eu l’occasion de me délecter de sa plume à travers ses divers romans dont La mécanique du cœur, Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi

Sa façon d’écrire a toujours fonctionné avec moi, ses tournures de phrases, ses jeux de mots.  Pour cette raison, je te conseille ce livre.

Voici quelques extraits :

« – Je ne vous imaginais pas si petit …
Sa voix ressemble à celle qui annonce les horaires des trains sur les quais de gare.
– Il va falloir que je vise bien pour vous couper la tête !
Elle fait glisser le plat de son épée contre ma joue.
– Mais qui êtes-vous et …
– Je suis Dame Oclès, me coupe-t-elle.
– Dame qui ?
– Oclès ! Dame Oclès enfin ! Mon épée est assez réputée, déclare-t-elle en tapotant fièrement le métal de sa lame.
– Dame Oclès … Connais pas.
– Comment ça « connais pas  » ?
– Ah non, non, connais pas !
– Et bien vous allez apprendre à me connaître, car désormais j’irai partout où vous irez, dit-elle en levant son épée au-dessus de ma tête »

« Ma seule possibilité de résister, c’est d’écrire. L’urgence fait pousser des graines de livres en moi. Je les arrose toutes et m’applique à penser que je vais trouver mon haricot magique pour crever le plafond de l’hôpital. »

« Apprendre à faire le con poétiquement dans le cadre austère du couvre-feu que je dois respecter. Doser l’espoir au jour le jour. Transformer l’obscurité en ciel étoilé. Décrocher la lune tous les matins et aller la remettre en place avant la tombée de la nuit. Un vrai boulot de néo-vampire. »

Je te le conseille également si tu veux en savoir plus sur l’homme et sur son combat.  Sur sa renaissance et sur ce qu’il y a moyen de faire pour aider des personnes dans sa situation.

Pour moi ce roman est d’autant plus particulier, qu’une personne chère à mon cœur est passée par une partie des étapes décrites dans ce journal.  Si ce n’est que dans mon cas Dame Oclès a fini par gagner la partie.

Si jamais tu décides de te lancer dans cette lecture, n’hésites pas à me faire part de tes commentaires.

Des bisous,

Isa

Anne de Green Gables- Lucy Maud Montgomery

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfaite, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme. Féministe involontaire, romantique impénitente, elle est impulsive, dramatique, maligne, drôle, et telle une authentique naïve, elle va bousculer le calme et la monotonie de la vie à Green Gables, en semant partout joies et rêveries, en dénichant la beauté dans les moindres recoins, en ne s’exprimant qu’en points d’exclamation, même dans « les affres du désespoir ». Parce que l’existence d’Anne a aussi une face sombre, hantée par la mort de ses parents et les abandons, qui lui donne son énergie folle, parfois hallucinée, et qui rend son idéalisme et son indignation si poignants et si convaincants. Si le regard d’Anne transcende le monde sur lequel il se pose, Anne de Green Gables, c’est la transformation magique, presque mystique, que seul l’amour peut opérer sur les hommes et les femmes. C’est l’histoire d’une petite fille qui parvient à se faire aimer de tous (Josie Pye exceptée), et de nous les premiers.

Mon avis:

J’ai adoré ce livre au propre comme au figuré.

En effet, l’objet livre en lui-même est magnifique : la couverture cartonnée, la beauté de l’illustration et la qualité du papier sont juste WAOUW.

Mais un beau livre reste juste un bel objet si ce qu’il contient n’est pas à la hauteur de tes attentes.  Et mes attentes ont été comblées.

L’histoire est à la fois triste car Anne est une orpheline qui n’a pas eu de chance dans la vie.  C’est également une histoire lumineuse car Anne est solaire, tout en elle irradie la joie de vivre.

Entre ses anciennes « familles d’accueil »  et l’orphelinat, Anne n’a pas vraiment eu l’occasion de profiter d’une jeunesse normale.  Maltraitance et abus ont souvent été son lot quotidien.

C’est donc avec beaucoup de joie qu’elle se prépare à rencontrer Marilla et Matthew Cuthbert, sa nouvelle famille.

Marilla et Matthew sont frère et sœur.  Ils ne se sont jamais mariés mais Matthew prenant de l’âge, ils ont décidé d’adopter afin d’avoir un peu d’aide à la ferme.

A son arrivée à la gare, Matthew se rend vite compte qu’il y a un problème.  En effet, il attendait un garçon et se retrouver nez-à-nez avec Anne.

N’osant pas décevoir la jeune fille pleine de joie qu’il a en face de lui, il ne dit rien sur cette méprise et décide que Marilla se chargera de lui annoncer la mauvaise nouvelle une fois arrivés à Green Gables (je t’avoue que j’ai versé mes premières larmes durant ce passage).

Pendant le trajet, Matthew tombe sous le charme de cette enfant qui s’émerveille de tout, qui est heureuse d’avoir enfin une famille et qui n’arrive ni à stopper son flot de paroles, ni à brider son excitation, ni à freiner son imagination…

Pour Marilla, cet attachement va prendre un peu plus de temps (je te rassure pas deux mois non plus hein!).

Ce roman est une pépite, un retour en enfance.  Anne t’embarque dans ses aventures imaginaires et te met le sourire aux lèvres aussi vite que les larmes aux yeux.

C’est un roman d’automne que tu lis au chaud dans ton canapé.  Tu savoures la découverte de Green Gables et des ses habitants.  Tu participes à sa vie scolaire, culturelle et spirituelle.

L’imagination fertile d’Anne et son manque de capacité à faire sagement ce qu’on attend d’elle, en font une héroïne très attachante, un brin féministe, déterminée à prendre son destin en main et à rendre les gens qui l’entoure heureux.

Elle va faire évoluer les mentalités et ouvrir les esprits de certains à Green Gables.  Je me répète mais ce roman est une pépite.

Pour preuve, à peine ma lecture terminée, je me suis ruée sur la série Netflix Anne with an E mais je prévois de te dire ce que je pense dans la série dans l’un de mes prochains articles.

Comme deux avis valent mieux qu’un, voici ce que d’autres que moi ont pensé de ce livre ici.

Des bisous et à tout bientôt.

Isa

Surtensions – Olivier Norek

Cette sœur acceptera-t-elle le marché risqué qu’on lui propose pour faire évader son frère de la prison la plus dangereuse de France ? De quoi ce père sera-t-il capable pour sauver sa famille des quatre prédateurs qui ont fait irruption dans sa maison et qui comptent y rester ? Comment cinq criminels – un pédophile, un assassin, un ancien légionnaire serbe, un kidnappeur et un braqueur – se retrouvent-ils dans une même histoire et pourquoi Coste fonce-t-il dans ce nid de vipères, mettant en danger ceux qui comptent le plus pour lui ?
Des âmes perdues, des meurtres par amour, des flics en anges déchus : la rédemption passe parfois par la vengeance…

Mon avis:

Avant d’aller plus loin, saches que ce roman est le dernier d’une trilogie.  Alors oui, tu peux le lire sans avoir lu les deux autres mais tu risques de passer à côté de certaines références.  Est-ce que c’est grave ?  Non, mais c’est quand même mieux de faire les choses dans l’ordre.

Une fois de plus, Norek m’a embarqué dans son histoire.

Ce roman est divisé en 5 chapitres et chacun a sa petite histoire.

On commence entre 4 murs où un jeune corse, Nano Mosconi, braqueur de bijouterie se retrouve pour la première fois en prison.

Je ne vais pas te faire un dessin sur ce qui peux t’arriver dans une prison surpeuplée, si tu ne connais pas les règles de survie de base, si tu n’as pas la chance de faire de bonnes rencontres et si le surnom qu’on t’as donné est « La Biche ».

Âme sensible sois prête parce que certains passages, bien que suggérés, risquent de te retourner l’estomac.  Dans cette prison, Nano n’est pas seul.

Il y a Boyan, ancien légionnaire Serbe pour qui le directeur de la prison de Marveil est aux petits soins.

Il y Antoine Doucey, pédophile mis à l’isolement, qui te fera penser que même l’isolement n’est pas une barrière suffisante à l’imagination.

Et il y a pleins d’autres prisonniers à Marveil.  Cela va du compagnon de cellule le plus empathique au plus horrible.

Lors de ses visites au parloir, Alex, la sœur de Nano, voit l’état de son frère se dégrader et décide de le sortir de là, coûte que coûte.

Ensuite, direction la section crime 1 de la SDPJ93.

Le capitaine Coste et son équipe se retrouve à bosser sur un enlèvement à priori banal.  Le genre d’enquête qui devrait être réglé en moins de temps qu’il ne faut pour dire ouf…

Mais comme bien souvent, les choses ne se passent pas tout à fait comme prévu.  Une fois au bout de son enquête, la disparition d’une preuve libère leur coupable.

Coste, Sam, Ronan et Johanna vont se retrouver au milieu d’une histoire sans précédent, composée de libérations en cascade.

Les criminels libérés sont loin d’être des enfants de cœur.  Selon toute vraisemblance, ces 5 criminels doivent avoir un lien et c’est ce lien que Coste et son équipe devront trouver afin de résoudre l’enquête.

Mais quel lien peut-il bien y avoir entre des individus que rien ne relie, ni les crimes, ni les âges, ni la géographie ?

C’est là qu’Olivier Norek t’embarque.

C’est là que l’engrenage se met en marche.

C’est là que tu atteins ton point de non-retour, de surtension.

C’est là que tu te trends compte de l’importance de ceux que tu aimes.

C’est là que tu découvres la limite du désespoir et que tout peut déraper.

J’ai adoré.

Pour celles qui ne le savent pas, Olivier Norek est Capitaine à la PJ de Seine-Saint-Denis.  et on ne va pas se mentir, cela donne une vraie dimension à ses personnages et ses enquêtes.

D’ailleurs, si tu veux l’entendre lui-même te parler de son roman, tu peux cliquer sur le lien ci-dessous.

Voilà, j’espère t’avoir donné envie de lire ce roman de 468 pages.

Si oui, n’hésites pas à me donner ton avis.

Des bisous,

Isa

Les Sept Soeurs: Tome 2 (Ally) – Lucinda Riley

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Ally d’Aplièse et ses sœurs se retrouvent dans la maison de leur enfance, Atlantis, un magnifique château sur les bords du lac de Genève.
Ally, la deuxième sœur au tempérament tempétueux, est navigatrice et musicienne. Lorsqu’une nouvelle tragédie la touche, la jeune femme décide de partir sur les traces de ses origines. Les indices que lui a laissés son père en guise d’héritage vont la mener au cœur de la Norvège et de ses fjords sublimes. Entourée par la beauté de son pays natal, Ally découvre l’histoire intense d’une lignée de virtuoses célébrés pour leur talent un siècle plus tôt. Une famille aux lourds secrets…

La Sœur de la tempête est le deuxième tome de la série événement Les Sept Sœurs, qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde entier. À travers ces romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un nouveau genre littéraire à part entière.

Mon avis:

Je suis mitigée sur ce deuxième opus.  Autant j’avais adoré le premier avec Maia, le Brésil, la France, La suisse…autant ici bof bof.

Je ne te refais pas le résumé de ce qui arrive pour que cette deuxième aventure arrive puisque je t’en ai déjà parlé ici, donc je me lance directement dans l’histoire d’Ally.

Alors j’ai beaucoup aimé Ally et toute la partie « présent » du roman.  J’ai aimé la voir prendre la mer pour faire des courses autour du globe, ressentir ce que cela fait d’être une femme parmi un équipage parfaitement masculin.

Je l’ai vu tomber amoureuse, lâcher prise, se construire…

Donc toute cette partie du roman, j’ai adoré (et pleurer aussi) mais je ne veux pas trop te spoiler donc je te laisse découvrir pourquoi.

Ses origines la conduisent à découvrir la Norvège et ses ancêtres musiciens.  Là, perso, je n’ai pas accroché.

On suit Anna, jeune paysanne qui déménage à Christiania (l’ancien nom d’Oslo) dans le but de devenir chanteuse professionnelle.  Ses parents, d’abord réticent à ce voyage, finissent par accepter elle sera sous la tutelle du professeur Bayer, dont la réputation n’est plus à faire.

De cours de chants en cours de chant, elle finit par décrocher le rôle de « doublure musicale » du personnage principal féminin dans la pièce Peer Gynt mise en musique par Edvard Grieg (tirée du drame poétique écrit par Henrik Ibsen).

En lisant le roman, il peut être intéressant d’écouter la musique en parallèle.  Allez, c’est cadeau 🙂

A partir de là, sa vie va complètement basculer.  Cette nouvelle vie, pourtant prometteuse, ne sera pas toujours faite de strass et de paillettes.

Je ne suis pas complètement rentrée dans cette partie car Anna m’a souvent tapé sur les nerfs.  Alors oui, elle vit paisiblement dans le fin fond d’une montagne et est amenée à la ville avec toute la naïveté dont elle peut faire preuve.  Oui, tout n’a pas été simple pour elle mais je ne sais pas quelque chose en elle fait que je n’ai pas eu d’empathie.

Par contre, le contexte d’Anna est intéressant, une guerre mondiale se prépare, la peur s’installe, les mouvements anti-juifs se mettent en place, les gens se cachent, sont traqués et fusillés.

Donc ça, c’est intéressant, mais voilà, ça ne l’a pas fait pour moi.  Après, deux de mes très proches copines l’ont lu et l’ont préféré au premier tome.

C’est donc mon avis que je te donne et cela ne veut pas dire que ce soit la sacro-sainte vérité.  Si tu hésites, fais-toi ta propre opinion et qui sait, cela pourrait bien devenir un de tes livres préférés.

Bonne journée à toi.

Des bisous,

Isa

 

En voiture, Simone! – Aurélie Valognes

Pour une comédie familiale irrésistible, il vous faut : un père, despotique et égocentrique, Jacques. Une mère, en rébellion après quarante ans de mariage, Martine. Leurs fils, Matthieu, éternel adolescent mais bientôt papa de trois enfants ; Nicolas, chef cuisinier le jour et castrateur tout le temps ; Alexandre, rêveur mou du genou. Et… trois belles-filles délicieusement insupportables ! Stéphanie, mère poule angoissée ; Laura, végétarienne angoissante ; Jeanne, nouvelle pièce rapportée, féministe et déboussolée, dont l’arrivée va déstabiliser l’équilibre de la tribu.
Mettez tout le monde dans une grande maison en Bretagne. Ajoutez-y Antoinette, une grand-mère d’une sagesse à faire pâlir le dalaï-lama, et un chien qui s’incruste. Mélangez, laissez mijoter… et savourez !

Mon Avis:

Avec ce roman, Aurélie Valognes a réussi le pari de me mettre la banane tout au long de ma lecture.

Alors, non, ce n’est pas le prochain Pulitzer et il ne te faudra pas un dictionnaire pour en arriver à bout mais il fait du bien ce bouquin.  Un vrai petit moment feel good.

je ne vais pas t’apprendre ce que sont les fêtes de famille et les petits efforts que l’on fait tous pour que tout se passe bien malgré les personnalités parfois très hétéroclites présentes.

Et bien ce roman c’est ça, c’est l’histoire d’une famille.

Tu vas faire la connaissance de Jacques qui n’ aucun filtre.  Tour ce qui passe par sa tête, sort par sa bouche et ce n’est pas toujours facile à encaisser pour celui qui est la cible de son « commentaire ».

Martine, qui essaie de filtrer ce qui sort de la bouche de Jacques et de faire en sorte que chacun passe un bon moment et voit ses exigences culinaires ou autres satisfaites.

De leur trois garçons et de leur 3 belles-filles.  Et là, c’est festival!!!

On a Stéphanie,  la mère de famille un peu control freak qui peut quand même très vite mettre ton système nerveux à l’épreuve.

Laura, la végétarienne un peu culpabilisante, prête à manger des craquottes sur un coin du canapé avec un air de Jésus sacrifié (mais pas silencieux le Jésus, non, non…).

Et Jeanne, la dernière à rejoindre la famille avec des relents d’indépendance, de féminisme et un petit soupçon de manque de confiance en soi.

Bref, ce noël-ci tout va déraper et il faudra que Martine elle-même se rebelle pour que toute cette petite famille se remette en question.

Vas-y, fais-toi plaisir et ouvre ce petit bol d’air frais de 241 pages.  Alors, ça ne mettra peut-être pas des paillettes dans ta vie mais au moins tu auras le sourire aux lèvres.

Bisous,

Isa

 

Trois éclats toutes les vingts secondes – Françoise Kerymer

Au large du Finistère, là où la terre finit, où le plus grand cimetière marin du monde murmure ces légendes, une île: l’île de Sein.

Emma et son fils, Camille, Sept ans, y débarquent pour passer deux mois d’été.

La jeune mère est désespérée: contrainte à cet exil par son mari, elle éprouve les plus grandes difficultés à comprendre son fils, à l’intelligence aiguë et au caractère imprévisible.  Et si le jeune garçon s’enthousiasme immédiatement pour l’île, Emma résiste malgré le soutien d’Armelle, la restauratrice au grand coeur, de Ronan, marin de la navette quotidienne avec la grande terre, et de Louis-Camille, compositeur solitaire.

Entre ciel et mer un drame se joue.

La magie de l’île bretonne réussira-t-elle à sauver la mère et son enfant?

Un récit lumineux, qui mêle finement psychologie et suspense.

Mon avis

J’ai un rapport un peu particulier à ce livre de par mon vécu.  C’est donc un peu difficile de te retranscrire toute la palette d’émotions par laquelle je suis passée en le lisant et je ne suis pas certaine que tu ressentiras ce livre de la même façon que moi.

C’est l’histoire d’une relation mère-fils qui est difficile à mettre en place, qui amène son lot de frustrations, d’interrogations et de remises en question.

C’est une relation où la nature de l’un chamboule toutes les certitudes de l’autre.  Et au milieu de tout cela, il faut trouver l’équilibre qui va permettre à l’un de se développer sereinement et à l’autre d’appréhender ce rôle de maman qui n’est pas toujours simple.

Ce livre est une belle déclaration d’amour d’un fils à sa mère et d’une mère à son fils.

C’est une  histoire qui charrie son lot de tempêtes et d’accalmies avant d’enfin arriver à cette mer calme et belle.  Cette mer qui entoure l’île sur laquelle s’encre cette histoire.

C’est l’histoire d’Emma, une très belle femme, habituée à sa vie Parisienne.

C’est l’histoire d’une femme qui mène une vie qui ne lui convient pas, qui ne lui convient plus.

C’est l’histoire d’une femme qui se réfugie dans ses séances de massages pour échapper à un mari rarement là mais pourtant omniprésent.

C’est l’histoire d’une femme qui fuit sa vie conjugale, sa vie de mère, son enfant qui ne la comprends pas et qu’elle ne comprends pas elle-même.

C’est l’histoire d’une femme qui a l’impression de tout faire de travers et d’être constamment jugée et mise face à son échec.

C’est l’histoire d’une mère qui aime son fils mais qui n’en peux plus de ces sautes d’humeurs, de son trop d’intelligence, de ses réactions excessives et disproportionnées.

C’est l’histoire d’un mère qui part à la dérive.

C’est aussi l’histoire de Camille, enfant surdoué qui vit dans son monde et suit ses propres règles.

Camille convaincu que sa maman ne l’aime pas malgré tous ses efforts pour attirer son attention, son affection  et son amour.

Camille dont les codes diffèrent de ceux des autres enfants de 7 ans et qui se retrouve souvent mis à l’écart.

C’est l’histoire de deux êtres blessés et en mal d’amour, d’une mise à l’exil de la mère et du fils afin qu’ils trouvent comment « fonctionner » ensemble, comment s’apprivoiser, comment s’aimer sans que cela ne soit douloureux.

Dans leur recherche d’accalmie, toute aide extérieure est la bienvenue.

Cette aide, ils la trouveront entre autre auprès d’Armelle, cette gérante de restaurant qui va prendre Camille sous son aile et laisser le temps à Emma de  reprendre le contrôle de sa vie, de remettre de l’ordre dans ses émotions, d’améliorer son rapport à elle-même.

De Louis-Camille qui sera le révélateur du petit Camille.  Ce musicien voit en Camille une mini version de lui-même, un être complexe mais plein de richesses, de talent.  Il décèle chez Camille la lumière qui ne demande qu’à éblouir.

De Ronan, ce marin qui sert de trait d’union entre l’île et la péninsule, qui va bousculer Emma dans ses habitudes, son rapport aux autres.

Ronan va dissiper le brouillard dans lequel Emma s’enfonce et lui donner une nouvelle ligne d’horizon tant personnelle que professionnelle.

C’est une très belle histoire aux odeurs marines où la seule chose à faire est de se laisser porter par les vagues.  Mais attention, si certains passages s’apparentent à une mer calme et paisible, d’autres sont remplis de houle, de vagues, de tempête.

Tout dans ces 346 pages est calqué sur le rythme de la mer.

Ce roman brasse une marée d’émotions qui m’ont été familières à un moment bien particulier de ma vie.

Il me conforte dans l’idée que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, qu’il faut s’accrocher, garder le cap et qu’après la pluie, vient le beau temps.

Tu auras compris,  j’ai aimé cette lecture pour toute la psychologie qu’il y dans ces pages, pour la bienveillance des personnages secondaires, pour l’absence de jugement, pour la justesse de l’analyse d’Emma et Camille.

Je te le conseille parce qu’il prouve qu’avec un petit coup de pouce, tout peut changer, tout peut devenir beau.

Alors oui avant d’arriver au rose, on risque de passer par le gris.  Mais au final gris et rose vont bien ensemble non?

Des bisous,

Isa

 

 

Changer l’eau des fleurs – Valérie Perrin

Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne.  les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge.  Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée.  mais quels événements ont menés Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent?

Après le succès des Oubliés du dimanche, un nouvel hymne au merveilleux des choses simples.

Mon avis

C’est beau, c’est triste, c’est plein d’espoir, c’est compliqué, c’est Violette quoi!

La vie n’a pas toujours été tendre avec Violette: née sous X, elle passe de foyers en foyers jusqu’à ses presque 18 ans.  Depuis, elle se débrouille et se jette dans la vie.

Serveuse presque majeure dans un bar de discothèque, elle rencontre Philippe Toussaint.

Philippe, le tombeur de ces dames qui a l’air de la trouver à son goût et avec qui un jour sans l’avoir vu venir, elle emménage.

Philippe c’est le personnage que tu vas aimer détester pour au final te demander s’il méritait toute ta haine.

Philippe, c’est le glandeur par excellence, le playboy sans aucune chance de guérison, le motard beau comme un Dieu qui sait que les femmes se pâment devant lui.

Mais Philippe c’est aussi et surtout le centre de la vie de Violette et le mari que je n’aurais jamais voulu avoir.

Violette, elle, est complexe et tellement simple à la fois.

Elle porte ses habits de nuit avec en dessous ses habits de jour.

Elle paraît sombre mais tout en elle est lumière.

Elle est abimée par la vie, par le manque d’amour, par ses horaires insupportables mais surtout par le drame… par son drame.

Violette, c’est le genre de femme qui gagne à être connue.

C’est une maman dévouée qui fait ce qu’elle peut avec les moyens du bord (et le moyens sont très très faibles).

C’est la femme au bord de l’épuisement qui ne dort que quelques heures car son mari n’en touche pas une et qu’il faut lever la barrière.

C’est la femme qui fait des miracles avec le peu qu’elle a et surtout le rien qu’on lui donne.

C’est l’amie fidèle et toujours prête à aider dont le seul bonheur sont ces vacances dans le Sud de la France.

C’est aussi et surtout celle qui deviendra la gardienne de cimetière pour revivre entourée de tombes.

Elle connait par cœur le nom de chaque « résident » de son cimetière ainsi que son histoire.

Elle consigne soigneusement dans un petit journal ce qu’il se passe le jour des funérailles, juste au cas où, pour garder une trace.

Ce cimetière c’est ce qui va redonner à Violette son envie de vivre, d’aimer et d’être aimée.

C’est là qu’elle va se créer sa famille, celle qu’elle a choisi pas celle que la vie lui impose.

Je ne sais pas comment te parler de ce livre parce qu’il est beau, il m’a prise aux tripes, il m’a donné envie de pleurer, de vomir, de frapper, de rire, d’y croire encore et toujours.

Ce livre, c’est surtout une belle leçon de vie couchée sur 664 pages avec cette petite phrase qui commence chaque chapitre.

« Chapitre 13.  Il y a plus fort que la mort, c’est le souvenirs des absents dans la mémoire des vivants« 
« Chapitre 88.  là d’où je suis, je souris car ma vie fut belle et surtout, j’ai aimé »

Alors, si tu hésites à le lire, je te dis fonce. 

Si es occupé(e) à le lire, je te dis profites de chaque page. 

Si tu ne veux pas le lire, je te dis dommage car tu passes à côté d’une belle plume, d’un beau récit et d’un personnage extraordinaire.

A toi de voir….

Bisous,

Isa