Ciné: Crimson Peak

Crimson

Au début du siècle dernier, Edith Cushing, une jeune romancière en herbe, vit avec son père Carter Cushing à Buffalo, dans l’État de New York.  La jeune femme est hantée, au sens propre, par la mort de sa mère.  Elle possède le don de communiquer avec les âmes des défunts et reçoit un étrange message de l’au-delà : « Prends garde à Crimson Peak ».  Une marginale dans la bonne société de la ville de par sa fâcheuse « imagination », Edith est tiraillée entre deux prétendants: son ami d’enfance le docteur Alan McMichael et Sir Thomas Sharpe.

Au vu de la bande-annonce que je te laisse ici, je ne m’attendais pas du tout au film que j’ai visionné.  Déçue?  Non, que du contraire.  Je pense même que ce film fera partie de mes chouchous de l’année.  Je m’attendais à un film à propos d’une jeune fille et d’une maison hantée, une histoire sordide, gore, avec des cris, de la terreur et beaucoup de sang mais, au final, rien de tout cela.

Le film commence par installer l’époque, le cadre et les personnages.  Nous sommes en pleine époque Victorienne avec tout ce que cela implique comme costumes, ambiance et décors.

Très jeune, Edith Cushing, perd sa maman.  Elle restera fort marquée par cet événement tragique.  Et comment ne pas l’être quand le soir même du décès, le fantôme de sa mère vient lui délivrer un bien curieux message « Prends garde à Crimson Peak ».  Edith est bien trop jeune pour comprendre mais garde en tête cet avertissement.

En grandissant, Edith se tourne vers la littérature et envisage de devenir écrivain.  De nature enjouée, elle décide d’écrire sur un sujet qui lui tient à cœur, les fantômes.  Bien que cette activité la marginalise, elle peut compter sur le soutien indéfectible d’Alan, son ami d’enfance secrètement amoureux d’elle.

Jim Cushing, le père d’Edith, est un industriel qui a réussi à force de travail et de courage.  C’est d’ailleurs pour rencontrer cet éminent industriel que Sir Thomas Sharpe fait le voyage depuis l’Europe.  Thomas a mis au point une machine qu’il souhaiterait développer avec l’aide financière de Jim.  Lors de sa visite à Jim, Thomas fait la connaissance d’Edith avec qui il sympathise et discute de son manuscrit.  On sent naître entre eux une attirance qui n’est pas du goût de tous.  Cependant, Edith s’épanoui auprès d’un Thomas s’investissant réellement dans son projet littéraire.  Après le décès tragique de son père, orpheline, Edith épouse Thomas et le suit sur ses terres en Europe.

Le jeune couple partage son toit avec Lucille Sharpe, la sœur de Thomas.  La maison, bien que d’un passé certainement somptueux s’apparente plus à une ruine qu’à un palais de contes de fées.  D’ailleurs, ce ne sont pas vraiment des fées qui peuplent cette bâtisse mais bien des fantômes qui commencent à se manifester auprès d’Edith.  Une ambiance malsaine et étouffante s’installe insidieusement à Hallerdale Hall.

J’ai vraiment adoré ce film, les décors et les costumes sont somptueux, les couleurs magnifiques.  Guillermo del Toro a réussi son pari de me transporter dans cette époque Victorienne où le froid de Crimson Peak transperce les murs.  Les acteurs sont excellents, Jessica Chastain et Tom Hiddleston campent parfaitement les frères Sharpe et Mia Wasikowska prête à Edith toute la douceur et le charme nécessaire à son personnage.

Même si je ne m’attendais pas du tout à ça, ce film est pour moi un coup de coeur.  Cependant, si tu souhaites réellement voir un film gore avec profusion de sang, chair et boyaux, tu risques d’être déçu.

Coeur Cookie de Cathy Cassidy

Coeur Cookie

Jake vient juste de découvrir que son père a longtemps mené une double vie et qu’il a quatre demi-sœurs cachées : Honey, Summer, Skye et Coco.  Déjà bouleversé par cette nouvelle, il voit en plus son quotidien à Londres avec sa mère tourner au cauchemar.  Et il n’a nulle part où se réfugier.  À part peut-être chez ses demi-sœurs dans le Somerset ?  Mais il ne connaît rien de cette nouvelle famille…  Est-ce qu’il y sera le bienvenu ?  D’autant qu’il arrive en plein milieu du tournage d’une émission de télé-réalité…

J’avais vu passer ce livre chez pas mal de booktubeurs, du coup, quand je l’ai vu qui me tendait les pages sur l’étagère de la bibliothèque, ma pupille a irradié.  Il a suffi d’un petit coup d’œil à la quatrième de couverture pour me convaincre que nous repartirions ensemble.

Une fois terminé, je me suis rendue compte que ce livre fait partie de la série Les filles au chocolat, c’en est même le 6ème tome.  Heureusement, cela n’a pas du tout gâché ma lecture mais il semblerait que si je veux commencer la série depuis le début, je me suis spoilé quelques infos.

Cœur Cookie raconte l’histoire de Jake qui vit seul avec sa mère et ses deux demi-sœurs.  Son quotidien n’est pas fait d’or et de paillettes: la maman de Jake travaille sans relâche pour élever ses enfants, Jake donne un petit coup de main au restaurant de Mr. Zhao quelques heures par semaines, il s’occupe de ses sœurs quand sa maman travaille, monte les meubles de leur appartement, fait la lessive…  Bref, c’est un petit garçon qui grandi trop vite.

Jake n’a jamais connu son père, d’ailleurs sa maman n’en parle pas souvent et c’est très bien comme ça.  Puis un jour, il reçoit une lettre d’Honey qui prétend être une de ses demi-sœurs.  Au départ, il n’y porte pas grand intérêt mais quand la catastrophe arrive et qu’il pense se retrouver à la rue, il décide de partir à leur rencontre.  Il voit en elles une possibilité de lien vers son père absent qui, il l’espère, pourra l’aider à se sortir des ennuis dans lesquels il vient de plonger toute la famille.

Et là, commence une histoire magnifique.

J’ai adoré les personnages.  Jake est un ado touchant en quête d’une figure paternelle qu’il n’a jamais connue.  Il prend les choses très à cœur (trop peut-être), a des idées parfois bien arrêtées mais est prêt à tout pour sa famille.  Ses demi-sœurs sont charmantes, elles ont toutes des qualités et des caractères différents.  Elles ont traversé des périodes +/- difficiles et souhaitent l’aider à trouver ses marques au milieu de cette « nouvelle famille ».

J’ai aimé la façon dont les parents des 5 filles ont accueilli Jake ainsi que ce sentiment familial assez fort.  C’est plus qu’une famille, c’est un clan: ils sont unis, aimants et sont prêts à aider Jake dans ses démarches.

C’est un petit coup de cœur pour moi.  Si tu cherches un livre à l’ambiance cosy et chaleureuse, un livre doux et réconfortant, celui-ci se savoure comme un  bon Cookie.

Ciné: Solace

Solace

Un tueur en série énigmatique sévit à Atlanta, laissant le FBI totalement désemparé. Quoi qu’ils fassent, les enquêteurs ont toujours un coup de retard, comme si le tueur pouvait anticiper leurs mouvements à l’avance ! En désespoir de cause, ils se tournent vers le docteur John Clancy (Anthony Hopkins), un médium retraité dont les visions les ont aidés dans le passé.  En étudiant le dossier, Clancy devine rapidement la raison pour laquelle le FBI est incapable de coincer le tueur : ce dernier possède le même don divinatoire que lui. Comment dès lors arrêter un tueur capable de prévoir l’avenir ? Commence alors une partie d’échecs impitoyable.

Euh!!! Comment te dire?  Je pourrais rebaptiser ce film « ça lasse ».

Le film avait pourtant tout pour lui: un pitch sympa, une méga star à l’affiche, Anthony Hopkins n’est pas un acteur inconnu qu’on a pioché dans une série B.  Bref, cela aurait pu/dû être bien, mais non.

Je m’explique: le FBI est confronté à un tueur en série et décide de faire appel à John Clancy, un médium à la retraire, qui les a aidé par le passé.  John a une histoire douloureuse: il est séparé de sa femme, sa fille est morte des suites d’une douloureuse maladie et son don de medium ne lui a épargné aucune des visions concernant le sort de sa fille.  Depuis la mort de cette dernière, il se terre dans sa maison de campagne où le FBI vient faire appel à ses services après la première vague de meutres non élucidés.

On comprend vite que John et l’enquêteur, Joe (Jeffrey Dean Morgan), se connaissent au-delà du cadre de l’enquête.  Joe est d’ailleurs toujours en contact avec l’ex-femme de John.  On sent également que malgré ce lien, rien ne fera bouger John de chez lui.  Rien, jusqu’à ce qu’il ait une vision en touchant le bras de la coéquipière de Joe, Katherine (Abbie Cornish).

Que l’on sache que John ait des visions ne me dérange pas, ce qui me chiffonne c’est la raison pour laquelle le pitch dévoile que le tueur en a également.  Dans le film ce « petit détail » n’est annoncé que passé la trentième minute.  On assiste donc à des visites de scènes de crimes en sachant que le tueur est medium alors que les enquêteurs eux-mêmes l’ignorent.  Par conséquent, certains détails du film tombent complètement à plat.  Et CQFD le film est plombé!

Une fois que tout le monde est mis au courant de la capacité du tueur (par tout le monde je veux dire John, toi mais surtout les enquêteurs) on tourne en rond.  Après quelques facilités scénaristiques, on débouche maladroitement sur la question « il y a-t’il des raisons qui peuvent faire passer un meurtre pour un acte de bonté? ».

Bref, ça m’a saoulé.  La fin du film n’a ni queue, ni tête par contre, elle est magnifiquement bâclée.  Je ris encore de la remarque d’un gars assis plus haut « Quoi, c’est ça la fin? ».  Et oui, Hopkins a définitivement touché le fond!!!

Un flop, un bide, passe ton chemin sans le regretter!!!

17 Lunes de Kami Garcia & Margaret Stohl

17 lunes big

Je n’aurais jamais imaginé que Lena pourrait me fuir ou me cacher des choses. Qu’un jour arriverait où nous ne nous comprendrions plus. Mon statut de mortel m’interdisait l’accès au monde des Enchanteurs, mais était-ce une raison pour rompre tout lien ?  Après le désastre du seizième anniversaire de Lena, j’avais pensé que l’aimer et la soutenir suffiraient. Mais il fallait croire que je m’étais trompé. Et que notre amour, indestructible hier, était à présent voué à l’échec…

On va tout de suite commencer par une bonne nouvelle, j’ai préféré ce livre au précédent (dont je te parlais ici).  Mon avis étant que 16 Lunes a bien mis en place les décors et les personnages et que 17 Lunes permet vraiment d’aller plus dans l’histoire.  Seul petit bémol, Lena m’a un peu gavée dans ce tome.

Suite à son 16ème anniversaire et à la tragédie qui en a découlé, Lena se renferme sur elle-même.  Elle ne communique presque plus avec Ethan qui fait vraiment de son mieux pour être le petit ami présent et l’épaule sur laquelle Lena pourrait s’épancher.  Mais la jeune fille reste (plus ou moins) froide à toutes ces attentions.

Pour sa part, Ethan est maintenant officiellement rejeté par ses anciens amis de lycée, il n’est plus invité aux petites sauteries de l’équipe de foot, n’a plus vraiment de contacts amicaux avec ses coéquipiers, bref son histoire avec Lena, en plus de battre de l’aile, l’a isolé socialement.  Heureusement pour lui, il peut toujours compter sur Link, son meilleur ami depuis l’enfance.

La 17ème Lune pointant le bout de son nez, Lena va (à nouveau) devoir choisir entre Lumière ou Ténèbres mais au vu de ce qui s’est passé lors de son 16ème anniversaire, elle est complètement paumée voire traumatisée.  Elle s’entoure donc de mauvaises personnes et s’éloigne du monde des mortels, de sa famille et de toute compagnie « non toxique ».  Ethan ne s’avoue pas vaincu, il refuse de laisser celle qu’il aime sombrer dans le désespoir et s’éloigner de lui et décide de partir à sa suite pour tenter de la faire rester du côté « non-obscur » de la force.

On assiste à l’apparition d’une flopée de nouveaux personnages: John, Olivia, Abraham…On approfondi certains personnages du premier tome comme Amma, les Anciens, la famille de Lena, Ridley, les tantes d’Ethan et même leur chat!!!  Le personnage de Link est bien plus présent dans ce tome que dans le précédent et ça, c’est vraiment top car il est à lui tout seul une bulle de bonne humeur et d’autodérision qui procure au livre un petit côté sympa.  J’ai apprécié l’ambiance plus magique que dans le premier tome, le voyage dans la Lunae Libri (bibliothèque des enchanteurs) et dans les mondes qu’elle recèlent.  De ce point de vue-là, j’ai trouvé ce deuxième tome bien plus réussi, plus riche, plus peaufiné.  Cette fois, j’ai vraiment eu l’impression de passer dans un monde parallèle avec ses règles, ses dangers et ses découvertes.

Mais il continue à y avoir quelque chose qui me chiffonne et qui fait que je n’arrive pas à aimer ce livre autant que je le souhaiterais.  La bonne nouvelle, c’est qu’il me reste quelques volumes pour trouver ce que c’est

En gros, j’attends mon prochain passage à la bibliothèque pour lire 18 Lunes.

Ciné: Seul sur Mars

 SSM

Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A 225 millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.

Ce n’est clairement pas le style de film qui m’attire à la base mais j’ai passé un super moment cinéma.  Je peux d’ores et déjà te dire que si on m’avait oublié sur Mars j’aurais survécu 4 heures (et encore, je suis optimiste).  Mark Watney, le biologiste de l’équipe d’astronautes qui étaient en expédition sur Mars va devoir faire bien mieux que ça!  Après, lui et moi n’avons pas avec la même formation.  L’avantage quand tu es biologiste, c’est que tu t’y connais un minimum en sciences.  Oui, ça a l’air bête mais pour ta survie sur la planète rouge c’est « relativement » très important.

Mark est organisé et méthodique, il commence donc à faire l’inventaires des vivres qui lui restent et à estimer son temps de survie.  Il se rend vite compte qu’il ne tiendra pas jusqu’à la prochaine mission sur Mars avec les réserves de nourriture en sa possession et décide de prendre les choses en mains.  Et mon Dieu qu’il est doué, doté d’un sens de l’humour que je ne suis pas certaine d’avoir si je me retrouvais coincée à des années de chez moi, sur une planète dont le seul fait de respirer l’air pourrait me tuer.  Mais Mark est cool, tranquille et détendu, il se filme quotidiennement pour nous expliquer ses progrès, fait des blagues…En gros, c’est le pote que tu n’aurais pas voulu laisser seul sur une planète abandonnée.

J’ai halluciné avec tout ce qu’il a mis en œuvre pour assurer sa survie, sa façon d’entrer en contact avec la terre, de transmettre des infos primordiales à son sauvetage…  Mark est véritablement un HERO.  Mais un héro, coincé tout seul sur Mars, c’est quand même pas terrible.  Du coup, la NASA élabore différents scénarios de sauvetage, fait des maquettes, des tests mais le temps ne joue pas vraiment en la faveur de notre héro solitaire.  C’est à ce moment-là que ses anciens coéquipiers s’en mêlent.

Conclusion: C’était bon, très bon et ça fait réfléchir.

Dès lors, si tu veux faire la connaissance d’un martien par intérim, je t’invite vivement à te rendre dans une salle de cinéma, t’acheter un ticket et t’asseoir bien au fond de ton fauteuil.  Le décollage vers Mars commencera dans 3, 2, 1….

16 Lunes de Kami Garcia & Margaret Stohl

16 lunes BIG

J‘ai longtemps rêvé de cette fille. Elle apparaissait dans un cauchemar où; malgré tous mes efforts, elle tombait sans que je puisse la sauver. Je me savais lié à elle d’une façon particulière. Et puis un jour, elle est arrivée en chair et en os au lycée de Gatlin, notre petite bourgade du Sud des États-Unis. Elle était belle et mystérieuse.
Si j’avais su qu’en même temps que cette fille surgirait aussi une malédiction… J’étais éperdument amoureux, mais cet amour était perdu d’avance.

Je me suis lancée dans cette série sur le conseil de ma bibliothécaire et je dois dire qu’une fois de plus, elle a bien cerné mes envies de découvertes.  J’ai un peu honte d’avouer que je ne connaissais pas 16 Lunes avant qu’elle ne m’en parle bien qu’entretemps, j’ai appris qu’il a déjà été adapté au cinéma, honte à moi!!!  D’ailleurs, voici le trailer de l’adaptation.

Alors je ne sais pas par quoi commencer.

L’histoire se passe dans un bled paumé de Caroline du Sud du nom de « Gatlin » dont les habitants sont encore très marqués par la guerre de sécession.  La vie d’Ethan est tout ce qu’il y a de plus banal: il vit dans une petite ville, joue dans l’équipe de foot de l’école, a le même meilleur ami « Link » depuis toujours et ne voit pas comment sa vie pourrait un jour le surprendre.

Sa situation familiale est particulière: sa maman est décédée dans un accident de voiture, son père qui ne se remet pas facilement de cette perte s’enferme sur lui-même et ne laisse pas beaucoup de place à une relation père/fils.  Les grandes tantes d’Ethan « Les sœurs » sont des phénomènes à elles toutes seules et sa gouvernante Amma a plus d’un tour dans son sac.  Sa vie était on ne peut plus normale jusqu’au jour où Lena Duchanne débarque à Gatlin.  En la voyant, Ethan se rend compte que c’est d’elle qu’il rêve toutes les nuits.  A partir de là, sa vie ne sera plus du tout la même.  D’ailleurs, il ne verra plus jamais sa ville de la même façon!

Quant à elle, Lena Duchanne n’attire pas la sympathie des habitants de Gatlin car elle est la nièce de « ce vieux fou de Ravenwood ».  Et c’est, en partie, ce qui va l’empêcher de s’intégrer.  En effet, Macon Melchizedeck Ravenwood n’est guère apprécié des habitants de Gatlin et a un comportement pour le moins bizarre.  Au fur et à mesure des pages, Ethan et Lena se rapprochent et un nouveau monde peuplé de créatures aussi surprenantes que terrifiantes s’ouvre à Ethan.  Sans compter que le jour de ses 16 ans Lena devra choisir entre l’ombre ou la lumière et là, tout se complique un peu.

J’ai bien aimé que le narrateur de ce roman soit un homme, cela change et apporte un souffle nouveau à la littérature Young Adult (même si depuis lors, c’est devenu la grande mode).  Son personnage est doux, protecteur, dévoué.  La disparition de sa maman est bien exploitée sans pour autant verser dans le pathos.  Le personnage de son père rajoute un petit plus à l’histoire et sa bonne Amma est tout simplement exceptionnelle.  Je te rappelle que nous sommes en Caroline du Sud et que serai le Sud sans magie?

Lena est parfaite dans son personnage de jeune fille qui veut s’intégrer mais qui malgré tous ces efforts n’y arrive pas.  J’ai aimé qu’elle ait un caractère assez déterminé tout en ayant un côté fragile qui donne envie de la protéger des menaces qui l’entourent.  Sa famille est extraordinaire, j’ai adoré le personnage de Macon Ravenwood que j’imagine comme un bon gentleman, toujours parfaitement habillé façon Old English Style.  Et je me pose encore des questions sur sa cousine Ridley.

Je trouve que pour une fois l’endroit où se déroule l’intrigue a toute son importance.  En effet, quel meilleur décor que la Caroline du Sud pour parler de magie, d’enchantements, de malédictions, de protections…On retrouve ici des congrégations comme les FRA, un groupe de mères suddistes bien pensantes que j’ai eu envie de brutaliser à coup de chaussures à talons du début à la fin du livre!!!

Pour conclure sur ce que j’ai aimé, je dirais que j’ai vraiment apprécié les flash-backs et le fait que le passé et le présent s’entrecroisent.  Autant j’ai eu envie de voir l’histoire présente évoluer autant j’ai désiré savoir ce qu’il s’était produit dans le passé.

MAIS, et oui il y a un mais.

J’ai bien aimé l’histoire sans pour autant me dire WAOUW incroyable.  Je dois bien avouer ne pas savoir pourquoi.  J’ai peut-être trouvé qu’il y avait quelques longueurs.  Honnêtement, je n’en sais rien.  Mais le fait est que je suis actuellement en train de lire 17 Lunes et que pour le moment, il me plait plus que ce premier tome.

Voilà, si tu as déjà lu cette série, n’hésites pas à me faire part de ton ressenti.

Ciné: Le nouveau stagiaire

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Le_Nouveau_StagiaireLe week-end dernier, je me suis offert une petite séance de ciné en famille.  Pour mettre tout le monde d’accord (mon oncle, ma tante et ma cousine), nous sommes allés voir Le nouveau stagiaire.

Le synopsis est le suivant: Ben Whittaker, un veuf de 70 ans s’aperçoit que la retraite ne correspond pas vraiment à l’idée qu’il s’en faisait. Dès que l’occasion se présente de reprendre du service, il accepte un poste de stagiaire sur un site Internet de mode, créé et dirigé par Jules Ostin. 

La bande annonce du film en VF est ici

Jules (Anne Hathaway) se retrouve à la tête d’une start-up en plein boom qui compte actuellement plus de 200 employés.  Elle travaille sans relâche, à tous les postes, ne rechigne pas devant l’effort…Bref, elle est la boss de rêve, la self-made woman, la nana qui sait tout faire.  Seulement voilà, elle commence à avoir du mal à gérer de main de maître sa société qui cartonne et sa vie de famille qui périclite.

Pour que la société continue à garder une image innovante et dynamique, on engage des stagiaires de tout âges et de tous bords, en cela compris des seniors.  Après un entretien d’embauche en règle, Ben (Robert De Niro), veuf à la retraite que l’envie de travailler titille, devient le stagiaire personnel de Jules.  Malgré des début difficiles, l’expérience s’avoue finalement profitable à tous: les jeunes stagiaires, les employés, Jules et Ben.

Oui je t’entends déjà dire « encore la typique comédie américaine complètement gnan gnan qui se terminera sur un parfait Happy End ».  Euh oui aussi!!! Mais est-ce que c’est mal?  J’ai passé un bon moment dans une salle de ciné ou je n’étais pas la seule à rire (donc pas la seule à apprécier).  Je me suis dit que ce stagiaire avait quand même bien du courage de se remettre dans le bain, de poster un CV sous forme de vidéo, de se mettre à l’informatique et de découvrir les réseaux sociaux.  Bref grand respect pour cet homme qui m’a donné le sourire et la pêche.  Chapeau bas à De Niro qui est juste parfait dans le rôle!

Jules n’est pas en reste.  Elle a su donner vie à son rêve, le mener à bien, trouver des solutions aux problèmes quotidiens d’une dirigeante de société.  Elle n’hésite pas à relever les manches tout en gardant une attitude joviale vis-à-vis de son personnel.  Alors certes, elle n’est pas parfaite mais que celui qui l’est lui jette la première pierre.   Bien que son planning ne compte pas assez d’heures pour caser sa vie professionnelle et sa vie privée, elle donne sa chance à ce nouveau stagiaire et reste très ouverte sur les opinions/conseils de ce dernier.  D’un point de vue perso, la vie de Jules n’est pas toute rose et la petite bulle qu’elle s’était créée est sur le point d’exploser.

Je ne t’en dit pas plus si ce n’est qu’il y a une floppée d’autres personnages à découvrir: la masseuse, l’assistante de Jules, son bras droit, le petit stagiare…

Enfin bref, si tu veux passer un bon moment, ne pas te prendre le chou, te détendre et rire un bon coup, je te conseille fortement cette typique comédie américaine complètement gnan gnan qui se terminera sur un parfait Happy End!!!

La bise,

Isa

La Cup Féminine

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Bon allez, je me lance.  Le sujet n’est pas simple mais toutes les femmes y trouveront leur compte.  Aujourd’hui je vais te parler de la Cup.

La cupQu’est-ce que la cup ?

La cup est un petit récipient en silicone chirurgicale qui s’introduit dans le vagin et remplace les tampons et/ou les serviettes hygyéniques.  Elle a une durée de protection de 12 heures.  Tu te changes donc deux fois par jour dans le confort de ta salle de bain.  Elle est pas belle la vie?

Comment cela fonctionne?

Elle fonctionne avec un petit effet ventouse qui la tient en place (zéro fuite assuré) et lui permet de faire son job: receuillir ce que ton corps lui donne.  D’un point de vue technique, tu la plies en deux pour l’insérer, une fois à l’intérieur elle s’ouvre, ne bouge plus et fais son job pendant 12 heures.  Pour la retirer, tu pinces le bout pour faire un appel d’air ou tu tires sur la petite tute en silicone pour la faire sortir.  Tu la rinces à l’eau froide et tu la remets pour les 12 prochaines heures.  Quand tes règles sont finies (yihaaaaaa) tu la stérilises et tu la ranges dans sa jolie petite pochette!!!

Les avantages?

La cup est beaucoup plus économique que des tampons ou des serviettes.  Tu la paies entre 25 et 45 Euros et elle a une durée de vie de 10 ans.

La cup est plus respectueuse de l’environnement.  Fini de jeter tes tampons dans les toilettes ou tes serviettes dans la poubelle!!!

La cup peut être gardée à l’intérieur de toi pendant 12 heures.

Fini les odeurs de règles (bein oui).  Comme ton sang n’est pas en contact avec l’air, il ne s’oxyde pas et donc ne sent pas!

La cup évite les micoses et la secheresse vaginale car elle est en silicone chirurgicale.  Elle n’irrite donc pas les parois du vagin  et tu n’as pas l’impression de t’arracher l’intérieur comme lors du retrait d’un tampax.

Les inconvénients?

La cup n’est pas faite pour tout le monde.  Il faut vraiment être à l’aise avec ton corps parce que tu vas devoir glisser tes doigts dans ton vagin pour la placer,  la retirer voire même pour t’assurer qu’elle s’est bien ouverte.  C’est un peu le même principe qu’un tampon sans applicateur.

Si tu ne t’en sens pas capable, c’est que la cup n’est pas faite pour toi.

Mon avis

J’utilise la cup depuis peu mais il y a déjà toutes une série de points dont je peux te parler.  L’insertion n’est pas toujours simple.  Certes, tu plies la cup pour l’insérer mais la mienne se déploie très vite et demande donc un peu de rapidité dans le placement.  Après quelques fois, il n’y a plus de problème mais au départ, ce n’est pas hyper confort au niveau de l’insertion.

La cup ne déborde pas et ne fuit pas.  Lors des premières utilisations, on a souvent tendance à laisser un protège slip mais on se rend vite compte que ce n’est pas nécessaire.

Au début, j’avais tendance à la mettre trop loin ce qui n’aide pas à l’extraction.  La cup ne doit pas se mettre aussi loin qu’un tampax!!!  Une fois qu’on a bien galéré pour attraper le bout de la cup, on n’oublie plus cette petite notion de base.

Sinon, le fait qu’elle ne se retire qu’une fois toutes les 12 heures est vraiment top.  On fait ça tranquilou chez soi dans le confort de sa salle de bain.  On vide la cup, on la rince à l’eau froide et on est reparti pour 12 heures.  Une fois les règles terminées, on la sérilise et on la range jusqu’au mois suivant.

Lors de départ en vacances c’est vraiment sympa, pas besoin de se stresser dans l’avion, de faire le plein de tampons et de prier pour qu’il n’y ai pas de fuite.  Une cup dans la valise et/ou dans le sac à main et le tour est joué.

Attention, il existe plusieures tailles/modèles de cup.  On a toute un corps différent donc ce qui ne marche pas chez l’une peut très bien faire des merveilles chez une autres.  Pour ma part, j’ai la cup Lamazuna en taille deux (pour les femmes qui ont déjà accouché).  Je l’ai payé 25 Euros chez Di et pour le moment, j’en suis assez contente.

A plus,

Isa

Après la fin de Barbara Abel

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Après la finTiphaine et Sylvain vivent ensemble depuis presque 20 ans.  Ils ont connu des moments merveilleux et ont surmonté main dans la main des épreuves difficiles. Comme tant d’autres époux… Aujourd’hui leur couple bat de l’aile et élever Milo, leur fils de 15 ans, n’est pas une partie de plaisir.  Une situation qui pourrait être très classique…  Si Milo n’était pas leur fils adoptif.  Si Milo n’était pas le fils de leur ancien voisin David qui s’est suicidé dans sa propre maison.  Si Milo n’était pas le meilleur ami de Maxime, leur fils, décédé brutalement à l’âge de 7 ans.  Si Milo n’avait pas hérité de la maison de son père dans laquelle vit désormais la nouvelle famille recomposée.  Et si une nouvelle voisine n’était pas venue s’installer précisément dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie, avec un petit garçon de 7 ans… La fin de Derrière la haine nous a tous bouleversés.  Barbara Abel n’en reste pas là.  Que deviennent Tiphaine, Sylvain et Milo, ces trois personnages qui ont vécu l’horreur et qui ont inconsciemment choisi de s’imposer l’enfer quotidien en restant dans une maison qui a abrité tant de drames ?  Et juste à côté d’une autre maison qui, dès qu’ils en rouvriront la porte, laissera ressortir tous les fantômes du passé ?

Alors voilà, je l’ai fini!!!

Si tu n’as pas lu mon post antérieur, Après la fin est la suite du roman Derrière la haine de Barbara Abel.  J’avais A-DO-RE le premier, du coup, je me suis précipitée sur le deuxième.

La magie a opéré mais ce n’était quand même pas aussi bien que la première fois (ce qui est très souvent le cas).  Je ne veux pas spoiler donc si tu n’as pas lu le premier livre, ne lis pas cet article STP.  Et si tu le fais, ne viens pas te plaindre que je t’ai raconté des choses que tu ne voulais pas savoir.

Bref, dans ce deuxième volet, on retrouve Tiphaine, Sylvain et Milo du premier opus ainsi que toute une série de nouveaux personnages comme Nora, Nassim, Inès et Alexis.  Ce dernier est d’ailleurs l’un des personnages à faire le lien entre le premier et le deuxième volet puisque c’est lui qui était l’avocat commis d’office de David, le papa biologique de Milo.

Dans cette suite, Nora, fraichement divorcée d’Alexis, s’installe dans la maison mitoyenne avec ses deux enfants: Nassim et Inès.  Les relations de voisinage se passent au mieux jusqu’au jour où Alexis se souvient qu’il s’est déjà rendu dans la maison de son ex-femme.  A partir de là, la tension s’installe insidieusement tout au long du roman.

On se demande si Alexis va entreprendre des recherches sur son ancien client, ce qu’il va trouver, ce qu’il va comprendre, s’il va en parler,…  Bref, on pressent que le passé va nous rattraper mais on ne sait ni quand, ni comment.  Je salue une fois de plus le talent de Barbara Abel qui n’a pas son pareil pour mettre la pression, pour faire durer le suspens, pour vous donner envie de crier au personnage « Mais non, ne fais pas ça, ça va te revenir comme un boomerang dans les dents!!!« .  Je me suis bien attachée aux nouveaux personnages et même aux anciens (ne nous mentons pas, pas à tous les anciens).  J’ai aimé l’intrigue même si on sait que l’issue ne sera pas heureuse.  Je me suis trompée parfois dans ce que je pensais voir venir mais j’ai également eu raison de temps en temps.

La fin du livre reste ouverte et te permet d’imaginer 1.000 choses différentes.  Personnellement, je ne sais pas s’il y aura une suite mais j’ai très envie de savoir si la fin que l’auteure a dans sa tête correspond à celle qui se trouve dans la mienne.  Patience donc…peut-être un jour nous aurons un troisième opus!

Si tu l’as lu, n’hésites pas à me faire part de tes commentaires.

Isa

Ma lecture du mois d’août: Derrière la haine

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Désolée de ne te parler que d’un livre ce mois-ci mais le mois d’août a été un peu chargé.  Du coup, je te présente:

Derrière la Haine de Barbara Abel

Derrière la Haine

D’un côté, il y a Tiphaine et Sylvain, de l’autre il y a Laetitia et David. Deux couples, voisins et amis, fusionnels et solidaires, partageant le bonheur d’avoir chacun un petit garçon du même âge. Maxime et Milo grandissent ensemble, comme des jumeaux. Jusqu’au drame. Désormais, seule une haie sépare la culpabilité de la vengeance, la paranoïa de la haine…

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce livre te tient en haleine et qu’il est super difficile de le refermer.  Je me suis surprise à me lever à 6.00 du matin pour pouvoir le finir avant que mon fils ne se réveille (si, si, j’te jure!!!).

Le synopsis est assez sympas: 2 couples qui vivent dans 2 maisons mitoyennes et dont les enfants ont quasi le même âge.  Les 2 couples s’entendent parfaitement, se voient régulièrement et adorent passer du temps ensemble.  Les enfants vont dans la même école, n’ont que trois mois de différence et sont les meilleurs amis du monde.  La situation idéale, l’amitié parfaite, bref, le bonheur à l’état pur.  Jusqu’au jour où l’un des deux enfants décède.

Le roman est particulièrement bien mené, il n’y a pas de temps morts, pas de chapitre inutile et le tout est très bien écrit.  On ressent la peine du couple qui a perdu son enfant, on comprend celle que les voisins ont pour leurs amis, pour eux-même et pour leur enfant qui vient de perdre son meilleur ami.  On se rend compte à quel point les problèmes de grands peuvent affecter les plus jeunes et on a envie de croire qu’après la pluie arrivera le beau temps.  Seulement voilà, tout ne se passe pas toujours comme on le souhaite.  Une ambiance électrique s’installe au fur et à mesure des pages, des événements surprenants, voire inquiétants se produisent. Les relations se détériorent afin que la méfiance puis la haine s’installent.  On se demande comment on en est arrivé là, qui a tort, qui a raison?  Est-ce possible qu’une amitié sincère se perde à ce point?  Sommes-nous vraiment à un point de non-retour?

J’ai adoré ce livre qui m’a confirmé le talent de Barbara Abel que j’avais déjà pu constater dans Duelle.  Certes, dans ce thriller, il n’y a pas de tueurs en série ni d’effusion de sang.  Tout est beaucoup plus subtil, plus insidieu, plus sournois.  Tout est dans l’ambiance, dans la tête.  Je ne peux pas en dire trop car comme dans tout bon suspens, si je raconte la fin, l’histoire perd un peu de son charme.

Bonne nouvelle pour les amateurs de ce livre, il y a une suite à Derrière la haine.  Je vous conseille de ne pas lire la quatrième de couverture d’Après la fin si vous ne voulez pas gâcher votre plaisir.  Perso, j’attends de pouvoir louer la suite à la Biblio pour vous en faire une petite revue.

Bonne lecture,

Isa